Publié le 3 Septembre 2019

Prélèvements d'eau : un décret assouplit la réglementation sur les débits réservés
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Philie Marcangelo-Leos / MCM Presse pour Localtis
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Environnement

France

 

En élargissant la notion de "cours d’eau atypique" au bassin méditerranéen, un décret modificatif ouvre la voie à de nouvelles dérogations à l’obligation de laisser un débit minimum biologique à l’aval des seuils et barrages en rivière. 

Hasard du calendrier ? Un décret publié le 6 août - alors que 87 départements sont toujours en situation de restrictions d’eau - modifie les obligations faites aux ouvrages en lit mineur de cours d’eau. L’objectif poursuivi est double. Tout d’abord, affiner la définition réglementaire de l’obstacle à la continuité écologique (fixée à l’article R. 214-109 du code de l’environnement), dont la  "trop grande généralité", relève le ministère de la Transition écologique, ne permet pas de faire une différence de niveau de l’effet d’obstacle acceptable en fonction des objectifs de protection du cours d’eau prévus par la loi. Il s’agit en particulier d’être plus explicite sur le type d’ouvrages dont la construction ne peut pas être autorisée sur un cours d’eau classé en liste 1 sur la base des réservoirs biologiques du Sdage (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux). 

Feu vert à l’irrigation agricole

Quant à la seconde partie du décret, elle est à mettre en regard avec l’obligation de laisser à l’aval des ouvrages en lit mineur un débit minimal permettant la vie aquatique, qui ne peut, en règle générale, être inférieur au 10e du débit du cours d’eau en moyenne annuelle. Des dérogations à ce plafond légal existent déjà pour des cours d’eau confrontés à des étiages exceptionnels ou pour des cours d’eau dits "atypiques" (3 cas prévus jusqu'ici par l’article R. 214-111). Le décret en ajoute un 4e pour les cours d’eau atypiques méditerranéens à forte amplitude de débits - ceux "dont la moyenne interannuelle du débit mensuel naturel le plus bas est inférieure au dixième du module" - situés en Corse et, pour ceux relevant du bassin Rhône-Méditerranée, des départements des Hautes-Alpes, des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Gard, de l'Hérault, de l'Aude, des Pyrénées-Orientales, de la Drôme, de l'Ardèche ou de la Lozère. 
A l’origine de cette mesure, le rapport du parlementaire Joël Giraud sur "la préservation de la ressource en eau et le maintien d’une agriculture montagnarde", remis en septembre 2015. Le député (LREM) des Hautes-Alpes, qui avait déjà plaidé la cause des agriculteurs de montagne pratiquant l’irrigation gravitaire lors de l’examen de la loi Biodiversité, a finalement obtenu gain de cause au grand dam des défenseurs des milieux aquatiques. Le ministère fait valoir quelques garde-fous, soulignant que "cette atypicité ne s’applique qu’aux prélèvements d’eau potable et d’irrigation gravitaire, dont les canaux représentent un patrimoine économique local", et "dont la préservation n’est pas assurée, malgré la mise en œuvre ou la programmation de toutes les mesures d'économie d'eau techniquement et économiquement réalisables". La dérogation ne sera en outre possible que sur 3 mois maximum à l’étiage estival et devra respecter au moins l’ancien plancher (applicable avant 2014) du 40e du débit moyen. 

 
Référence : décret n°2019-827 du 3 août 2019 modifiant diverses dispositions du code de l'environnement relatives à la notion d'obstacle à la continuité écologique et au débit à laisser à l'aval des ouvrages en rivière, JO du 6 août 2019, texte n° 2. 

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Publié le 3 Septembre 2019

Bonjour à tous,

La démolition du barrage de Vezins est un « grand chantier de l’Etat ». Les services publics, relayés par quelques élus locaux, nous avaient promis une opération « exemplaire ».

Les premiers doutes sont apparus avec le balai incessant d’une multitude d’énormes camions transportant de Bretagne des centaines de tonnes de « gabions » constitués de cages de grillage emplies de cailloux qu’il eût été pourtant facile de prendre sur place. Avec pour conséquence un coût beaucoup moins élevé et une empreinte carbone négligeable. Pourquoi a-t-il été décidé de dépenser plus et de polluer encore plus ?

Les travaux de gestion sédimentaire ont aussi posé question quand on a constaté que les sédiments contaminés aux métaux lourds allaient être recouverts de sédiments « sains » et confinés sur une zone exondée, accessible à terme aux humais et aux animaux.

Des coups de pelle mécanique malencontreux ont fragilisé une pile du petit pont des Biards au pied de laquelle le cours de l’Yvrande creuse un trou depuis plusieurs mois. L’entreprise chargée du chantier a quitté les lieux sans régler le problème.

En 2018, le groupe Vinci est condamné à 300.000 Euros d’amende pour avoir été favorisé dans l’attribution du marché public d’arasement des barrages après avoir obtenu des informations sur le chantier des barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit avant même le lancement de l’appel d’offres. Qui a informé Vinci ? Pour obtenir quoi en retour ?

Et maintenant, c’est une malheureuse affaire de travail dissimulé qui éclate. Et bien plus encore.

L’entreprise choisie par l’Etat pour démolir le barrage de Vezins a chargé une société parisienne de sécuriser le chantier. Quatre vigiles ont été embauchés à cet effet fin Avril et début Mai. Ils l’ont été sous de fausses identités et sans contrat de travail. Ils n’ont perçu qu’un seul mois de salaire (sans fiche de paie) et n’ont fait l’objet d’aucune déclaration préalable à l’embauche. Le rapport de l’Inspection du Travail est édifiant.  CHARIER n’aurait pas pu justifier qu’un contrat avait été établi avec l’entreprise, devenue injoignable. C’est surprenant. Les « vigiles » ne recevaient leurs instructions que des responsables de CHARIER. Ils sont désormais sans « emploi » et sans le sou. Ils occupent un logement dont le loyer a été réglé par leur « employeur » jusqu’à fin Août. Ils sont nourris par les habitants du bourg de Vezins qui font preuve d’une solidarité exemplaire envers ces jeunes hommes originaires de Côte d’Ivoire qui avaient vu dans cette embauche une occasion de régulariser leur situation de séjour en France.

Sylvie Crochet, maire déléguée de Vezins a pris les choses en main pour leur venir en aide en alertant les pouvoirs publics et les élus concernés, y compris les parlementaires.

Nous ne pouvons que souhaiter une issue heureuse à cette situation dramatique qui résulte obligatoirement d’une chaîne de responsabilités qu’il faudra bien établir.

Aucun personnel de sécurité n’a été aperçu aux abords du chantier ce weekend, malgré le nombre de curieux venus constater l’avancée de cette opération « exemplaire » à tous les points de vue.

Bien cordialement,

John KANIOWSKY

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Publié le 3 Septembre 2019

Ces quatre personnes sont de Côte d'Ivoire.

Sur le Chantier, les seuls donneurs d'ordre furent les représentants de l'Entreprise Charrier.

A leur arrivée c'est le Chef de chantier de Charrier qui leur a donné leur emploi du temps. C'est à lui qu'il rendaient des comptes. C'est lui qui après la visite de l'Inspection du Travail leur a dit que les objectifs restaient les mêmes donc de ne pas observer les recommandations données par l'Inspection du Travail. C'est aussi lui qui leur a dit de quitter le chantier donc signifier le fin de contrat.

Leur mission;

Interdire l'accès au chantier de 18 H 00 à 8 H 00 soit 14 H du lundi au vendredi et le weekend du vendredi 18 H 00 au lundi 8 H 00 du matin sur un chantier de plus de 5 km km .

Chantier de plus de 4 km² sur un terrain accidenté couvert de broussailles avec des dénivelées de plus de 30 m séparé par le barrage empêchant toute visibilité lorsque celui qui faisait sa ronde était de l'autre côté.

Pas de spot ni d'halogène pour éclairer le chantier. une simple torche à pile pour se diriger. pas de moyen de liaison. Même pas un appareil d'alerte individuelle (homme mort) pour avertir qu'on se trouve en danger (agression, chute, malaise....)

. Pas de repas fourni ni de fauteuil pour se reposer, juste des chaises....

Celui qui est arrivé le premier et dormait dehors a assumé seul le poste pendant plusieurs jours.....

Les responsables de Charrier, en tant que donneurs d'ordre ne pouvaient pas ignorer la situation. L'entreprise Charrier est donc employeur de fait vis à vis de ces 4 hommes d'autant qu'il n'y a aucun contrat qui lie cette société avec celle qui en théorie devait les engager comme l'a constaté l'Inspection de Travail.

Charrier a répondu à un appel d'offre de l'Etat. Cet appel d'offre repose sur un Cahier des Charges rédigé sous l'autorité du Préfet...

En ces 75 ans de commémoration, il faut se souvenir que pendant leurs heures noires, il y avait deux profils de Préfet: les "Papon" et les "Moulin" (plus rare voir très rare....).

La gestion de ce dossier permettra de se faire une opinion....

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Publié le 2 Septembre 2019

Prévention des inondations : la sûreté des digues objet de nouveaux décrets
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Philie Marcangelo-Leos / MCM Presse pour Localtis
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Environnement

France

 

"Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage"… un adage cousu main pour l’exercice de la compétence Gemapi, à en croire les nouveaux ajustements intervenus par l’intermédiaire de décrets, parus ce 30 août, en matière d’ouvrages de protection.   

 "À l’aune du retour d’expérience de la première année d’exercice de la compétence Gemapi et des premières demandes de régularisation des digues existantes, il est apparu que des clarifications, adaptations et simplifications pouvaient utilement être apportées à cette réglementation, pour faciliter sa mise en œuvre par les collectivités." C’est ainsi que le ministère de la Transition écologique justifie un nouveau remaniement du décret Digues de 2015 après le toilettage effectué par le décret du 21 février 2019 dans le sillage de la loi Fesneau du 30 décembre 2017. Un premier décret aménage en particulier la faculté de gérer un système d'endiguement protégeant moins de 30 personnes et supprime la mention portant sur les digues d'une hauteur inférieure à 1,5 mètre. Une mesure diversement appréciée par les gestionnaires, qui y voient un possible alourdissement des charges pesant sur les autorités Gemapi. 

Lecture erronée

La réponse du ministère est cinglante : "Ces considérations sont la résultante d'une lecture erronée de la loi et des textes actuellement en vigueur." La réglementation actuelle ne laisse pas d’autres solutions que de les "neutraliser", "or certains Gemapiens souhaitent conserver ces ouvrages, même s’ils protègent peu de personnes", explique-t-il. Quant aux digues de moins d’1,5 mètre, leur mention dénuée de portée juridique s’est révélée à l’usage "confuse", relève-t-il (la rédaction antérieure conduisait le gestionnaires à apprécier s’il devait inclure un ouvrage de hauteur inférieure à 1,50 m dans un système d’endiguement). Le décret confirme par ailleurs l’applicabilité du décret Digues aux systèmes d'endiguement protégeant contre les cours d'eau torrentiels. La réponse aux problématiques techniques sur la réalisation des études de danger, soulevées lors de la consultation publique, ne se trouve pas au niveau du décret, mais au niveau de l’arrêté qui devrait intervenir dans la foulée. "Des spécifications dédiées au cours d’eau torrentielles y seront introduites", assure le ministère. 

Prolongation des dates butoirs

Tous les contributeurs à la consultation se sont accordés sur l’utilité d'un report supplémentaire pour déposer le dossier de "régularisation" des digues existantes en systèmes d’endiguement, tout en soulignant qu'un an de plus ne serait toujours pas suffisant. Le texte coupe la poire en deux en retenant finalement un délai de 18 mois. Il est également à noter que le ministère a renoncé à introduire la possibilité pour une association syndicale de propriétaires de gérer son propre système d’endiguement, "qui générerait plus d'inconvénients qu’elle n’apporterait de souplesse pour l'organisation de la gouvernance des endiguements et autres ouvrages de prévention des inondations sur les territoires", reconnaît-il. 
Des aménagements concernent aussi l’autre famille des ouvrages de prévention des inondations que sont les aménagements hydrauliques dits de "stockage préventif des venues d’eau". Le texte supprime en particulier la notion de zone protégée pour y substituer celle de "diminution de l'exposition d'un territoire". Il soumet en outre à autorisation (au titre de la nomenclature IOTA) ceux comportant au moins un barrage de classe A, B ou C (prévu par l'article R. 214-112 du code de l’environnement) ou dont le "volume global maximal pouvant être stocké est supérieur ou égal à 50.000 mètres cubes". 
À titre subsidiaire, le décret prévoit également une simplification du contenu de l’étude de dangers des barrages. 
Un second décret simplifie quant à lui le dossier qu'une collectivité exerçant la compétence Gemapi transmet au préfet quand elle sollicite une autorisation environnementale pour des ouvrages d'endiguement ou des aménagements hydrauliques de stockage préventif des venues d’eau.

 
Références : décret n° 2019-895 du 28 août 2019 portant diverses dispositions d'adaptation des règles relatives aux ouvrages de prévention des inondations ; décret n° 2019-896 du 28 août 2019 modifiant l'article D. 181-15-1 du code de l’environnement, JO du 30 août 2019, textes n° 6 et 7. 
Etude de danger "light"

Un arrêté modificatif de l’arrêté du 7 avril 2017 précisant le contenu des études de dangers à produire à l'occasion de la mise en œuvre des ouvrages de prévention des inondations (dont les systèmes d’endiguement), dit "arrêté EDD", est paru au Journal officiel ce 3 août. Il allège les obligations des gestionnaires de systèmes d’endiguement, en rendant facultatif le scénario 4 de l’étude de dangers, scénario qui porte sur l’aléa de référence du plan de prévention des risques (PPR), quand il existe. Il n’y a pas lieu d’imposer à l’autorité "gemapienne" le coût d’une étude "qui n’a pas de lien direct avec l’objet même d’une étude de dangers et qui ne sert en fait qu’à la réalisation du PPR", explique le ministère de la Transition écologique. Ce scénario est malgré tout maintenu à titre facultatif, certains gestionnaires souhaitant conserver la possibilité de le réaliser. À cette fin, l'arrêté effectue une clarification de la rédaction du contenu attendu de ce scénario. Il est prévu qu’environ 300 systèmes d’endiguement soient approuvés dans les 3 prochaines années, conformément à la nouvelle réglementation sur les digues. On estime qu’environ la moitié de ces systèmes d’endiguement se situe sur un territoire couvert par un PPR. P. M.-L. / MCM Presse

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Publié le 2 Septembre 2019

 
Sécheresse : le gouvernement veut autoriser une soixantaine de retenues d'eau d'ici à 2022
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Anne Lenormand / Localtis avec AFP
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Environnement

France

 

Le gouvernement compte autoriser la mise en place d'une "soixantaine" de retenues d'eau sur le territoire entre 2019 et 2022 pour mieux gérer l'irrigation des terres agricoles, toujours plus affectées par les sécheresses, a indiqué ce 29 août le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume.

"On ne va pas regarder la pluie tomber du ciel pendant six mois et la chercher les six autres mois de l'année", a déclaré Didier Guillaume sur le plateau de CNews jeudi 29 août. Alors que 87 départements sont actuellement soumis à des mesures de limitation ou de suspension des usages de l'eau et que 20% du territoire est concerné par des mesures de crise, imposant l'arrêt des prélèvements non prioritaires (irrigation, arrosage des jardins, remplissage des piscines…),  le ministre de l'Agriculture s'est une nouvelle fois prononcé en faveur des retenues d'eau. "Il s'agit de capter l'eau de pluie, de la retenir dans des retenues 'collinaires', (...) pour pouvoir la restituer après dans les sols 'collinaires' lorsqu'il y a sécheresse", a-t-il expliqué.
Ces projets sont pourtant loin de faire l'unanimité et sont régulièrement attaqués devant les tribunaux administratifs par les associations de défense de l'environnement. Treize projets de "bassines" dans le département des Deux-Sèvres, deux en Charente-Maritime et un dans la Vienne sont notamment contestés aujourd'hui par des militants écologistes qui dénoncent un système pompant principalement les ressources des nappes souterraines et soutenant l'agriculture intensive. Mais Didier Guillaume a rappelé avoir, avec le ministère de la Transition écologique et solidaire, "obtenu une instruction arbitrée par le Premier ministre" pour "à nouveau faire des retenues d'eau". Le document signé en juin lors des Assises de l'Eau, mais jamais réellement médiatisé jusqu'à présent, définit l'objectif de parvenir à 60 retenues d'eau "d'ici à 2022", et "les instructions des projets vont démarrer en 2019", a précisé le cabinet du ministre dans la matinée de jeudi.

"Fausse bonne solution"

"C'est totalement irresponsable", a réagi Michel Dubromel, président de France Nature Environnement (FNE) qui avait participé aux Assises de l'eau. Ces dernières, organisées sous l'égide du ministère de la Transition écologique, "n'ont jamais validé cette orientation", a-t-il dit à l'AFP, y voyant une "fausse bonne solution". "Le message était un message de sobriété", a insisté Michel Dubromel, soulignant que des agriculteurs adaptent déjà leurs pratiques au réchauffement climatique.
"La retenue, ce n'est pas la panacée, ça ne permet pas d'éviter de se poser la question de la quantité et des usages. En revanche, c'est une réponse possible à un plan collectif entre agriculteurs, associations de défense de l'environnement, consommateurs, industriels, aux enjeux du besoin de mieux organiser la gestion de l'eau pendant l'année", a commenté pour sa part Emmanuelle Wargon à l'issue du troisième comité de suivi hydrologique de l'année qui s'est tenu ce 29 août. "Le ministère accepte le principe de retenues, mais dans ce cadre", a  ajouté la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique qui a elle aussi insisté sur la nécessité de la sobriété des usages de l'eau pour tous (secteurs agricole et industriel, collectivités, grand public).

"Projets de territoire"

Les retenues vont "se faire sur des projets de territoire discutés" avec les écologistes, a affirmé Didier Guillaume, appelant au "pragmatisme" pour que l'agriculture "soit résiliente et puisse avancer". Selon le ministre, les agriculteurs utilisent "30% de moins d'eau aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans" et sont toujours plus nombreux à s'engager dans la "transition agro-écologique". "Si on veut continuer à avoir une agriculture française, et ne pas importer (des produits agricoles, NDLR) dont nous ne voulons pas, alors il faut que l'agriculture française soit résiliente" a-t-il insisté.
En 2018, "plus de 200 millions d'euros" ont été versés aux agriculteurs au titre des calamités agricoles. "Ce sera sûrement pareil cette année, voire un peu plus" a dit le ministre. "La sécheresse de cette année est plus forte que celle de l'an dernier." Mais selon lui, "ça ne peut pas suffire". Un groupe de travail, dont les conclusions doivent être rendues "à la fin de l'année ou au début de l'année 2020", a été lancé "afin de mettre en place une assurance généralisée pour les agriculteurs", a-t-il rappelé.
Pour faire face aux conséquences des dernières sécheresses, la Commission européenne a de son côté validé le mois dernier le déblocage d'un milliard d'euros d'aides qui seront versées "de manière anticipée" aux agriculteurs en octobre au titre de la politique agricole commune (PAC). Les agriculteurs ont également obtenu des dérogations auprès de Bruxelles pour permettre, dans 69 départements, de faucher des jachères pour nourrir leurs animaux.

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Publié le 1 Septembre 2019

"Le changement climatique, ce n'est plus de la flûte" : en Creuse, la sécheresse fait des ravages et tourmente les agriculteurs

Depuis le 10 juillet, le département souffre d'un manque de précipitations sans précédent. Les agriculteurs donnent déjà les fourrages de l'hiver à leurs bêtes et la ville de Guéret n'a plus que trois mois d'autonomie en eau potable.

L\'étang des Landes, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse).
L'étang des Landes, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

Le plus vaste étang naturel du Limousin n'est plus. A Lussat, dans la Creuse, l'étendue d'eau de 100 hectares a laissé la place à une mare où pataugent encore quelques canards. "Ce sont les moins exigeants, mais cela devient critique, même pour eux", observe Philippe Moncaut, 57 ans, directeur de l'environnement au Conseil départemental. Les grues et les hérons qui peuplent habituellement cette réserve naturelle à la "biodiversité exceptionnelle" sont partis, remplacés par des limicoles. Avec leur long bec, ces petits échassiers blancs fouillent la terre craquelée à la recherche de vers ou de coquillages. Leur terrain de jeu s'étend chaque jour un peu plus, à mesure que se réduit celui des canards. "Ce qui nous a tués, c'est cet hiver très sec, alors que c'est normalement la période d'alimentation des cours d'eau. Nous avons un déficit hydrique de 200 mm depuis janvier, c'est absolument énorme", explique le fonctionnaire. La vidange, une procédure habituelle, n'a "pas aidé" non plus.

Mis à l'honneur par les caméras du 20 heures de France 2, l'étang des Landes est devenu le symbole de la catastrophe qui frappe la région. Depuis le 10 juillet, toute la Creuse est en crise sécheresse. Une situation qui en fait l'un des départements les plus touchés parmi les 87 concernés par des restrictions d'eau. Tous les prélèvements dans les rivières ou étangs sont interdits, ainsi que l'arrosage des jardins, pelouses, le lavage des véhicules, des trottoirs ou le remplissage des piscines. Le "château d'eau" de la région, qui ne dispose que d'une seule nappe phréatique en raison de son sol granitique, est devenu un puits sec. Les rivières se tarissent. Dans la commune voisine, la Voueize ne coule plus. "Ce n'est plus Chambon-sur-Voueize, c'est Chambon-sur-l'Oued", ironise la maire, Cécile Creuzon. "Avant, le changement climatique, c'était un peu de la flûte pour certains, analyse Philippe Moncaut. Aujourd'hui, ce n'est plus de la flûte et ça fait mal".

 

Le lit de la rivière Voueize, le 27 août 2019 à Chambon-sur-Voueize (Creuse).
Le lit de la rivière Voueize, le 27 août 2019 à Chambon-sur-Voueize (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

"C'est la misère" pour les éleveurs

Cette douleur, c'est d'abord celle des agriculteurs, qui représentent 23% de la population active du département. A quelques centaines de mètres de l'étang des Landes, Aurélien Desforges, 27 ans, nous emmène dans l'une de ses prairies. Comme la majorité de ses collègues creusois, le secrétaire général des Jeunes agriculteurs (JA), un syndicat proche de la FNSEA, fait du "bovin allaitant" : il ne vend pas de lait mais des bêtes, pour leur viande. L'été, ses vaches sont censées se nourrir d'herbe fraîche. "Normalement, on a de l'herbe jusqu'à la cheville, commente-t-il. Là, c'est jaune, ça craque sous les chaussures et la terre est plus dure sous nos pieds". Seuls les chardons apportent une touche de vert dans cette étendue jaunie. "Les seules plantes qui poussent sont celles que les vaches ne mangent pas", se désole le jeune homme.

 

Une prairie brûlée par la sécheresse et la canicule, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse).
Une prairie brûlée par la sécheresse et la canicule, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

Alors, pour nourrir les 160 vaches de l'exploitation qu'il gère avec son père et son frère, il a commencé à donner les stocks de fourrage de novembre dès le 10 juillet et achète des aliments complémentaires. "Cela représente un surcoût de 20 à 30 000 euros", a-t-il calculé. Une somme conséquente pour des exploitations déjà frappées par la sécheresse l'an passé. "C'est la misère. Je n'ai jamais vu une année comme ça. D'habitude, les sécheresses duraient du 15 août au 15 septembre", soupire Patrick Desforges, le père, installé depuis 1987. A ce surcoût en fourrage s'ajoute une surcharge de travail – quatre heures quotidiennes – et une dégradation de l'état des animaux. "Les vaches sont plus maigres et donnent moins de lait", constate Guillaume Desforges, le frère. Heureusement, leur exploitation élève également des poulets, peu affectés par la sécheresse.

A l'autre bout du département, les vaches limousines d'Olivier Thouret, 51 ans, porte-parole de la Confédération paysanne dans le département, tirent aussi la langue. A Soubrebost, le paysage est un peu plus vert. Mais même sur les premiers reliefs du plateau de Millevaches, l'eau manque. L'éleveur nous emmène dans un petit bois. Sous les arbres, une quinzaine de vaches sont rassemblées autour du râtelier alimenté en fourrage depuis début août. Le cours d'eau où elles s'abreuvent est à quelques dizaines de mètres. "Le niveau de l'eau a encore diminué, constate l'éleveur. Si cela s'arrête, je n'aurai pas 50 solutions, je prendrai sur le réseau d'eau potable". Une extrémité qu'il redoute tant il veut éviter d'entrer en concurrence avec la consommation humaine : "Les autres années, il n'y avait pas ce risque. Mais là, Guéret n'a plus que 100 jours d'eau du robinet".

 

Les vaches charolaises d\'Aurélien Desforges se nourissent déjà de foin, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse).
Les vaches charolaises d'Aurélien Desforges se nourissent déjà de foin, le 27 août 2019 à Lussat (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

Guéret va boire son étang

Ce chiffre choc, c'est le maire de la ville-préfecture qui l'a lâché sur franceinfo le 26 août. Michel Vergnier, 72 ans, dirige Guéret depuis 1998. Il n'avait jamais trop prêté attention au relevé quotidien de la consommation d'eau de ses administrés. Mais depuis le 10 juillet, il regarde les chiffres tous les jours. "Chaque jour, la production baisse et la consommation augmente, avec les retours de vacances", constate-t-il. A plein régime, lorsque les écoles sont ouvertes, il faut environ 3 000 m3 par jour pour désaltérer les Guéretois, alimenter leurs sanitaires et leurs machines à laver (98% de l'eau potable produite n'est pas bue). Faute de nappes phréatiques, la ville dispose d'une soixantaine de captages mis en place il y a une quinzaine d'années sur la colline du Maupuy et dans la forêt de Chabrières.

En installant ces captages, on pensait avoir réglé le problème pour cinquante ans.Michel Vergnier, maire de Guéretà franceinfo

Mais le débit de ces sources a baissé de 70%, pour ne fournir plus que 1 500 m3 en cette fin août. Grâce à la Gartempe, une rivière dont le niveau baisse également, la Saur, qui gère le réseau, parvient à acheminer 2 400 m3 d'eau par jour dans les robinets de la ville. "On parvient à fournir tout juste. Mais la semaine prochaine, avec la rentrée, ça ne passera plus", expose Michel Vergnier. Pour que l'eau continue à couler, Guéret va donc boire à nouveau son étang, quinze ans après avoir cessé de s'y approvisionner. Situé au sud de la ville, sur les flancs du Maupuy, le plan d'eau de Courtille est une base de loisirs et un lieu de baignade apprécié des Guérétois. Mais début septembre, la baignade y sera interdite. Les bouées licornes vont céder la place à la pompe mécanique installée par la Saur. L'ancienne station de traitement va être réactivée.

 

David Tonnelier, chef d\'agence de la Saur, présente le dispositif de pompage de l\'étang de Courtille, le 28 août 2019 à Guéret (Creuse).
David Tonnelier, chef d'agence de la Saur, présente le dispositif de pompage de l'étang de Courtille, le 28 août 2019 à Guéret (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

Après analyses, l'Agence régionale de santé a autorisé ce pompage, à condition que l'eau soit traitée et mélangée à celle des autres sources. "Pendant toute l'année, le Guérétois boit de l'eau de source. Aujourd'hui, il va boire un peu de l'eau de l'étang. Cela n'aura pas la même saveur, avec peut-être un goût de chlore ou de terre, mais ce sera sans danger", rassure Thierry Beyne, directeur régional de la Saur. Ce choix, anticipé depuis juin, va permettre à la commune de gagner du temps. Mais si la pluie ne revient pas de manière significative dans les trois mois, il faudra faire appel à des camions-citernes, une méthode qui fera mécaniquement augmenter le prix de l'eau. "Cela fait vingt-six ans que je fais ce métier, je n'ai jamais vu une situation comme ça, confie David Tonnelier, chef d'agence de la Saur sur le secteur. On voit bien que le réchauffement climatique a une incidence, que ça s'accentue et s'accélère".

La solution critiquée des barrages

Face à cette situation critique, Michel Vergnier en appelle à la responsabilisation des usagers et à de profonds changements dans la gestion de l'eau. Le maire de Guéret ne veut pas entendre parler d'"année exceptionnelle", "parce qu'elles se multiplient" avec le changement climatique. Il mise beaucoup sur le plan départemental actuellement à l'étude pour connecter les différents réseaux entre eux et souhaite des investissements de l'Etat. "Sur ce sujet-là, je n'accepterai pas qu'on s'abrite derrière l'argument financier. Ce ne serait pas raisonnable", prévient l'élu.

Dans sa ferme, Aurélien Desforges, lui, veut croire que cette sécheresse est cyclique. Mais il demande tout de même du changement. Comme le syndicat majoritaire FNSEA et le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, les Desforges sont favorables à la création de retenues pour stocker l'eau l'hiver. "Il faut retenir l'eau quand elle là", estime Patrick. Le gouvernement a d'ailleurs annoncé, jeudi 29 août, la création d'une soixantaine de retenues d'eau en 2019, malgré les critiques des associations environnementales et les réserves des scientifiques, qui pointent le risque d'évaporation. "De nombreuses études montrent que l'efficacité des barrages est très réduite pour les sécheresses longues", explique sur le site The Conversation la chercheuse en hydrométéorologie Florence Habets.

 

Olivier Thouret avec ses bêtes, le 27 août 2019 à Soubrebost (Creuse).
Olivier Thouret avec ses bêtes, le 27 août 2019 à Soubrebost (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

A la Confédération paysanne, Olivier Thouret est lui aussi circonspect. "Il faut voir au cas par cas. Mais quand il n'y aura plus d'eau, on fera quoi ? Quand le ministre dit qu'on a regardé l'eau tomber pendant six mois, ce n'est pas la réalité. Il n'a pas plu cet hiver en Creuse", tempête celui qui élève également des chèvres et des poules. Le quinquagénaire croit plus à un "changement de logiciel". "Avant, le modèle dominant, c'était la maximisation des rendements. Aujourd'hui, il nous faut le système le plus résilient possible", prône-t-il.

Je ne veux pas être dans la culpabilisation. C'est suffisamment violent, le changement climatique, pour ne pas en remettre une couche. Mais il faut que chacun accepte de changer.Olivier Thouret, éleveurà franceinfo

L'éleveur revendique d'avoir des vaches de la "gamme Clio plutôt que des Formules 1" de 500 kg : "J'ai des carcasses plus petites mais des vaches plus rustiques, qui acceptent mieux les conditions difficiles". Il milite aussi pour une agriculture reterritorialisée, émettant moins de carbone, aux antipodes de l'exportation encouragée par des traités de libre-échange avec le Canada ou le Mercosur.

Travailler mieux avec moins d'eau

Des convictions partagées par Perrine Tabarant et Adrien Denis, tous les deux âgés de 34 ans, maraîchers biodynamiques à Saint-Moreil et membres du même syndicat. En 2018, la moitié de leur chiffre d'affaires, 15 000 euros, s'est évaporée avec la sécheresse. En 2019, "notre capacité en eau est la même mais nous avons réfléchi à comment mieux travailler", explique la jeune femme. Le couple a investi 2 500 euros pour installer le goutte-à-goutte sur certaines de ses parcelles et a profité d'un surplus de foin pour pailler. Agenouillé au milieu de ses plants de poireaux, Adrien Denis nous invite à tâter la terre, fraîche et humide. "Ça fait pourtant un moment qu'on n'a pas arrosé", se félicite-t-il. L'an passé, rien n'avait poussé à cet endroit.

 

Adrien Denis montre le système de goutte-à-goutte et le paillage sur une parcelle de poireaux, le 28 août 2019 à Saint-Moreil (Creuse).
Adrien Denis montre le système de goutte-à-goutte et le paillage sur une parcelle de poireaux, le 28 août 2019 à Saint-Moreil (Creuse). (THOMAS BAIETTO / FRANCEINFO)

 

"On ne s'en sortira pas en faisant juste ça. Notre démarche est globale", insiste néanmoins Perrine Tabarant. Ils travaillent également à améliorer la fertilité des sols et à habituer leurs semences à pousser en conditions sèches. Ils confectionnent avec soin leur compost et veillent à l'autonomie de leur ferme de 10 hectares. "Nous voulons créer de la robustesse écologique et économique", résume la docteure en agronomie. Au-delà des murs de leur ferme, Perrine Tabarant aimerait que l'on réfléchisse à un revenu minimum pour les agriculteurs : "Soulageons le paysan économiquement pour que chacun puisse prendre les bonnes décisions".

Assis sur un banc, Philippe Moncaut regarde l'étang des Landes. Lui aussi estime qu'il faut s'adapter à cette situation qui risque de se répéter. "Il faut sortir la tête de la vase. On peut se dire que ça va passer et que le plan d'eau redeviendra comme avant. Mais il est probable que non", développe le directeur de l'Environnement au Département, qui gère la réserve naturelle. Il ne pense cependant pas que l'étang puisse disparaître pour de bon. "Ce ne sera plus le même", souligne-t-il tout de même, en pointant le changement dans les populations d'oiseaux. "La nature a une très forte résilience", rappelle-t-il. Avant de glisser : "L'espèce qui aura le plus de mal à s'adapter, c'est l'homme. Ce sera la première à disparaître parce qu'elle est complexe et dépendante"

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Rédigé par jojo

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Publié le 31 Août 2019

Du pont des Biards, il est facile de constater les évolutions des bancs d'alluvion qui apparaissent sur la Sélune. (Des prises de vues périodiques mettent en lumière des phénomènes intéressants).
Un seul mot vient: non pas canoë ou kayaks comme ceux qui voyaient déjà les vacanciers descendre la Sélune de Saint Hilaire à la mer non un mot qui est brandit par ceux qui ont le souci de notre patrimoine commun l'eau et la biodiversité lors des sécheresses: ETIAGE.
Au regard de l'article qui suit, le silence de la fédération de pêche de la Manche et de l'inénarrable Jean Paul Doron met en exergue, s'il le fallait encore, le curieux pour ne pas dire le suspect comportement dans la prise en compte de la gestion de l'eau dans le dossier des barrages.
Pour ceux qui penseraient que le Beuvron n'est pas concerné, longez de Ducey à la limite de Saint James......

 

Sécheresse : le gouvernement fait une entorse à l'obligation de débit minimal des cours d'eau

Alors que la sécheresse continue à sévir en France, le gouvernement publie un décret qui instaure une nouvelle dérogation à l'obligation de débit minimal des cours d'eau. Au grand dam des naturalistes et des fédérations de pêche.

La sécheresse continue à sévir en France malgré des précipitations un peu plus fréquentes au mois d'août. Ainsi, à la date du 16 août, le site Propluvia recensait 85 départements faisant l'objet de restrictions d'eau. Au niveau des nappes phréatiques, le BRGM constatait le 13 août des niveaux globalement très inférieurs à ceux de 2018 à la même époque. Est-ce pour faire face à cette situation de pénurie, et à la grogne des organisations agricoles, que le gouvernement a discrètement publié le 6...
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 31 Août 2019

Rédigé par jojo

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Publié le 30 Août 2019

AVIS DE TEMPÊTE SUR LA VALLÉE DE LA SELUNE !!!

La rumeur gonfle de jour en jour !

Il paraitrait ... ? que les 4 hommes travaillant sur le site de démolition du barrage de Vezins en qualité de vigile, qui devaient assurer la surveillance du chantier et d'empêcher toute intrusion, les nuits et les week-end, auraient été licenciés le jour pour le lendemain.

Ces personnes ne seraient pas payées ... ? depuis déjà quelques mois et se retrouveraient en situation très précaire.

Une solidarité est entrain de d’organisé par la population en leur apportant de la nourriture et des biens de première nécessité.

Les instances responsables et les élus ont étaient saisies de cette malheureuse affaire.

Les jours prochain nous devrions avoir d'autres informations qui vont donner un éclairage plus précis.

Quoi qu'il en soit le feuilleton de la destruction du barrage de Vezins n'a pas fini d'avoir d'autres rebondissements.

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Commentaires
 
  • Thierry Besson L'esclavage n'est pas mort , la preuve . Quelle honte !! Et l'employeur ? quelqu'un a le nom de l'employeur ?

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Août 2019

Une étude internationale montre l'impact du changement climatique sur les crues

Les débits de crue augmenteraient dans le nord-ouest de l'Europe alors qu'ils diminuent dans le sud et l'est du continent, influencés par le changement climatique : ce sont les constats d'une étude internationale publiée dans la revue Nature mercredi 28 août.

Les chercheurs ont évalué les données de 3.738 stations hydrométriques en Europe sur une période de 50 ans (1960-2010).

"En Europe centrale et dans le nord-ouest - entre l'Islande et l'Autriche -, le débit des crues augmente du fait d'une hausse des précipitations et d'une humidité accrue des sols. A l'inverse, l'amplitude des crues diminue dans le sud de l'Europe car le changement climatique induit une diminution des précipitations et une augmentation des températures causant une augmentation de l'évaporation de l'eau dans les sols, explique l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea), qui a participé à l'étude. En Europe de l'est, qui bénéficie d'un climat plus continental, le débit des crues diminue également à cause de chutes de neige plus faibles en hiver associées à des températures plus hautes".

En ce qui concerne la France, les chercheurs ont constaté de la même manière une tendance à l'augmentation des crues au nord (jusqu'au bassin versant de la Loire) tandis qu'au sud (hors Alpes), ils ont observé une diminution. "Cependant, les crues des petits cours d'eau et le risque d'inondation par ruissellement peuvent être plus importants à cause de l'augmentation de la fréquence des orages", complète l'Irstea.

Le changement du débit des crues n'est pas négligeable : la diminution du niveau des crues peut atteindre 23% et l'augmentation jusqu'à 11% sur l'ensemble du continent européen.

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Rédigé par jojo

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