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Publié le 20 Août 2018

Les maires perdront bien le pouvoir de l'eau
Matthieu Quiret
 
 
 
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Les tiers agglomérations gèrent l'épuration rejets habitants.
Les deux tiers des agglomérations gèrent l'épuration des rejets de leurs habitants. - Laurent Cerino/REA

Après un an de débats houleux, le transfert aux intercommunalités de la compétence de l'eau potable et de son épuration vient d'être confirmé par la loi. Seules quelques communes rurales pourront conserver ce pouvoir au-delà de 2020.

Les maires ruraux se sont battus jusqu'au bout pour conserver le pouvoir de l'eau, n'obtenant qu'un léger sursis. Le Parlement vient de voter la loi qui assouplit le calendrier de transfert de la gestion de l'eau potable et de son assainissement, fixé il y a trois ans par la loi NOTRe. Sans en affaiblir les objectifs pour autant.

Rationalisation

Le quinquennat précédent avait braqué nombre d'élus locaux avec ce projet de rationalisation. La loi NOTRe, adoptée en 2015, prévoyait d'imposer à toutes les communes de confier ces compétences à leur intercommunalité au plus tard au 1er janvier 2020. Les députés LREM ont rappelé dans le débat de la semaine dernière la nécessité de mutualiser les services de l'eau actuellement éparpillés dans 33.800 réseaux gérés par plus de 22.700 collectivités. 

L'Etat promet aux habitants grâce à cette rationalisation une meilleure maîtrise des prix de l'eau et leur harmonisation, via notamment davantage d'investissement dans la modernisation des réseaux d'adduction. Le rapport de la commission des lois de l'Assemblée rappelle que les fuites représentent chaque année une perte de 20 % de l'eau potable captée.

Chiffres clefs

collectivités gèrent 33.854 services d'eau et d'assainissement collectif ou non, à comparer contre une centaine d'autorités organisatrices en moyenne dans les autres pays européens.

 

prix de l'eau potable et de l'assainissement collectif.

la facture mensuelle moyenne des Francais

des réseaux ont moins de 40 ans ;

litres/habitant/jour de consommation domestique

Depuis trois ans, de nombreux groupements de communes ont suivi le mouvement et récupéré ces compétences. La moitié des 222 agglomérations gère déjà la distribution de l'eau potable et près des deux tiers son épuration. La totalité des 11 communautés urbaines et 21 métropoles tiennent aussi ces leviers. Mais un quart des 1.009 communautés de communes n'exercent aucun de ces rôles.

Irréalisme

L'an dernier, la ministre Jacqueline Gourault avait néanmoins promis aux associations d'élus d'assouplir les modalités de transfert, beaucoup de communes jugeant le délai de 2020 trop court. La proposition mise sur la table fin 2017 a néanmoins été mise en cause par le Sénat et les députés d'opposition, défendant la libre administration des maires et l'irréalisme du transfert dans de nombreux cas. Des communes ont par exemple déjà confié ces missions à un syndicat ou une régie à cheval sur plusieurs intercommunalités.

Il aura fallu une deuxième lecture achevée fin juillet au Parlement pour aboutir à un compromis. Il introduit la possibilité pour les communautés de communes de différer le transfert d'ici à 2026 si avant le 1er juillet 2019, au moins 25 % des communes membres représentant au moins 20 % de la population votent ce report. Autre assouplissement attendu par les collectivités, l'assainissement des eaux pluviales est décorrélé de celle des eaux usées : une communauté de communes ne sera plus obligée de gérer le premier si elle récupère le second.

Agences de l'eau

Pour le député LR de l'Ardèche, Fabrice Brun, la loi ne règle toutefois pas le manque de moyens dans la rénovation de ces infrastructures. Il dénonce en particulier l'affaiblissement du budget annuel des agences de l'eau qui participent à ces travaux, passé de 540 millions à 400 millions d'euros. « Le vrai combat sera celui de la  prochaine loi de finances », a-t-il donné rendez-vous.

Matthieu Quiret

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Rédigé par jojo

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Publié le 20 Août 2018

EELV va contester en urgence la légalité du glyphosate de Monsanto
EELV va contester en urgence la légalité du glyphosate de Monsanto
Europe-Écologie-Les Verts va déposer un recours en référé pour faire interdire en France les herbicides au glyphosate du groupe Monsanto. (PABLO AHARONIAN / AFP)

"Le gouvernement doit aller jusqu'au bout du retrait du glyphosate", insiste Europe Ecologie Les Verts.

Par L'Obs

 
 

Une action en urgence. Europe Écologie Les Verts va déposer un recours en référé pour faire interdire en France les herbicides au glyphosate du groupe Monsanto, récemment condamné en justice aux Etats-Unis à indemniser un jardinier atteint d'un cancer. EELV va intenter une action devant le tribunal administratif contre les autorisations de mises sur le marché de ces produits, en réclamant le réexamen en urgence de la dangerosité du glyphosate par l'agence de sécurité sanitaire (Anses).

"Suite à la récente condamnation de Monsanto par la justice californienne, sur la base de documents internes de la société montrant qu'elle était consciente du caractère cancérigène du Roundup et avait cherché à le dissimuler, EELV entend contester en urgence en justice la légalité des autorisations de mise sur le marché des produits à base de glyphosate produits par la société Monsanto", indique le parti écologiste dans un communiqué.

 

 

289 millions de dollars

Un tribunal de San Francisco a condamné le 10 août Monsanto à verser 289 millions de dollars à un jardinier américain atteint d'un cancer, pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide au glyphosate, jugé responsable de sa maladie. Le groupe américain, en passe d'être racheté par l'allemand Bayer, a aussitôt annoncé qu'il ferait appel et affirmé que son produit n'était pas cancérigène.

"La récente décision de la justice californienne ne fait pas jurisprudence en France mais elle se fonde sur des documents internes du groupe, qui depuis 1983 est au courant que ses produits sont cancérigènes. Or l'Anses se fonde sur les documents du groupe. Cette décision californienne constitue donc un fait nouveau qui selon nous justifie que la justice soit saisie", a commenté un porte-parole d'EELV.

Une "suspension en urgence"

"Nous souhaitons une suspension en urgence pour les particuliers car on ne peut pas tolérer l'utilisation de produits dangereux. Pour les professionnels, l'agriculture est trop dépendante du glyphosate pour une suspension immédiate", ajoute-t-il. EELV demande donc des aides pour que les agriculteurs puissent se passer du produit.

"Le gouvernement doit aller jusqu'au bout du retrait du glyphosate", a conclu EELV.

Le gouvernement avait qualifié d'"historique" la décision du tribunal américain qui selon le ministère de la Transition écologique confirme la décision "pionnière" d'Emmanuel Macron d'interdire le glyphosate... en 2021.

(Avec AFP)

L'Obs

L'Obs

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Publié le 19 Août 2018

Les canicules séviront plus que prévu jusqu’en 2022 !
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Chaque année, chaque pic de canicule est un nouveau record. Et les 3 années à venir devraient être encore plus chaudes que celles que nous avons connu.

 

Des changements climatiques, des canicules

L’équation est assez simple. Un nouveau système de prévisions baptisé ProCast, créé par des scientifique met en évidence que jusqu’en 2022 « une période plus chaude que la normale va temporairement renforcer » le réchauffement, expliquent-ils dans Nature Communications. Les scientifiques rappellent que le réchauffement climatique « n’est pas un processus lisse et monotone« .

 

Une phase de canicules

Le réchauffement climatique, c’est 1 degrés de plus depuis l’ère pré-industrielle. Ce qui correspond à 0.01 degrés par an. Parfois, cette hausse peut être renforcée par la variabilité naturelle du climat. En chiffres, cela donne pour les années à venir à une hausse 2 fois plus élevée qu’avec le réchauffement climatique provoqué par l’Homme.

 

Mais, finalement, on ne comprend plus vraiment ce qu’est le réchauffement climatique.

 
 
 

 

Des réchauffements climatiques

Il n’existe pas qu’un seul réchauffement climatique. Il y a une phase « normale » de réchauffement climatique, celle-ci est complètement irrémédiable et n’a pas de connexion avec l’homme.

 

Mais il existe également un réchauffement climatique causé par l’homme et les (ses) gaz à effet de serre. Ces mêmes gaz qui couvrent la terre d’une pellicule qui l’empêche de se refroidir.

 

Dans les médias, lorsqu’on parle de réchauffement climatique (au singulier), c’est souvent celui dit « anthropique » dont on parle, c’est à dire qu’il s’agit de celui qui résulte uniquement de l’intervention de l’homme.

 

S’acclimater

Ce qui semble évident mais qui n’est pas encore au goût du jour, c’est que les hommes vont devoir s’habituer aux canicules. Et cela pose des questions essentielles : les habitats, les hôpitaux, les routes … Rien n’est fait pour supporter des épisodes caniculaires plus forts que ceux que nous avons connu ces dernières années.

 

Et les corps, eux aussi, devront apprendre à réguler des températures plus élevées. Une véritable souffrance pour les plus vulnérables.

 

 

 
 
 
 

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Août 2018

Aisne : des milliers de poissons asphyxiés par un rejet du géant sucrier Tereos

 

Beaucoup de poissons de la rivière Oise dans l'Aisne sont morts depuis vendredi 3 août 2018. Ils ont succombé par asphyxie à cause d'une pollution de matière organique due à une fuite détectée sur une conduite dans une usine du géant sucrier Tereos.

Des milliers de poissons sont morts asphyxiés dans l'Aisne

Des milliers de poissons de la rivière Oise dans l'Aisne sont morts depuis vendredi à cause d'une pollution de matière dans une usine du géant sucrier Tereos

AFP/Archives - RAYMOND ROIG
 
 
 
 

ASPHYXIE. Cet épisode de pollution est "directement lié à un incident survenu sur le site de la sucrerie Tereos d'Origny-Sainte-Benoite", a indiqué la préfecture de l'Aisne dans un communiqué, confirmant une information du Courrier Picard. "Une vanne automatique située sur un poste de chargement des camions de vinasse (fertilisant naturel biosourcé issu de la betterave) a connu une fuite, déversant 20 à 30 m³ de matière organique dans un bras de l'Oise", a relaté cette source.

"Elle a consommé l'oxygène pour se dégrader dans l'eau et on a atteint des taux de 0 mg d'oxygène par litre d'eau sur la rivière Oise et a asphyxié les poissons sur 30 km en aval", a expliqué Jean-François Alavoine, inspecteur de l'environnement pour l'Agence française de la biodiversité. La matière organique s'était complètement diluée jeudi. "Au vu de l'analyse de la situation, il n'y a ni incidence sur la distribution de l'eau potable dans le département de l'Aisne et de l'Oise, ni impact sur les activités nautiques", a affirmé la préfecture, précisant que Tereos a contacté une entreprise pour procéder à l'enlèvement des poissons sur les zones de la rivière "impactées par cette pollution".

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Pas d'interdiction de pêcher

En outre, "l’origine biologique des pollutions n’entraîne pas la prise de mesures interdisant la pêche". Les estimations précises du nombre d'individus morts sont en cours, mais elles pourraient atteindre des dizaines de tonnes, selon M. Alavoine.

"Les vinasses sont issues de la production d’alcool à partir de betteraves sucrières. Après récupération du sucre cristallisé, les sirops sucrés issus du procédé sucrier sont dilués et entrent en fermentation grâce à l’action de levures. Une distillation permettra de séparer les vinasses des alcools, qui seront concentrées avant d’être commercialisées" peut-on lire sur le site de Tereos. Les vinasses de betteraves ont une forte valeur fertilisante. Elles sont utilisées comme engrais pour les grandes cultures comme la betterave, le colza, la pomme de terre ou le maïs.

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Août 2018

Scandale: Sous la pression de l’Europe, la France cède les 150 plus grands barrages hydrauliques !
 
 
 
 
 
 

Le gouvernement a donc annoncé la privatisation des 150 plus grands barrages hydrauliques de France. Cela fait plus de 10 ans que la Commission européenne fait pression sur Paris pour en finir avec la gestion publique du secteur hydroélectrique, sans succès. Avec Macron, Bruxelles est rapidement satisfaite. Cette décision est pourtant lourde de conséquences, tant pour la bonne gestion du réseau électrique national et la facture du consommateur que pour la sécurité du territoire.

Le 12 mars, des salariés d’EDF hydroélectricité manifestaient devant le parlement européen à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO. Ils exigent l’abandon de l’ouverture à la concurrence de la gestion des barrages, annoncée officiellement le 31 janvier 2018 par l’entourage du Premier ministre dans une lettre à la Commission européenne.

Jusqu’à présent, une très grande majorité des 2 300 barrages métropolitains étaient de fait propriété publique. EDF gère directement 85% des 433 concessions du pays (1 ou plusieurs barrages relié.s à une même centrale électrique), le reste est gérée par Engie et des structures régionales, comme la Compagnie Nationale du Rhône ou encore la Société Hydro-Electrique du Midi. Les 150 plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) vont être privatisés d’ici 2022. C’est l’équivalent d’une puissance électrique de 4.3 GW, soit trois réacteurs nucléaires nouvelle-génération. L’ensemble des barrages (20 GW) devraient être privatisés d’ici 2050. Les appels d’offres vont commencer à la fin de l’année 2018 et des firmes de 6 pays se sont déjà montrées intéressées.

 

 

Cela fait maintenant dix ans que la Commission européenne exige de la France qu’elle ouvre son secteur hydroélectrique selon les règles d’« une concurrence pure et parfaite ». Bruxelles en veut à EDF (géré à 83.5% par l’État) pour sa position trop «dominante» sur le marché global de l’électricité. Comme il était impossible d’exiger la privatisation des centrales nucléaires françaises (ces dernières relèvent des «activités d’importance vitale»), c’est l’hydraulique, deuxième source de production électrique du pays, qui a été ciblée par Margrethe Vestager (commissaire européenne à la concurrence). Or, au vu de la structure du réseau français, les ouvrages hydrauliques relèvent tout autant d’une « importance vitale »…

Les barrages sont un gage de résilience énergétique, et pas seulement…

Les centrales hydroélectriques sont une pièce maîtresse dans le réseau électrique national, car elles pallient très rapidement les pics de consommation. À ce titre, privatiser ces centrales, c’est défaire la cohérence d’une gestion centralisée. Mais c’est aussi une menace sur les factures, et sur la sûreté du territoire :

Les barrages fournissent 12.5% de l’électricité française (70% des énergies renouvelables). C’est l’électricité la moins chère : 20 à 30 €/MWh alors que le prix moyen, indexé sur le prix du nucléaire, oscille entre 33 et 46 €/MWh. Un opérateur privé pourrait facilement maintenir les valves du barrage fermées et attendre que le pic de consommation fasse frôler la pénurie d’électricité pour faire monter les prix. Ainsi, le prix spot devrait globalement augmenter, et donc les factures d’électricité… Sur le plan juridique, rien ne l’empêcherait.

Les barrages protègent le réseau, car ils lissent la consommation: lorsqu’il y a un pic de consommation (par exemple le matin à 8h quand tout le monde prépare son petit-déjeuner) les vannes sont ouvertes et en quelques minutes l’énergie supplémentaire est fournie. Les barrages représentent ainsi 66 % de cette « capacité de pointe », le reste étant assuré par des centrales thermiques. Dans les périodes creuses, le surplus d’énergie nucléaire est utilisé pour remplir certains barrages (les centrales STEP qui représentent 10% des ouvrages) en repompant l’eau en aval.

Pour cette même raison, ils sont essentiels dans la transition énergétique, car ils peuvent compenser l’intermittence des énergies renouvelables: quand il y a du vent ou du soleil, on pompe de l’eau vers le barrage et on ouvre les vannes dans le cas inverse : c’est un moyen de stocker de l’énergie. Si l’installation de nouveaux barrages doit être évitée pour des questions écologiques (protection des rivières naturelles et des cycles de sédiments), de nouveaux types d’ouvrages hydrauliques sont à l’étude. À Madère par exemple où l’on se rapproche des 100% d’énergie renouvelable, des mini réseaux de barrages en circuit fermé remontent l’eau quand il y a surproduction éolienne et la turbine quand il n’y a pas de vents. Ce type d’installation représente d’ailleurs de nouveaux débouchés pour l’industrie, nous y reviendrons.

L’eau est essentielle pour refroidir les centrales nucléaires. Ces dernières sont majoritairement disposées sur des cours d’eau comprenant des barrages. Or combien un prestataire privé pourrait monnayer une eau essentielle pour éviter une catastrophe, a fortiori en été quand l’eau se fait rare ? À ceux qui pensent que le bon sens est plus fort que les intérêts pécuniers quand il s’agit d’éviter un tel drame, il est intéressant de se documenter sur les pratiques de l’Américain General Electric (GE) dans notre pays. Après avoir racheté Alstom énergie, GE organise en juin 2016 une grève de la maintenance dans les centrales nucléaires françaises pour obtenir d’EDF des conditions plus avantageuses (moins de responsabilités en cas d’incidents). Résultats : plusieurs centaines d’incidents et une direction d’EDF contrainte à plier.

« Les barrages fournissent 12.5% de l’électricité française (70% des énergies renouvelables). C’est l’électricité la moins chère : 20 à 30 €/MWh alors que le prix moyen, indexé sur le prix du nucléaire, oscille entre 33 et 46 €/MWh. Un opérateur privé pourrait facilement maintenir les valves du barrage fermées et attendre que le pic de consommation fasse frôler la pénurie d’électricité pour faire monter les prix. »

Outre l’aspect énergétique, les barrages retiennent de l’eau pour les cultures, les activités de loisir ou pour abreuver les villes. Un opérateur privé va-t-il daigner relâcher de l’eau gratuitement en fonction des besoins de la vallée, comme c’était toujours le cas ? Si ce « service » est payant, d’une part l’eau n’est définitivement plus un bien commun, et de l’autre, les prix de l’eau potable vont augmenter. Beaucoup d’agriculteurs seront tentés de prélever davantage dans les nappes phréatiques, dont la plupart sont déjà mal en point.

Avec le changement climatique, les sècheresses et les pluies violentes vont se multiplier en France. Les barrages servent à tamponner ces événements en faisant des réserves pouvant durer des mois. Il n’est pas sûr qu’une entreprise privée daigne prévoir des plans de remplissage à long terme dans le simple but de limiter les dégâts d’une sècheresse… Comment les convaincre d’adapter également les infrastructures au futur des besoins locaux ? Le témoignage de Jean-Louis Chauz, président du Conseil économique, social et environnemental d’Occitanie, illustre bien le ressentiment qui gagne peu à peu les collectivités : « En 2035, le déficit de stockage d’eau pour la nouvelle démographie de la région et les besoins de l’agriculture, des écosystèmes, de la préservation de la biodiversité, sera de 1 milliard de m3. EDF et Engie ont provisionné les budgets nécessaires pour engager les travaux pour le stockage d’eau. À l’heure où l’Occitanie est confrontée à un problème majeur de ressources en eau dans les années à venir, à même de compromettre son développement voire sa sécurité sanitaire, il est incompréhensible et dangereux de chercher à complexifier une organisation de la gestion de l’eau…».

Alors que plusieurs barrages présentent des risques, souvent en raison de leur grand âge, les investisseurs auront-ils envie de dépenser de l’argent pour les entretenir convenablement ? Pour rappel, EDF investit 400 millions d’euros par an dans le renforcement de ses ouvrages. « Les incertitudes quant au devenir des concessions hydrauliques pourraient obérer certains investissements», a d’ailleurs prévenu le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy. Pas question pour EDF de financer de nouveaux équipements si c’est pour s’en faire dépouiller dans la foulée par un concurrent, en somme. Cette réaction peut sembler normale, mais quid des travaux de rénovation entre temps, dont certains sont urgents ?

Socialiser les pertes, faire turbiner les profits

L’excédent brut des concessions est de 2,5 milliards € par an, dont la moitié revient aux collectivités territoriales. Ce qu’on appelle la « rente hydroélectrique », c’est-à-dire le bénéfice final, est donc d’au moins 1,25 milliard €. Globalement, le secteur est très excédentaire, y compris parce que la masse salariale n’est pas très importante : 21 000 pour tout le secteur hydraulique. Les coûts sont surtout liés à l’entretien des infrastructures. «Un GW d’hydraulique coûte 1 milliard d’euros à construire, mais tous nos barrages sont déjà amortis depuis longtemps, tout ce qui est turbiné aujourd’hui c’est du pur bénéfice, ce sera la poule aux œufs d’or pour le repreneur», explique Laurent Heredia, de la FNME-CGT.

 

L’Etat espère tirer 520 millions € de redevances par an (Cours des Comptes), soit presque 5 fois moins que l’excédent brut des concessions actuelles… Cela semble donc une très mauvaise opération financière. Alors pourquoi une telle décision ?

La France est le seul pays d’Europe auquel on ait demandé la privatisation des barrages. En Allemagne par exemple, les concessions ont été déléguées aux Landers. En Norvège, qui tire 99% de son électricité des barrages (certes non membre de l’UE) les licences hydrauliques ne sont ouvertes qu’à des opérateurs publics. La Slovénie a quant à elle constitutionnalisé «un grand service public de l’eau».

«Un GW d’hydraulique coûte 1 milliard d’euros à construire, mais tous nos barrages sont déjà amortis depuis longtemps, tout ce qui est turbiné aujourd’hui c’est du pur bénéfice, ce sera la poule aux œufs d’or pour le repreneur»
explique Laurent Heredia, de la FNME-CGT

Avant Emmanuel Macron, les gouvernements avaient cherché à gagner du temps sur la question, malgré les pressions de Bruxelles. Les ministres socialistes Delphine Batho et Ségolène Royal avaient par exemple essayé de trouver un équilibre en créant des sociétés d’économie mixte pour opérer des petits barrages : le public y conserverait une minorité de blocage de 34 % pour cadrer les éventuels repreneurs privés. En juin 2015, la Commission européenne juge que cela n’a rien à voir avec une concurrence « libre et non faussée » et met en demeure Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques».

La France «aurait pu classer son hydroélectricité comme service d’intérêt général échappant à la concurrence, mais n’en a rien fait», s’étonne Alexandre Grillat de la CFE-Energies. En effet, comme on l’a vu, contrôler un barrage peut avoir des répercussions jusque dans l’intégrité des centrales nucléaires…

Pour ne pas être accusé de « brader » les barrages à des étrangers, le gouvernement a laissé entendre qu’une priorité serait donnée aux repreneurs français. Total et Engie espèrent ainsi rafler la mise, mais des firmes allemandes, espagnoles, italiennes, norvégiennes, suisses, canadiennes et chinoises se sont déjà montrées intéressées. Un pas de plus sur le chemin de l’intrusion de puissances étrangères au cœur du réseau énergétique ?

Une filière sabotée qui témoigne de l’hypocrisie gouvernementale.

Toute la filière hydroélectrique, de la manufacture à l’usage, est attaquée par le gouvernement Macron. Quand Macron était ministre de l’Économie (2014-2016), il s’est arrangé pour permettre la vente d’Alstom à General Electric. GE est désormais actionnaire à 50% de la branche énergie d’Alstom qui construit différentes pièces essentielles pour les centrales nucléaires (les fameuses turbines Arabelle de Belfort), et les barrages…

Dans l’usine GE-hydro de Grenoble, un plan social de 345 postes (sur 800) laisse entrevoir un avenir incertain pour l’ensemble du site. Depuis plus d’un siècle, cette usine fabriquait et réparait sur mesure les turbines des grands barrages français avec un savoir-faire unique, mondialement reconnu. En plus d’avoir fourni 25% de la puissance hydraulique installée dans le monde (dont le barrage des Trois gorges en Chine) et avoir permis l’essor industriel des Alpes françaises, ses carnets de commandes sont pleins. Dès lors, comment comprendre cette décision ? En effet, pouvoir fournir des pièces de rechange est une activité stratégique essentielle… Et la transition écologique tant « priorisée » par Macron ne peut se faire sans l’hydraulique.

Impossible de trouver une raison rationnelle valable, y compris sur le plan strictement économique… Dès lors, ce sabotage organisé d’une activité stratégique (parmi tant d’autres) questionne sérieusement sur le bon sens du gouvernement. Le manque de transparence sur des changements aussi structurants pour la vie du pays est un déni de démocratie.

Du côté des salariés, la résistance s’organise. À l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT-CGC-FO, les hydrauliciens vont multiplier les arrêts de travail et déployer leurs banderoles sur les grands barrages d’EDF

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Août 2018

Des poissons du lac de Vezins à vendre avant le début de la dernière phase de vidange

Un pêcheur professionnel récupère les derniers poissons du lac de Vezins avant que sa dernière phase de vidange ne débute, lundi 20 août. Plusieurs sorts leur sont réservés.

|Modifié le 16 Août 18 à 12:16
Un pêcheur professionnel récupère les poissons de la retenue d'eau du lac de Vezins avant la dernière phase de vidange.
Un pêcheur professionnel récupère les poissons de la retenue d’eau du lac de Vezins avant la dernière phase de vidange. (©La Gazette de la Manche)

La deuxième et dernière phase de vidange de la retenue du barrage de Vezins commencera lundi 20 août. Elle devrait durer entre quinze jours et trois semaines, selon les précipitations.

Afin de préparer au mieux cette opération, un pêcheur professionnel présent sur le site depuis le lancement de la vidange, le 14 mai dernier, récupère les poissons du lac à l’aide d’un filet de pêche depuis le début de la semaine.

 
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Vente pour le public samedi 18 et 19 août

Plusieurs sorts sont réservés aux poissons. Une partie d’entre-eux vont être mis à disposition de la fédération départementale pour la pêche et la protection des milieux aquatiques « dans la limite des possibilités d’accueil offertes par les plans d’eau gérés par les associations de pêche, notamment le plan d’eau de St Hilaire du Harcouët », indique la préfecture de la Manche, dans un communiqué daté du 16 août.

Le reste des poissons sera vendu au public les 18 et 19 août, de 10 h à 13 h, au Petit Bois, à Isigny-le-Buat.

Les poissons non commercialisés seront valorisés en production de farines animales.

« La récupération des derniers poissons présents dans la retenue se poursuivra durant la vidange à l’aide d’une pêcherie installée en aval du barrage », indique la préfecture avant de rappeler que « pour des raisons de sécurité« , l’accès à la retenue est interdit aux personnes non autorisées.

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Rédigé par jojo

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Publié le 16 Août 2018

Les poissons du barrage de Vezins en vente libre auprès des particuliers
Photo d'illustration / © PHOTOPQR/LE PROGRES
Photo d'illustration / © PHOTOPQR/LE PROGRES

On ne parle de fritures mais de poissons vivants pour repeupler, par exemple, un étang. Depuis le mois de mai le Lac de Vezins, dans la Manche, est en phases de vidanges. Et un pêcheur professionnel est chargé de récupérérer les poissons à l'aide filets. Une vente aux particuliers est prévue. 

Par Alexandra Huctin

Les opérations de vidange du barrage de Vezins ont commencé bien avant l'été, en mai dernier.  La deuxième phase sur la retenue du barrage interviendra à compter
de ce lundi 20 août.
Cette semaine, un pêcheur professionnel procède à des pêches au filet dans la retenue. Une pêche commencée , elle aussi depuis plusieurs semaines. 

"Une partie des poissons récupérés sera mise à disposition de la fédération départementale pour la pêche et la protection des milieux aquatiques dans la limite des
possibilités d'accueil offertes par les plans d'eau gérés par les associations de pêche, notamment le plan d'eau de St Hilaire du Harcouët"
, explique la préfecture de la Manche dans un communiqué. 


Vente au public ce week-end


Le reste des poissons pêchés au filet fera l’objet d’une vente au public les 18 et 19 août de 10h00 à 13h00, au lieu-dit le "Petit Bois" à Isigny-le-Buat (amont immédiat du
barrage de Vezins).

Quant aux  poissons non commercialisés , ils seront transformés et serviront à la production de farines animales.


La récupération des derniers poissons présents dans la retenue se poursuivra durant la vidange à l’aide d’une pêcherie installée en aval du barrage.
Pour des raisons de sécurité tout accès à la retenue est interdite aux personnes extérieures aux travaux. 

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Rédigé par jojo

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Publié le 10 Août 2018

 
Barrages: de questions sans réponse à la science

L'intuition que nous exprimons, à défaut de science, n'est pas probante. Elle peut au mieux, éveiller un début de réflexion. Une étude expose l'effet positif des barrages sur l'abondance et la diversité des poissons depuis 1980 (Kuczynski et al 2018). Analysant plus de 300 relevés de poissons dans des rivières françaises entre 1980-1993 et 2004-2012, trois chercheurs montrent des déclins de population (abondance, unicité) influencés par la saisonnalité des températures et par les espèces invasives. En revanche, ils observent que la fragmentation des cours d'eau par les barrages a été associée à des gains dans cette période. Ce résultat de recherche ne valide pas le dogme public faisant des ouvrages hydrauliques un problème majeur pour la biodiversité et imposant la continuité écologique comme un enjeu de premier plan pour la gestion des rivières Se serait-on trompé en faisant en France de la suppression des barrages une priorité piscicole? Aurait-on sous-estimé l'intérêt des nouveaux écosystèmes induits et leurs nurseries? L'intérêt des barrages avec le changement climatique? Alors que nous traversons des épisodes caniculaires mettant la faune aquatique à rude épreuve, préfigurant peut-être une nouvelle "normalité" climatique, analyser sérieusement tous les impacts des ouvrages hydrauliques devrait être un impératif.
Nous avons besoin de sciences croisées, pas d'un dogme.

Lucie Kuczynski, Pierre Legendre et Gaël Grenouillet (Laboratoire Evolution et Diversité  Biologique, Université de Toulouse, CNRS, ENFA, UPS, Toulouse ; Université  de Montréal) ont entrepris d'étudier l'évolution des assemblages de poissons dans les rivières françaises entre les années 1980 et le début des années 2010.

Voici une traduction du résumé de la recherche tel que l'ont proposé les auteurs.

"Objectif: En réponse au changement climatique, les déplacements de la distribution des espèces résultant des extinctions locales, des colonisations et des variations de l'abondance des populations peuvent conduire à des réorganisations au niveau de la communauté. Ici, nous évaluons les changements au fil du temps dans les communautés de poissons des cours d'eau, quantifions la mesure dans laquelle ces changements sont attribuables au déclin ou à l'augmentation de la population, et identifions leurs principaux facteurs.

Lieu: France.

Période: 1980-2012.

Principaux taxons étudiés: espèces de poissons de rivière.

Méthodes: Nous avons utilisé des données de surveillance de l'abondance pour quantifier les changements de composition et de caractère unique (uniqueness) de 332 communautés de poissons des cours d'eau entre une période historique froide (1980-1993) et une période contemporaine chaude (2004-2012). Ensuite, nous avons utilisé une procédure de moyennage des modèles pour tester les impacts des facteurs liés au climat, à l'utilisation des sols et à la densité des espèces non indigènes et leurs effets d'interaction sur la réorganisation de la communauté.

Résultats: Nous avons observé une homogénéisation biotique au fil du temps dans les communautés de poissons des cours d'eau, bien que certaines communautés aient connu une différenciation. Les changements dans la composition résultent principalement de déclins de la population et ont été favorisés par une augmentation de la saisonnalité de la température et de la densité des espèces non indigènes. Les déclins de population ont diminué avec la fragmentation et les changements de densité des espèces non indigènes, tandis que les augmentations de population ont été négativement influencées par les changements dans les précipitations, et positivement par la fragmentation. Nos résultats prouvent que les changements environnementaux peuvent interagir avec d'autres facteurs (par exemple, en amont et en aval, l'intensité de la fragmentation) pour déterminer la réorganisation de la communauté.

Principales conclusions: Dans le contexte des changements globaux, les réorganisations des assemblages de poissons résultent principalement du déclin des populations d’espèces. Ces réorganisations sont structurées spatialement et entraînées par des facteurs de stress climatiques et humains. Nous soulignons ici la nécessité de prendre en compte plusieurs composantes du changement global, car l'interaction entre les facteurs de stress pourrait jouer un rôle clé dans les changements en cours en matière de biodiversité."

L'abondance des poissons, mesurée par pêche électrique à méthodologie comparable, a été mesurée en densité par 100 m2. La diversité a été analysée par un indice spatiale de contribution locale à la diversité bêta (LCBD)et un indice temporel de la même biodiversité (TBI).

Extrait de Kuczynski et al 2018, art cit.
 

Le graphique ci-dessus montre les coefficients de pente des modèles moyennés pour les gains (e toutes espèces, f espèces natives) et pour les pertes (g toutes espèces, h espèces natives), pour la fragmentation seule (FRAG), croisée aux précipitations (FRAGxPREC) ou aux densités d'expèces non natives (NNDxFRAG). Corrélation positive non significative (gris clair, e) pour les gains, mais corrélation négative significative (noir, g) pour les pertes.

Extrait de Kuczynski et al 2018, art cit.
 

La courbe ci-dessus montre l'influence positive de la fragmentation sur les gains de poissons (courbe incluant aussi les précipitations).

Les chercheurs observent à ce sujet :

"Outre le changement climatique, les activités humaines représentent une menace pour les communautés fluviales, de plus en plus importante à de nombreux égards, notamment la dégradation et la destruction de l’habitat (Wilcove, Rothstein, Dubow, Phillips et Losos, 1998). , 2007). Nos résultats ont démontré que les pertes d’abondance de la population étaient fortement reliées à la fragmentation. Les réservoirs, en atténuant la variabilité environnementale (Leroy-Poff, Olden, Merritt et Pepin, 2007), peuvent limiter les déclins de population. De plus, Martínez-Abraín et Jiménez (2016) ont proposé que les réservoirs, et plus généralement les systèmes naturels modifiés par les activités humaines, pevent servir d'habitat de substitution aux populations en déclin, leur permettant d'habiter dans des conditions suboptimales et donc de limiter leur déclin."

Autre facteur possible faisant que le déclin est contrebalancé par la fragmentation, formulé à titre d'hypothèse par les auteurs : "Les déclins de population depuis 1980 ont été plus marqués dans les sections en aval des rivières, où de plus grands changements ont eu lieu dans la composition de la communauté. Deux hypothèses non exclusives pourraient expliquer ce modèle. Premièrement, les changements les plus importants observés en aval pourraient résulter du fait que les sections en aval sont les plus touchées par les activités humaines (Meybeck, 1998), et cet effet anthropique favorise le réarrangement des assemblages (McKinney, 2006). Deuxièmement, les tronçons en amont sont moins accessibles que les tronçons en aval en raison du nombre plus élevé d'obstacles faisant office de barrières géographiques entre les tronçons de cours d'eau (Rahel, 2007)." 

Les chercheurs concluent qu'il faut prendre en considération différents stresseurs et leurs influences réciproques pour comprendre la dynamique actuelle de la biodiversité des poissons en situation de changement climatique.

Discussion
Le rôle positif des retenues sur la biomasse de poissons et sur la diversité bêta de leurs assemblages contredit ceux qui désignent la fragmentation des cours d'eau par les barrages comme un (sinon le) problème écologique majeur des milieux aquatiques, et qui militent pour la destruction de tous ces ouvrages.
Les barrages ont certes des effets négatifs, mais la vie ne s'écrit pas en noir et blanc. Ces ouvrages ont également des effets positifs en termes de production électrique, gestion quantitative de l'eau, pêche de loisir(*), patrimonial, tourisme, sports nautiques et environnement.

La "restauration" nie ces fonctionnalités socio-économiques ainsi que les nouveaux écosystèmes d'origine anthropique. Ce sont ces conditions nouvelles que les auteurs nomment l'anthropocène. il apparaît vain, inapproprié et dangereux d'imaginer l'avenir en espérant recréer le passé.

 

Référence : Kuczynski L et al (2018), Concomitant impacts of climate change, fragmentation and non‐native species have led to reorganization of fish communities since the 1980s, Global Ecology and Biogeography, 27, 2, 213-222

(*) nous rappelons à chaque occasion le grand écart au niveau national entre les discours et les pratiques des Fédérations de pêcheurs. Elles stigmatisent les moulins, étangs et barrages alors qu'elles en possèdent de nombreux (pas aux normes), en louent des milliers d'hectares et cherchent toujours à en acquérir (ou les faire préempter par des Collectivités).
Il faudrait établir cet inventaire pour les ramener à un peu plus de modestie et de cohérence dans les critiques adressées aux autres ouvrages et surtout dans les prescriptions qu'elles leurs infligent lors des instructions de dossiers administratifs.

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Rédigé par jojo

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Publié le 10 Août 2018

Et si les barrages EDF devenaient privés ?

Bruxelles veut imposer l'ouverture des concessions hydrauliques d'EDF à la concurrence. Plusieurs dizaines de barrages en France seraient concernés.

Modifié le - Publié le | Le Point.fr
Le barrage de Migouélou, dans les Pyrénées.

Le barrage de Migouélou, dans les Pyrénées.

© Franck Oddoux / ODDOUX FRANCK/ Franck Oddoux

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Rédigé par jojo

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Publié le 9 Août 2018

Manche. Les agriculteurs en difficulté à cause de la sécheresse
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photo les agriculteurs de la manche essayent de poursuivre leur activité, dans le respect des règles, malgré des conditions météorologiques difficiles. © archives

Les agriculteurs de la Manche essayent de poursuivre leur activité, dans le respect des règles, malgré des conditions météorologiques difficiles.© archives

 

Dans une situation fortement préoccupante, à cause de la canicule, les exploitants de la Manche demandent une révision des règles imposées par la politique agricole commune.

Si les fortes chaleurs de ces derniers jours profitent aux vacanciers, elles posent de sérieux problèmes aux agriculteurs. Puisque leur activité est fortement dépendante du climat.  « La situation est fortement préoccupante,  déclare Sébastien Amand, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) . Cette canicule impacte toutes les productions de l’agriculture manchoise, tant végétales qu’animales. »

Dans ces conditions, les réglementations de la politique agricole commune (PAC), mise en place par l’Union européenne, sont difficiles à respecter.  « Ces règles doivent tenir compte de l’année exceptionnelle que nous vivons. À situation exceptionnelle, application exceptionnelle des règles. C’est pourquoi, nous demandons la mise en œuvre de la notion de cas de force majeur. »

 

L’ensoleillement et le manque de pluie ont forcément des répercussions.  « Les conditions climatiques et les prévisions météorologiques ne permettent pas d’envisager un travail du sol, ni de réaliser des semis dans de bonnes conditions avant plusieurs semaines. »

 

Ouest-France  

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Rédigé par jojo

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