Publié le 8 Octobre 2020

Climat. L’Europe va-t-elle taxer la finance ?

Pour répondre à la crise économique, liée au Covid, et climatique, le Parlement européen mise sur les 50 milliards de la Taxe sur les transactions financières. Reste à convaincre les dirigeants…

Cette vue aérienne montre la terre craquelée du lit du Doubs asséché, le 15 septembre 2020, à Villers-le-Lac.
Cette vue aérienne montre la terre craquelée du lit du Doubs asséché, le 15 septembre 2020, à Villers-le-Lac. | SÉBASTIEN BOZON, AFP
 
 
Partagez
  •  
  •  
  •  

Cette semaine, le Parlement européen a du pain sur la planche, à Bruxelles, plutôt qu’à Strasbourg, Covid oblige. Les élus doivent adopter la loi climat, qui encadrera juridiquement le Pacte vert. Elle imposera à l’Union européenne l’obligation légale de devenir neutre sur le plan climatique d’ici à 2050. Les débats ont lieu mardi 6 octobre, le vote mercredi 7 octobre.

L’issue ne fait pas de doutes. L’UE devrait se doter de sa loi climat. Mais l’argent sera-t-il suffisant pour financer cette transition écologique et énergétique qui nécessitera des centaines de milliards d’euros ? De l’argent, il y en a, mais il s’agit surtout d’emprunts, qu’il faudra bien rembourser un jour, annonce l’économiste et eurodéputé français Pierre Larrouturou.

En septembre, les parlementaires ont aussi adopté un petit paquet de mesures pour trouver des ressources propres à l’Union européenne. Aussi, la Taxe sur les transactions financières fait son grand retour. En son temps, 2011, déjà, elle était chère à un autre député français, de droite, Alain Lamassoure. Le budget de l’UE repose à 75 % sur une somme globale versée par les États, disait-il à l’époque. Une taxe sur la finance permettrait de dégager cinquante milliards d’euros.

 

Quels moyens ?

Cette somme est désormais sur la table des chefs d’États, attendus pour un sommet historique les 15 et 16 octobre. Ils devront à la fois voter la nouvelle ambition climatique de l’Union, et aussi les moyens de l’obtenir avec le plan de relance, le budget pluriannuel qui financera les prochaines politiques sur sept années. Le Parlement européen obtiendra-t-il ses 50 milliards ?

 

Ça ne semble pas parti pour. Pierre Larrouturou dénonce le manque d’ambition de la France, voire son double discours, avec une Taxe sur les transactions financières minorée ; Bercy répond qu’il existe des pays pire. Sur 27 États membres, dix-sept y étaient encore opposés avant la crise du Covid.

Le Parlement européen a engagé un bras de fer avec le Conseil. Il ne reste plus que quelques jours pour convaincre les dirigeants…

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 8 Octobre 2020

Intempéries dans les Alpes-Maritimes : 55 communes en état de catastrophe naturelle
 

Avant la visite du président de la République auprès des sinistrés de la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes, Gérald Darmanin a annoncé en conseil des ministres ce 7 octobre la reconnaissance de 55 communes en état de catastrophe naturelle. Ce même jour, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a évalué à un milliard d'euros les travaux de reconstruction des infrastructures essentielles dans les trois vallées ravagées par les intempéries du 2 octobre.

Dans une communication en conseil des ministres ce 7 octobre, avant le départ du président de la République dans les vallées de l'arrière-pays niçois dévastées par la tempête Alex, Gérald Darmanin a annoncé la reconnaissance de 55 communes en état de catastrophe naturelle pour les phénomènes inondation, vague et submersion marine et la parution de l'arrêté de reconnaissance ce 8 octobre au Journal officiel. Le ministre de l'Intérieur a aussi indiqué qu'un travail d'évaluation des dégâts subis par les collectivités a été lancé "afin d'évaluer l'aide que devra leur apporter l'État via la dotation de solidarité en faveur de l'équipement des collectivités territoriales", selon le communiqué du conseil des ministres. Celui-ci ajoute sans plus de précisions que "d'autres mécanismes seront mobilisés au profit des collectivités, des entreprises et des particuliers." "Compte-tenu de l'ampleur des dégâts, un sous-préfet chargé spécifiquement de l'appui interministériel aux zones sinistrées sera nommé très prochainement", a en outre annoncé le ministre.

Mobilisation des moyens de secours

Gérald Darmanin a rappelé le lourd bilan humain de ces intempéries (quatre victimes à ce stade, huit personnes portées disparues et treize supposées disparues) et la mobilisation des moyens de secours. 800 sauvetages et mises à l'abri ont été effectués, 1.490 personnes ont été évacuées par hélicoptère, 700 accueillies dans des centres d'hébergement d'urgence. Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) des Alpes-Maritimes a mobilisé 551 sapeurs-pompiers, la gendarmerie nationale 324 militaires. 184 sapeurs-pompiers ont été engagés en renforts zonaux et 220 depuis le niveau national (formations militaires de la sécurité civile). 15 hélicoptères ont aussi été déployés et 109 militaires de l'armée de terre sont engagés au titre du génie. Le pont aérien en place depuis l'aéroport de Nice permet de réaliser aux moyens d'hélicoptères les rotations nécessaires à l'évacuation des sinistrés et aux transports de matériels entre le littoral et l'arrière-pays, a encore rappelé le ministre de l'Intérieur.
Dans les trois vallées - la Roya, la Vésubie et la Tinée – ravagées par les crues du 2 octobre, les maisons ont été englouties ou éventrées par dizaines et des infrastructures essentielles – eau potable, distribution de l'électricité, routes – sont dévastées. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, a annoncé ce 7 octobre, en se fondant sur des estimations du préfet, que les travaux de reconstruction de ces infrastructures sont estimés à un milliard d'euros.

Problèmes d'alimentation en eau

L'eau constitue l'urgence absolue. Dans les vallées de la Vésubie et de la Tinée, 60% des habitants ont des problèmes d'alimentation en eau. "La remise en état des installations demandera plusieurs semaines, voire plusieurs mois", prévient la métropole Nice Côte d'Azur dont elles dépendent. Coût estimé des travaux : 40 millions d'euros. Outre six usines et trois réservoirs à reconstruire, plus de 25 kilomètres de réseaux d'eau potable ont été détruits dans ces deux vallées. Des palettes de bouteilles d'eau et des citernes pallient l'urgence. Même situation pour les eaux usées, avec au moins quatre stations d'épuration à reconstruire et 10 kilomètres de réseau dans la Vésubie et la Tinée.
La vallée de la Roya voisine n'a pas été épargnée non plus : à Saorge par exemple, l'arrivée d'eau principale passe par un vallon "défoncé en plusieurs endroits", selon un employé municipal qui a travaillé à remplir le bassin général du village avec l'eau d'une autre source. Cette eau n'ayant pas été analysée, le village dépend lui aussi de la livraison de bouteilles pour boire.

Dégâts routiers colossaux

Le coût est aussi colossal pour les routes qui ont subi des dégâts impressionnants. La route dans la Roya, qui part de la côte italienne, à Vintimille, n'est plus qu'une série de pointillés à flanc de montagne : "Une dizaine de ponts se sont écroulés, il y a 35 kilomètres de routes à reconstruire, c'est un truc de fou", a indiqué à l'AFP le président LR du conseil départemental, Charles-Ange Ginésy. Dans la Vésubie, 25 à 30 kilomètres de routes et trois ponts sont aussi à rebâtir, et d'autres travaux doivent être menés dans la Tinée ou la plaine du Var, détaille la métropole Nice Côte d'Azur. Il s'agit probablement du chantier le plus cher avec un coût estimé à près d'un milliard d'euros - 500 millions pour le département et 435 millions pour la métropole.
Côté transport ferroviaire en revanche, les infrastructures ont mieux tenu. Entre Nice et Breil-sur-Roya, la circulation a repris normalement depuis lundi, selon la SNCF. Depuis mercredi, un train de marchandises doit partir chaque jour de Nice jusqu'à Breil-sur-Roya et transporter 10 à 12 tonnes de denrées. La ligne est en revanche coupée par des éboulements et des coulées de boue sur 27 km entre Breil et Tende. Sur cet axe, une portion a été rétablie jusqu'à la première gare de Fontan-Saorge pour une circulation "technique".

Réseau de distribution d'électricité emporté

Le réseau de distribution d'électricité a quant à lui été "en grande partie emporté avec les routes et les ponts", a précisé à l'AFP Marianne Laigneau, présidente du directoire d'Enedis, gestionnaire du réseau. Plus de 100 groupes électrogènes ont été acheminés afin que chaque village ait au moins un point d'alimentation. Dans un second temps, il faudra tirer des câbles pour assurer une alimentation provisoire, avant de tout remailler, un chantier de plusieurs mois, selon Enedis. Mercredi matin, quelque 3.000 foyers restaient privés d'électricité, contre 15.000 au plus fort de la crise. Côté production, les deux centrales hydroélectriques les plus impactées sont à Roquebillière et Breil-sur-Roya, selon EDF. Les 12 autres centrales et 11 barrages des trois vallées sont à l'arrêt.

Rétablissement progressif des communications

Après un week-end sans communications, le réseau se rétablit progressivement depuis dimanche. Les opérateurs visent un retour à la normale pour le plus grand nombre d'ici la fin de semaine. Même si les antennes-relais, situées en hauteur, ont été moins touchées par les crues, la majorité des 43 qu'utilisent SFR et Bouygues restent hors service. Chez Orange, le réseau de fibre optique a été sérieusement endommagé.
Mardi soir, l'opérateur estimait que les réseaux fixes, internet et mobiles fonctionnaient "à plus de 80%" dans la vallée de la Tinée. Dans la Roya, toujours selon Orange, le téléphone mobile fonctionnait de nouveau dans quatre communes, et internet était de retour "partiellement" à Breil-sur-Roya. Dans la vallée de la Vésubie, "les travaux sont encore plus complexes" selon l'opérateur, même si le réseau mobile fonctionnait sur une partie du village de Saint-Martin-Vésubie.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 7 Octobre 2020

Régies et SEM de l'eau : des gestionnaires publics plongés dans leur avenir
 

C’est sur fond de crises successives - confinement durant lequel il a fallu maintenir à flot les services, puis sécheresse estivale suivie de "joutes capitalistiques" entre Veolia et Suez - que les gestionnaires publics de l'eau ont tenu début octobre leurs premières rencontres nationales. Outre valoriser l’alternative que les régies publiques, mais aussi les sociétés d'économie mixte ou sociétés publiques locales de l'eau, incarnent face aux majors et délégataires du secteur, ils ont tenu à rappeler que l’eau n’est pas un bien comme les autres et qu'eux "n'ont rien à vendre et agissent au coeur d'un maillage partenarial étroit qui leur permet de s'adapter aux enjeux locaux". Il fut aussi question de solidarité et d'animation territoriales, de prospective et de la place des usagers dans cette gestion devant devenir, comme le défend France Eau publique, à l’initiative de l'événement, "une cause nationale". 

Le souvenir, encore vif, de l’épisode de sécheresse estivale était palpable parmi les 250 participants ayant assisté, à la fois en présentiel et à distance, à la première édition des rencontres nationales de l’eau publique qui s’est tenue le 1er octobre à l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), à Paris. "Dans mon département et dans d’autres, la sécheresse a fait souffrir les cours d’eau", relate Christophe Lime, président du réseau de collectivités et d’opérateurs publics de l'eau France Eau publique (FEP), qui a organisé l’événement. Cet adjoint au maire de Besançon (Doubs), en charge depuis vingt ans du sujet, parle volontiers en d'autres occasions de sa ville reconnue pour avoir su protéger en amont les cinq sources (un affleurement, trois puits, un prélèvement dans la rivière la Loue) qui alimentent en eau, après traitement, ses habitants. Des ressources désormais interconnectées, si une pollution advient ou en cas de rupture du réseau, la précieuse manne ne serait pas interrompue : rééquilibrage et secours sont possibles. "C’est que l’eau est bien un levier de cohésion entre les territoires, qui emporte des enjeux de partage et de gouvernance", est intervenue en vidéo la ministre Jacqueline Gourault.

Projections d'eau

La politique de l’eau touche à l’environnement, à l’agriculture, à l’aménagement du territoire... "Sa gestion publique répond au besoin d'un sens commun, de se projeter sur cinq, dix voire quinze ans. En la matière, il faut se donner le temps de bien faire les choses. Et, à plus court terme, réfléchir aux bonnes pratiques nées de la crise sanitaire qui sont à pérenniser", ajoute Christophe Lime. "Cette gestion publique de l'eau nécessite de se projeter, d’où la stratégie 2100 suivie dans l'Aube par notre syndicat. Car aujourd'hui c'est une chose, mais demain, comment s’adapter au changement climatique et garantir avec des interconnexions cet approvisionnement en eau ?", rebondit Nicolas Juliet, maire de Saint-Lupien et président du syndicat SDDEA. 

Solidarités et gouvernance

Autour de l'eau, les exemples de solidarités territoriales et mutualisation des moyens ne manquent pas. Dans ce recueil (téléchargeable en bas de page), des membres du réseau FEP livrent des illustrations de ce que ces notions recouvrent. Outre les 49 communes de la métropole niçoise, la régie Eau d’Azur, qui a progressivement élargi son périmètre à la faveur des échéances de délégations de service public, alimente ainsi en eau traitée la principauté de Monaco, "jusqu’aux deux tiers de sa consommation en plein pic estival", illustre son président Hervé Paul, par ailleurs maire de Saint-Martin-du-Var. Pour approvisionner les citadins, l’eau souterraine peut être puisée jusqu’à 150-200 km des villes. C’est le cas à Paris, où la plus grande régie publique de l'eau de France est implantée sur cinq régions et plus de 300 communes, avec qui il faut nourrir un dialogue et des coopérations constantes. De même dans le département du Nord où un syndicat intercommunal couvre 750 communes et s’apprête à voter en décembre son budget en associant au mieux leurs élus. Un sens de la gouvernance qui force le respect ! 

Des atouts à valoriser

"Entretenir ces liens de proximité avec l’échelon communal, innover dans la gouvernance pour que chacun trouve sa place dans une gestion à l’écoute des besoins des territoires, telle est la ligne de conduite de notre syndicat mixte qui a bien grandi en cinq ans", appuie Jacques Sabourin, vice-président de Eaux de Vienne-Siveer (7 EPCI et une centaine de collectivités adhérentes). Des orientations, des constats qui semblent contredire le reproche, souvent entendu, d’une rigidité de fonctionnement propre aux régies. "Pour sortir de cette étiquette "plan-plan", nous devons être encore plus exigeants, valoriser notre atout d'une vision à long terme, d’un projet d’investissement pour les territoires au croisement des enjeux d’agriculture, de biodiversité et de coopération territoriale", conseille Hervé Paul. 

Associer l'usager

Cette recherche de souplesse, sur le plan juridique, était au cœur des discussions qui ont nourri il y a dix ans la loi pour le développement des sociétés publiques locales (SPL). Entre régie et délégataire, une troisième voie est en effet possible, les sociétés d'économie mixte (SEM) ou SPL de l'eau. L'une des pionnières est Eau du Ponant, créée par Brest Métropole (Finistère) et trois syndicats d'eau à la faveur de la fin de leurs contrats de délégation respectifs. Cette SPL vante l’intérêt qu’il y a d’élaborer un schéma directeur, en y associant de nombreux acteurs locaux publics et privés, pour faire rentrer la problématique de l’eau dans celle de l’aménagement urbain, du tourisme, etc. Pour faire participer la société civile à sa gouvernance, elle a mis en place un conseil de l’eau. Eau de Paris envisage également un tel dispositif, un comité des usagers "intégré au processus d’élaboration des décisions". Un budget participatif eau y est aussi à l’étude.  Un tournant à ne pas rater : "Car tout porte à croire que l’eau change de statut, elle se transforme, se pare d'une valeur sociétale. Plus qu'un partenariat, c'est de la coopération qu’il faut et intégrer les entreprises, les associations et les usagers dans la mise en oeuvre mais aussi dans la conception des services eau", conclut Emmanuel Dupont, expert en transformation de l’action publique à l’ANCT. 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 6 Octobre 2020

Après l'inondation mortelle de 2018, des aménagements de l'Iton sont en cours dans le sud de l'Eure

Un véritable déluge s'était abattu en juin 2018, près de Breteuil, dans le sud de l'Eure, provoquant la mort d'une personne et d'importants dégâts. Pour ne plus revivre cette tragédie, des travaux sont menés actuellement sur la petite rivière Iton. 

Inondation à Breteuil (Eure) en juin 2018
Inondation à Breteuil (Eure) en juin 2018 • © FranceTélévisions

 Une nuit de déluge 

Des trombes d'eau qui s'abattent en quelques heures, des centaines de maisons inondées, des routes impraticables, une trentaine de familles sinistrées à reloger en urgence, environ 600 sapeurs-pompiers mobilisés... Les habitants de Breteuil,  ne sont pas près d'oublier cette nuit du 4 au 5 juin 2018. 200 milimètres d'eau étaient tombés en 5 heures. 

Les gens qui ont été inondés sont traumatisés à vie ! Dès qu'on annonce la pluie, ils ont peur !

Gérard Chéron, maire de Breteuil


6 semaines de travaux sur 2 kilomètres

Près de Breteuil où la rivière Iton gorgée d'eau avait tout emporté sur son passage, techniciens et élus arpentent le terrain pour entretenir le cours d'eau et ses berges. Ils ont repéré l'une des causes de l'inondation. Un bras de l'Iton entre Breteuil et La Guéroulde n'avait quasiment pas été entretenu depuis au moins 30 ans. Beaucoup de bois obstruaient un petit cours d'eau le Ruel, et ce bras forcé de la rivière Iton.
 

Au regard du phénomène climatique, je ne sais pas si on pourra tout prévenir. On met en oeuvre des moyens pour éviter que des phénomènes comme ça prennent de l'ampleur et soient catastrophiques pour les vies humaines.

Marcel Sapowicz, maire de Portes

Des aménagements sur l'Iton pour ne plus revivre l'inondation mortelle de 2018, dans l'Eure
​​​​​​​

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 6 Octobre 2020

5 400
milliards de dollars par an d'ici 2070
C'est le coût des dommages économiques et non économiques (environnementaux…) si la lutte contre les changements climatiques ne s'accélère pas, selon un nouveau rapport du Carbone Disclosure Project et de l'University College London. « En revanche, un scénario conforme à l'accord de Paris - où les températures sont maintenues à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels - fait que ces dommages culminent à 1 800 milliards de dollars US par an en 2070 », analysent-ils.

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 6 Octobre 2020

Intempéries dans les Alpes-Maritimes : maires ruraux et départements affichent leur solidarité
 

L'Association des maires ruraux de France et l'Assemblée des départements de France (ADF) ont exprimé leur solidarité avec les élus et le département des Alpes-Maritimes touchés par des crues meurtrières qui ont ravagé ce 2 octobre de très nombreux villages de l'arrière-pays niçois.

Personnes portées disparues, maisons et bâtiments totalement détruits, routes coupées, ponts brisés, foyers sans électricité… le bilan de la tempête Alex qui a frappé avec une extrême violence l'arrière-pays niçois, notamment les vallées de la Vésubie et de la Roya, ce 2 octobre, reste encore très provisoire et menace de s’alourdir au fil des jours.
Selon des chiffres communiqués lundi en fin d’après-midi, les inondations ont fait quatre morts en France. Mais ce lundi après-midi, huit personnes étaient toujours portées "disparues" côté français et treize autres étaient "recherchées" car elles n'ont pas donné de nouvelles depuis vendredi soir, même si aucun témoin ne les a vues tomber à l'eau. "La priorité est d'évacuer les personnes qui veulent quitter ce théâtre de guerre dans lequel ils vivent depuis deux jours", a commenté auprès de l'AFP le préfet Bernard Gonzalez évoquant des paysages dignes d'"un bombardement". Quelque 400 personnes ont été évacuées par hélicoptère depuis le début de la mise en place d'un pont aérien, selon la préfecture.
Dans un communiqué diffusé ce 5 octobre, l'Association des maires ruraux de France a exprimé sa "profonde solidarité" avec les élus du département et appelé à faire un don sur le compte de la Croix Rouge ouvert à cet effet "pour concentrer les efforts sur les besoins de premières urgences pour les populations sans abris et affectées par la perte de leurs biens matériels".
L’Assemblée des départements de France (ADF) a aussi exprimé sa "profonde solidarité pour les Alpes-Maritimes" et salué "la mobilisation de nombreux départements qui ont d’ores et déjà annoncé leur soutien". "Dans un tel contexte, soutenir le département des Alpes-Maritimes est une urgence nationale, appelant à la solidarité du gouvernement et de tous les acteurs territoriaux", souligne l'ADF dans un communiqué.
"Plus que jamais, nous devons nous montrer unis face à cette épreuve, afin de venir en aide rapidement aux personnes sinistrées, et trouver des solutions concrètes pour soutenir le département des Alpes-Maritimes dans sa reconstruction. Nous relayons l’appel à la solidarité nationale afin de rassembler toutes nos forces, celles des collectivités, départements, régions, du gouvernement", a commenté son président, Dominique Bussereau.

 

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 5 Octobre 2020

 
sélune 04 10 2020
Le travail publié début octobre 2020 par l’association Entre Lac et Mer sur l’historique des crues de la Sélune au XIXème siècle tombe bien pour ouvrir ou rouvrir plusieurs pistes . Mais aussi pour conforter la possibilité de réfléchir loyalement à partir de la catastrophe qui se passe actuellement au sud de notre pays.
Pour aider ceux et celles qui sont frappés en ce moment dans les Alpes-Maritimes, la mobilisation générale est incontestable. Cette réaction est extrêmement rassurante sur la santé de notre société : voisins, élus, pompiers, gendarmes, préfets, services publics, entreprises , chacun paye de sa personne pour porter secours , avec d’autant plus de modestie qu’on sent bien que les actions pourraient ne pas être entièrement couronnées de succès compte tenu de la violence des évènements. Et ils nous parlent de la situation sans euphémisation alors que pourtant les dangers ne sont pas sous contrôle – en réalité, sans euphémisation justement parce que les dangers ne sont pas sous contrôle. Alors, que dire , sinon respect , solidarité et bon courage.
Mais le travail documentaire sur la Sélune nous rappelle à temps que les risques naturels que nous devrons maîtriser durablement comprennent à la fois des catastrophes extrêmes et à la fois des évènements moins immédiatement graves mais très fréquents et donc peut-être encore plus destructeurs de notre vie collective.
Sur le petit fleuve côtier normand, la crue de 1910 avait longtemps été perçue comme « le » phénomène rarissime, d’autant que cette année-là Paris subit effectivement une « crue centennale ». Tout confirme aujourd’hui que sur la Sélune 1910 n’était pas une « crue centennale » mais, en même temps, les « tranches de vie » et images correspondant aux crues et débordements du XIXème siècle montrent aussi les conséquences sérieuses de crues qui ne dépassaient pourtant pas le calibre biennal ou décennal : que dire de la prévention de leur retour ou de la mitigation des impacts qu’il entraînerait? Prétendre que la gestion directe du risque centennal (PPRI, régime d’indemnisation des catastrophes naturelles,…) serait par nature « inclusive » de la réponse appelée par les « petites crues » est une tentation qui ne trompe plus grand monde : alors, que faire ?
Pour la région parisienne, après 1910, la régulation des évènements quinquennaux ou décennaux, étiages et crues, a fait l’objet d’actions très lourdes, avec par exemple la création des lacs de Champagne ou la préservation des ouvrages du Morvan – et la démarche n’est pas achevée un siècle après la catastrophe , d’autant qu’elle ne va pas sans tensions comme dans le cas de la Bassée (on peut relire utilement à cet égard « le mal français » ou le travail de la Commission du Débat Public). Ces ouvrages auraient certes un effet modeste sur la « crue centennale » mais on ne conteste plus guère les bénéfices quant aux conséquences des évènements 10 ou 20 fois plus fréquents !
Sur la Sélune, le travail de Ronan Leclair que cite l’association Entre Lac et Mer dit avec justesse les séquences successives de la perception de la fonction des 2 barrages construits depuis un siècle , avec des moments savoureux comme « que se passerait-il en cas d’accident sur le grand barrage ? » ou « la consigne en cas de crue d’égaliser les débits sortants sur les débits entrants était-elle une réponse nécessaire et suffisante aux fautes de pilotage comme celle de 2000 ? » ou « faut-il mettre l’accent sur l’amont du grand lac ou sur la basse vallée ? »
L’Etat ayant pris l’initiative de supprimer le grand barrage dont il était propriétaire, chacun attendait qu’il prenne en même temps l’initiative des actions nécessaires pour maîtriser ou compenser l’augmentation du risque des « petites crues » qui en résultera à l’aval : la documentation publiée par Entre Lac et Mer montre bien que les références à prendre sont la situation qui existait avant la création de cet investissement et non les considérations discutables sur la manière dont ont été gérées ensuite ses différentes « vocations » et leurs contradictions (« études peu convaincantes », écrivaient les inspections générales en 2015). L’Etat ni Seine Normandie n’ont jusqu’à présent pris l’initiative nécessaire, au motif que la suppression n’aurait pas de conséquences sur la « crue centennale ». Il faut redouter que la lumière mise sur les « grandes crues » par la catastrophe de début octobre en Provence ne rende plus difficile le renversement de cette négligence à l’égard des « petites crues » : pourtant, si rien n’est fait pour rendre résiliente la vallée de la Sélune, quelles polémiques ne viendrait pas déclencher une « petite crue » de calibre biennal qui se produirait en Normandie au printemps 2021 ou 2022, deux ans après la destruction de Vezins ? Une leçon immédiate à tirer de tout cela serait de prendre conscience de la nécessité de mieux anticiper, l’Etat devant engager au plus vite tout ce qui est nécessaire pour compenser les conséquences de la suppression de Vezins sur chacune des constructions publiques et privées de l’aval, regarder loyalement la possibilité de conforter la Roche qui Boit comme « infrastructure de protection» mais aussi s’assurer qu’un gel de quelques trimestres soit bien mis à profit pour que chacun ait tous les moyens de former son jugement. Il y aurait beaucoup de danger à ce que ceux - particuliers, agriculteurs ou entreprises - dont les biens ou les activités seraient affectés par un retour au régime des crues du XIXème siècle ne demandent pas au plus vite que les plannings et budgets de la suppression de Vezins incorporent sans tarder les actions de prévention et de protection contre les « petites crues » .
 
 
 
 
 
ntS2i ponsoolcdgogtrmfeofbredc, 2d2tdo:oS35
 
Il ne faut pas confondre : en 1910, Paris éprouve les conséquences d’une crue centennale de la Seine mais cette année-là, pour la Sélune, la crue n’atteint pas le niveau « centennal »

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 4 Octobre 2020

De : LES AMIS DU BARRAGE <lesamisdubarrage@gmail.com>
Envoyé : dimanche 4 octobre 2020 14:06
À : Les Amis du Barrage <lesamisdubarrage@gmail.com>
Objet : Assemblée générale

 

Bonjour à tous,

J’ai le plaisir de vous confirmer que notre Assemblée générale se tiendra jeudi 29 Octobre 20H30 à la salle de l’Espace culturel d’Isigny-le-Buat.

Ordre du jour :

-       Bilan financier

-       Rapport moral (Analyse de la situation / Avancement des travaux / Évolution du dossier et de nos actions judiciaires)

-       Renouvellement du Tiers sortant

-       Pourquoi sauver le barrage de la Roche Qui Boit et son lac ?

-       L’avenir de la vallée

-       Paroles d’élus

-       La parole au Public

-       Conclusion

 

IMPORTANT :

Compte tenu de la situation, le nombre de personnes présentes sera limité à 115 au total, en fonction du protocole sanitaire mis en place par la municipalité et que nous nous engageons à respecter strictement pour la sécurité de tous.

Déduction faite des membres du Conseil d’administration, des élus et des journalistes, 90 places sont disponibles.

Le port du masque est obligatoire et le respect des gestes barrières est de rigueur.

Il est impératif que les personnes désirant participer s’inscrivent sans attendre en appelant le 07 80 38 06 31 ou par mail à lebeurrierjacqueline@gmail.com .

Merci pour votre compréhension.

Dans l’attente du plaisir de se revoir et bien cordialement,

John KANIOWSKY

     Président

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 22 Septembre 2020

informations

Bonjour,

Comme vous le savez, le barrage de VEZINS a été détruit, sans que le rouleau compresseur étatique n’ait pu être stoppé, ni même ralenti, dès que le ministre HULOT se soit prononcé en faveur de la démolition des ouvrages hydrauliques de la Sélune.

La Justice qui met d’ordinaire quinze mois pour audiencer une telle affaire en appel, vient de décider de raccourcir le délai habituel. Alors que nous attendions une convocation dans le courant du mois de Mars, la Cour administrative d’appel de NANTES examinera notre recours le 6 Octobre prochain.

La Cour rendra son arrêt dans un délai de trois semaines.

Pour le cas où il ne nous serait pas favorable, nous envisageons d’autres actions pour tenter de sauver le barrage de LA ROCHE QUI BOIT et son lac.

Nous prévoyons de tenir notre Assemblée générale le jeudi 29 Octobre, à la condition que la situation sanitaire le permette.

Nous vous en adresserons confirmation aussi vite que possible.

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver,

Et bien cordialement,

John KANIOWSKY

     Président

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0

Publié le 10 Septembre 2020

Les moulins à eau risquent de disparaître, voici pourquoi

Dans l'Orne, les moulins à eau sont-ils en danger ? C'est ce que laissent entendre plusieurs propriétaires de moulins. Ils craignent qu'un décret paru fin juin pour favoriser la continuité écologique n'engendre la disparition de nombreux édifices du département.

La nouvelle législation sur l'eau inquiète les propriétaires de moulins
La nouvelle législation sur l'eau inquiète les propriétaires de moulins • © France Televisions
Il y a 20 ans, au lendemain de la tempête de 1999, Marcel Ory fait l'acquisition d'une bâtisse et du moulin qui y est accolé, tombé en ruine à cause des bourrasques. Depuis, il retape l'édifice avec pour finalité l'autonomie énergétique de son foyer, via la force de l'eau. Mais on lui impose aujourd'hui de réaliser des travaux en amont, pour rediriger l'eau vers l'ancien lit de la rivière. 
Dans l'Orne, comme ailleurs, les propriétaires de moulin sont inquiets
Dans l'Orne, comme ailleurs, les propriétaires de moulin sont inquiets • © France Télévisions
 

La totalité de l'eau repassera en fond de vallée, donc nous, on n'aura plus d'eau. Vous vous rendez compte, ça détruit tout l'environnement qui est en place depuis 700 ou 800 ans. Et on réduit la faune et la flore. On réduit tout le milieu aquatique.

Marcel Ory, propriétaire de moulin à eau

Protéger le milieu aquatique... en détruisant les barrages

La protection du milieu aquatique, la continuité écologique, c'est l'argument utilisé par l'Etat pour justifier le décret n° 2020-828 du 30 juin 2020 modifiant la nomenclature et la procédure en matière de police de l'eau, un décret qui facilite la destruction des constructions obstruant le cours des rivières.

Selon nos confères du Figaro, les services de l’État systématiseraient, au nom de la lutte contre la pollution, la destruction des barrages des moulins à eau. "Ils (les services de l'Etat) sont accusés de surinterpréter une directive européenne datant de 2000. 
 

Nulle part, dans les textes européens, il n'est indiqué qu’il faille détruire des barrages pour restaurer la qualité de l’eau. Il s’agit d’un abus de pouvoir de l’administration

André Quiblier, président de l’Association des amis des moulins de l’Orne


Au cours de l’été, (le) décret a relancé la colère des propriétaires d’ouvrages hydrauliques plus que centenaires." Ce décret de simplification permet à l'Agence de l'eau de se passer d'enquête publique ou d'enquête d'impact avant d'araser un barrage. "Ce décret déclare qu'il n'y aura plus aucun contrôle pour démolir un moulin, pour démolir un vannage, pour démolir un étang" explique André Quiblier, Président de l'association "Les Amis des moulins 61".

Les moulins, dangereux pour les poissons ?

Le principal grief à l'encontre des moulins, c'est la non-conformité de certaines installations et leur dangerosité pour les poissons. Or, la préservation de la faune doit être garantie par les propriétaires. "Les obligations, c'est d'assurer la libre circulation des sédiments, des poissons, des espèces, en tout temps en montée et dévalaison. On ne peut pas sacrifier la biodiversité sur l'autel des moulins. Ca n'est pas audible et ce n'est pas entendable" selon Jean-Paul Doron, Président de la Fédération de l'Orne pour la pêche et la protection du milieu aquatique.

Les trois fédérations nationales de sauvegarde des moulins ont déposé un recours contre le décret du 30 juin. Selon ces associations, citées par le journal Le Moniteur dans son article intitulé "un décret estival met le feu aux moulins", "le décret méconnaît le principe de soumission à autorisation environnementale des opérations susceptibles de réduire la ressource en eau ou de présenter des risques pour la santé publique, surtout quand les ouvrages à détruire retiennent des sédiments pollués".

Mais l'affaire n'est pas nouvelle. "Depuis une vingtaine d’années, le ministère de l’Écologie et des associations de protection de l’environnement poussent à la roue afin que les propriétaires de moulins effacent les barrages et déversoirs pour rendre aux rivières leurs lits naturels. Une aberration selon la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins, qui lançait déjà, en mai 2018, ce SOS relayé par Le télégramme de Brest.

Il reste encore à ce jour près de 600 moulins à eau dans l'Orne, suspendus à ce recours.

 
 
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
environnement écologie

Voir les commentaires

Rédigé par jojo

Repost0