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Publié le 7 Septembre 2020

Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
 
 
 
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Origine de l'eau sur Terre, l'étude cruciale qui pourrait tout changer
 

D'où provient l'eau présente à la surface de la Terre, l'une des rares planètes du système solaire à contenir de l'eau ? Deux théories scientifiques s'affrontent depuis des années sur cette question.

L'eau était-elle présente sur Terre dès les origines, lors de sa formation, ou est-elle arrivée plus tardivement via des éléments extérieurs, comme des météorites ? Une nouvelle étude pourrait bien clore définitivement cet éternel débat.

L'origine interne de l'eau sur Terre

Si tous les scientifiques s'accordent à dire que l'eau est l'ingrédient essentiel à l'apparition de la vie sur Terre, composée à 70% d'eau, l'origine de celle-ci est sujette à controverse. Cette nouvelle étude du Centre de recherches pétrographiques et géochimiques (CNRS et Université de Lorraine) de Nancy pourrait y mettre un point final. Publiée dans la revue Science, l'étude réalisée par des chercheurs français valident l'hypothèse d'une eau apparue dès la formation de la Terre.

Une majorité de chercheurs penchaient plutôt pour l'autre hypothèse jusqu'à présent, en raison des températures élevées régnant dans le système solaire il y a 4,5 milliards d'années au moment de la création de la Terre - qui auraient empêché la condensation de la vapeur d'eau et la formation de glace.

Le rôle capital des chondrites à enstatite

Pour répondre à leur problématique, les chercheurs ont décidé d'étudier des roches aussi anciennes que la planète bleue et à la composition relativement proches. Ils ont ainsi jeté leur dévolu sur les chondrites à enstatite, des météorites très rares de nos jours - 2% des roches tombées sur Terre - mais qui constituèrent le matériau à la base de la formation de la Terre et des planètes du système solaire.

Au total, les scientifiques ont étudié une dizaine de pierres venues du monde entier dont la composition a été très peu altérée par la pression ou la température, et dont la teneur en eau est ainsi considérée comme "originelle" - c'est-à-dire similaire à celle des roches primitives de la Terre.

Les chercheurs ont donc vérifié leur teneur en eau. Attention, il ne s'agit pas ici d'eau liquide à proprement parler mais plutôt de molécules intervenant dans sa composition, en particulier l'hydrogène. Le résultat est sans appel : "les roches primitives de la Terre auraient contenu l’équivalent en eau d’au moins trois fois les océans, et peut-être beaucoup plus !" savoureLaurette Piani, la cosmochimiste qui a dirigé les recherches.

"Nous avons découvert que la composition isotopique de l'hydrogène des chondrites à enstatite était similaire à celle de l'eau stockée dans le manteau terrestre."

Autre élément de preuve décisif : la composition isotopique des océans correspond à 95% à l'eau provenant des chondrites d’enstatite.

Cette étude n'exclut pas un apport ultérieur en eau par d'autres sources, comme des comètes, mais insiste sur le fait que les chondrites à enstatite ont contribué de manière significative à la présence d'eau sur Terre dès son origine. L'eau était bel et bien là depuis le début à en croire cette étude ! Aujourd’hui encore,précise Laurette Piani, "il y a 10 fois plus d’eau sous forme d’hydrogène dans le manteau terrestre que dans les océans."

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Rédigé par jojo

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Publié le 7 Septembre 2020

Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
 
 
 
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Danger conso : des pesticides cancérigènes présents dans l'eau du robinet ?
 

Si vous consommez l'eau du robinet, méfiez-vous ! L'association Générations Futures a démontré que celle-ci pouvait contenir des pesticides et même des perturbateurs endocriniens. On vous en dit plus.

L’association Générations Futures a dénoncé les analyses effectuées par les Agences régionales de Santé (ARS), qui contrôlent la qualité de l’eau du robinet.

La raison ? L’eau du robinet en France en 2019 contenait des traces de pesticides ainsi que des perturbateurs endocriniens cancérigènes. Comme le rapporte Ouest France, l’association a expliqué pourquoi elle s’était penchée sur la question des pesticides dans l’eau potable :

"Le ministère de la Santé communique chaque année au sujet des situations de dépassement de norme pour l’eau potable. Nous voulions aller voir la nature des molécules, si elle est préoccupante ou pas" a expliqué le président de l’association François Veillerette.
  • Les pesticides toujours présents dans l’eau ?

Aussi étonnant que cela puisse paraître, notre eau potable contient toujours des pesticides. Toutefois, selon le ministère, cette eau "respecterait les limites de qualité réglementaires de pesticides."

Y’a-t-il des risques pour les consommateurs ?

Suite au rapport réalisé par Générations Futures, l’association a dénoncé 8 835 analyses qui ont "révélées la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantifications", sur un total de 273 500 prélèvements.

Alors que le ministère de la santé affirme que ces quantités sont limitées et ne nécessitent pas "une restriction de l’usage de l’eau du robinet pour la boisson", comme le rapporte Ouest France. L’association elle, estime que la présence de ces substances est préoccupante. D’après le président de l’association :

"La solution n’est pas de se tourner vers l’eau en bouteille, mais “qu’une politique efficace de réduction de l’usage des pesticides soit enfin appliquée."

En attendant, il est fortement conseillé de réduire sa consommation d'eau du robinet.

Par Ava Skoupsky

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Rédigé par jojo

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Publié le 6 Septembre 2020

Défenseurs des barrages près de Ducey et d’Isigny-le-Buat. « On est toujours mobilisés », John Kaniowsky

L'association de défense des amis du barrage de la Roche-qui-Boit est loin de songer à sa dissolution. Elle explique les combats qui l'attendent.

John Kaniowsky est devenu membre de l'association des amis du barrage, en 2009. L'année d'après, il a pris la présidence et s'est engagé dans un combat long de dix ans.
John Kaniowsky est devenu membre de l’association des amis du barrage, en 2009. L’année d’après, il a pris la présidence et s’est engagé dans un combat long de dix ans. (©La Gazette de la Manche)

Avec l’arasement du barrage de Vezins, près d’Isigny-le-Buat (Manche) on pourrait croire la page tournée pour l’association Les Amis du barrage, mais John Kaniowsky l’assure, il ne sera pas le président de sa dissolution.

« Le combat continue »

Pour lui, le combat continue. Pour rappel, le référé qui visait à suspendre les opérations de démolition, en attendant que le tribunal administratif de Caen statue sur le fond, avait été rejeté une première fois.

Lire aussi : Manche. Les Amis du barrage misent sur la défense de l’ouvrage de la Roche-qui-boit

Les Amis du barrage avaient donc procédé à un autre recours. Rejeté également. La saisine du Conseil d’État qui a suivi n’a rien donné. Après le tribunal administratif de Caen, l’association a saisi la cour administrative d’appel de Nantes. Et la réponse se fait toujours attendre, presque un an plus tard.

Une raison d’espérer

John Kaniowsky n’a qu’une raison d’espérer :

« Apparemment, ce n’est pas impossible qu’une cour administrative n’aille pas dans le sens du tribunal administratif. C’est même de plus en plus courant. Cela dit, je ne me fais pas d’illusions, ce serait trop lourd de conséquences. Ce ne serait clairement pas raisonnable. Détruire pour trois millions d’euros et reconstruire pour combien ? »

Lire aussi : « Depuis la destruction du barrage de Vezins nous sommes inondés plus vite »

Pour le président, les dés sont jetés. Alors oui, le combat continue, mais après que deviendront donc les Amis du barrage après cela ? Si le barrage de Vezins est déjà cassé, celui de La Roche-qui-boit ne l’est pas encore.

Offre de rachat pour le rempart

Une piste s’offre à l’association, selon son président. Lors de son conseil municipal, le 24 juin, la municipalité de Ducey-Les-Chéris a demandé au sous-préfet de racheter le rempart de la Roche-qui-Boit pour 1 € symbolique.

Elle redoute le retour d’inondations fréquentes des quartiers bas de Ducey-Les-Chéris, des situations qui peuvent conduire à réduire ou polluer les ressources en eau. « Le rempart serait une infrastructure de protection contre les sécheresses, les crues biennales », explique en substance, la municipalité.

Lire aussi : Barrage de Vezins : les défenseurs de l’ouvrage toujours actifs

« Je pense qu’il faut constituer un dossier sérieux et proposer le rachat à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili », vise John Kaniowsky, qui entend déployer ses forces dans cette ultime bataille.

« S’il faut reconnaître que nous n’avions pas totalement raison et que l’argument de nos opposants à propos de la continuité écologique est valable pour l’arasement du barrage de Vezins, pour la Roche-qui-Boit, c’est différent. »

« Que les promesses soient tenues »

Enfin, quand bien même le barrage serait arasé, l’association ne serait pas dissoute pour autant.

« Il y a des promesses faites par l’État pour rendre le barrage en bon état et de la part de l’agglomération, pour nettoyer, aménager, entretenir. Nous veillerons à ce qu’elles soient tenues. »

Et de sous-entendre qu’il n’y a pas de temps à perdre : « La nature a déjà vite repris ses droits, avec des plantes indésirables qui poussent ».

Enfin, les projets qui ont été imaginés n’ont jamais été chiffrés. Pourquoi ? Parce qu’on ne va pas trouver miraculeusement l’argent pour les financer et que l’arasement des barrages n’est pas vital, comparé à d’autres problématiques que doit gérer l’agglo, comme l’abattoir.

Les Amis du barrage n’ont pas fini d’être vigilants…

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Rédigé par jojo

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Publié le 3 Septembre 2020

Sécheresse : le département de la Manche toujours en vigilance
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photo la rivière la taute dans les marais de carentan. © thomas brégardis/ouest-france

La rivière La Taute dans les marais de Carentan.© Thomas BRÉGARDIS/Ouest-France

Malgré une amélioration de la ressource en eau, le préfet a décidé de maintenir l’état de vigilance dans le département de la Manche. Les petits cours d’eau restent en difficulté et le rechargement des niveaux des nappes phréatiques est insuffisant, malgré les pluies récentes.

L’observatoire sécheresse s’est réuni, mardi 1er septembre 2020, pour étudier la situation de la ressource en eau à la suite de la mise en vigilance du département de la Manche par arrêté du 14 août 2020. La situation semble s’être améliorée, selon l’observatoire, mais pas suffisamment.

« Les pluies de la dernière quinzaine d’août ont sensiblement amélioré la situation. Les cours d’eau suivis ont tous retrouvé des débits supérieurs aux seuils de vigilance », annonce la préfecture, dans un communiqué.

En revanche, les constatations de l’Office français de la biodiversité montrent que les petits cours d’eau restent en difficulté et « la situation météorologique n’a pas permis un rechargement suffisant des niveaux des nappes phréatiques ». Le préfet a donc décidé de maintenir l’état de vigilance dans le département de la Manche. « Les usagers sont incités à surveiller leur consommation en eau et à différer les usages non indispensables. »

 

Ouest-France  

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Rédigé par jojo

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Publié le 2 Septembre 2020

Concessions hydroélectriques : un décret simplifie le cadre des futurs projets
 

Un décret, paru ce 13 août, permet aux préfets d’alléger les consultations préalables aux différents types de travaux effectués au sein des concessions hydroélectriques afin de les proportionner aux enjeux environnementaux des projets. 

Un décret, publié le 13 août, assouplit les procédures d'autorisation de travaux réalisés dans le cadre d'une concession d'énergie hydraulique. S’appuyant sur le retour d’expérience des Dreal, qui sont en charge du contrôle des concessions hydroélectriques, le texte privilégie une approche proportionnée aux différents types de travaux entièrement à la main des préfets concernant en particulier les procédures de consultation des différents organismes et collectivités territoriales. Il s’agit "d’améliorer la cohérence des dispositions du code de l’énergie avec le code de l’environnement en ce qui concerne l'autorisation environnementale, l'évaluation environnementale et la participation du public afin notamment de tenir compte des évolutions législatives et réglementaires récentes", justifie la notice du texte. Ces simplifications des procédures d’instruction permettront "d’accélérer le développement des futurs projets", insiste le ministère de la Transition écologique. 
Le cadre réglementaire applicable aux modifications de contrat de concession et au règlement d’eau est lui aussi revu. Là encore de manière à proportionner les procédures de consultation aux enjeux soulevés par ces modifications, à la discrétion des préfets. 
Autre ajout, le texte précise l’acte procédural marquant le début d’une procédure de renouvellement par mise en concurrence. Il supprime au passage la consultation du public préalable au lancement de la procédure pour "éviter une redondance" dans une contribution qui intervient déjà  "à un stade ultérieur". Le décret précise ainsi que la procédure d'octroi d'une concession est engagée lorsque l'autorité administrative compétente procède à la publication de l'avis de concession prévu par le code de la commande publique. 
Il apporte également des ajustements dans la partie réglementaire du code de l’énergie concernant l’’occupation du domaine concédé par les tiers. Il confie en particulier au concessionnaire la compétence de principe pour l'octroi des autorisations d'occupation temporaire sur le domaine public hydroélectrique concédé, après accord du préfet. 

 
Référence : décret n° 2020-1027 du 11 août 2020 relatif aux autorisations de travaux dans les concessions d'énergie hydraulique et portant diverses modifications aux dispositions réglementaires applicables à ces concessions, JO du 13 août 2020, texte n° 1. 

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Publié le 2 Septembre 2020

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La petite baie du Mont-Saint-Michel s’ensable : la faute au barrage ?

L’ensablement de la zone nord-est de la petite baie du Mont-Saint-Michel s’accélère. Des citoyens pointent le lien avec le barrage construit à l’embouchure du Couesnon.

La zone nord-est de la petite baie du Mont subit l’ensablement.
La zone nord-est de la petite baie du Mont subit l’ensablement. | OUEST-FRANCE

« Quand j’étais scout on se baignait sur les grèves de Genêts (Manche), dans l’eau salée de la petite baie du Mont Saint-Michel, ou directement dans la Sée et la Sélune qui longeaient la côte, quand la mer se retirait », se souvient Noël Equilbey. Il a aujourd’hui 85 ans, et une maison au pied du Mont Manet, à l’endroit même où il plantait sa tente de scout. « Maintenant, la mer ne vient plus, et le fleuve a disparu. Depuis les années 2010 et la mise en service du barrage, la rivière s’est éloignée et les grèves sont remplacées par une immense étendue d’herbus, où paissent une centaine de moutons de prés-salés, témoigne-t-il. Même lors des gros coefficients, la mer ne recouvre plus les herbus. »

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La petite baie du Mont-Saint-Michel s’ensable : la faute au barrage ?
 
 

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Publié le 1 Septembre 2020

 

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Sachez cacher les loutres pour mieux casser les voûtes!
 
 
Les loutres cachées ou le silence des élus !
Le zoo de Beauval et ses loutres géantes. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le lien avec les loutres d'europe (fiables indicateurs de la qualité de l'eau) qui se trouvent sur la Sélune et qui ont volontairement étaient cachées par certains élus et décideurs locaux, en toutes connaissances de causes. Le sacrifice de ces loutres est une honte impardonnable.
Ne rien dire pour que l'opinion publique ne réagisse pas et pour que les associations de défense des animaux ne se manifestent pas. Ne rien dire par crainte que l'arasement de Vezins et de La Roche qui boit ne se fasse pas et de peur de ne pas faire rentrer dans les caisses quelques subentions Européennes juteuses dans sa commune.
Au nom de l'écologie la destruction de cette population est-elle vraiment logique ? Si j'avais eu connaissance de loutres sur la Sélune, je l'aurai évidemment mis en avant sur la vidéo pour le président Macron et je suis certain que le barrage de Vezins serait encore debout ainsi que sa réserve d'eau douce. Maintenant il est temps de protéger l'habitat des loutres en préservant La Roche qui boit mais aussi de faire en sorte que la justice se penche sur ces cacheries volontaires. Un dossier à rebondissement qui n'est pas terminé...

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Publié le 1 Septembre 2020

Renaturation de la vallée de la Sélune : « il est urgent de nous informer », selon Jean-Louis Gavard, de L’autre café

Interrogé sur ses projets, Jean-Louis Gavard, de L'autre café, témoigne de son agacement quant au silence des élus sur la renaturation de la Sélune.

Jean-Louis Gavard, à L'autre café, lors de l'inauguration des journées brocantes (photo d'archives).
Jean-Louis Gavard, à L’autre café, lors de l’inauguration des journées brocantes (photo d’archives). (©La Gazette de la Manche)

Quand on demande à Jean-Louis Gavard, de L’autre café, s’il a des projets autour de la Sélune, celui-ci répond laconiquement : « zéro. » C’est que cette question lui pique le nez.

« Pour que nous ayons des projets à L’autre café, il faudrait déjà que les élus de l’agglomération en aient un ! », lance-t-il.

Avec son activité de café, galerie, brocante, le lieu situé au cœur de La Roche-qui-boit ne désemplit pas. Ici, viennent surtout se détendre les habitants. Les conversations vont bon train depuis que l’on parle d’un projet de renaturation de la Sélune.

 
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Des points d’interrogation

Mais ces conversations sont surtout pleines de points d’interrogation que Jean-Louis Gavard résume ainsi :

« Est-ce qu’il y a un projet ? Quel est le projet ? Qui va gérer tout cela ? C’est aux politiciens, de répondre, pas à moi, qui suis au bord du lac ! »

Si un an auparavant se chuchotaient quelques idées en aparté, aujourd’hui, Jean-Louis Gavard se tait, attend et veut voir avant de se prononcer.

« Qu’ils émettent quelque chose et puis nous verrons bien ce que nous pourrons proposer, en fonction, et au moment venu. »

 
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Agacé, le gérant du lieu veut tout de même faire savoir sa « colère » quant au silence des élus de la communauté d’agglomération.

« Nous, comme les habitants, avons l’impression que, finalement, tout est fait en cachette. On attend, tous, qu’ils disent quelque chose. C’est une urgence de nous informer là. »

Et de suggérer une consultation participative en réunissant des habitants. « Peut-être que s’ils n’ont pas de projets, ils peuvent aussi nous le dire, car il y a ici des gens qui grouillent d’idées », poursuit le gérant en évoquant des balades à cheval, des locations de canoë-kayak, des parcours sportifs et de quoi relancer l’emploi saisonnier.

Pour sa part, Jean-Louis Gavard précise n’attendre « rien de personne. Je n’ai pas d’impatience. Je sais improviser, je sais m’adapter ».

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Rédigé par jojo

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Publié le 31 Août 2020

La gouvernance de l'eau se met au diapason de la loi Biodiversité
 

Un décret, paru ce 18 août, revient avec force détails sur la représentation des acteurs économiques et non économiques de l'eau et de la biodiversité dans les comités de bassin. Il introduit également la déconcentration des nominations au préfet coordonnateur de bassin.   

Avec la parution, ce 18 août, d’un décret et d’un arrêté, les comités de bassin poursuivent leur mue pour tenir compte des "ajustements" apportés à leur composition par la loi Biodiversité de 2016. Une démarche déjà amorcée en 2017 avec la publication d’un décret (n°2017-951) venu préciser les équilibres au sein des représentants des usagers de l’eau, économiques et non économiques.
Ce nouveau décret est aussi l'occasion d’introduire la déconcentration des nominations des membres des comités de bassin au préfet coordonnateur de bassin. Le nombre de membres des comités de bassin (qui varie du simple au double, c’est-à-dire entre 80 et 190 membres) est quant à lui fixé dans le tableau figurant en annexe pour les six grands bassins hydrographiques métropolitains (hors Corse). Des parlementaires (un député et un sénateur) et des représentants de groupements de collectivités territoriales compétents dans le domaine de l'eau - dont les établissements publics territoriaux de bassins ou d'aménagement et de gestion des eaux - sont agrégés au premier collège de ces comités (40% des membres). 

Collège des usagers professionnels et non professionnels

Le collège des usagers - professionnels et non professionnels - (40% des membres) de ces organes de concertation initiateurs de la politique des agences de l’eau comprend des représentants des milieux marins et de la biodiversité. Le décret y revient avec force détails. On y retrouve notamment des associations agréées de protection de la nature, de pêche, de défense des consommateurs, des instances cynégétiques, de fédérations de sports nautiques, de conservatoires régionaux d’espaces naturels ainsi que des personnalités qualifiées. A quoi s’ajoutent au moins un représentant de l'agriculture, y compris biologique, de la sylviculture, de la pêche, de l'aquaculture, du tourisme, des distributeurs d’eau, producteurs d’électricité (dont un supplémentaire sur le bassin Rhône-Méditerranée proposé par la Compagnie nationale du Rhône), des sociétés d’aménagement régional (pour les bassins Adour-Garonne et Rhône-Méditerranée) et des usagers professionnels du secteur industriel. 
Le décret n° 2017-580 du 20 avril 2017 fixant la liste des représentants de l'Etat et de ses établissements publics aux comités de bassin est quant à lui abrogé. Les membres de ce troisième collège (pour rappel, 20% des membres) "sont désignés ès qualité par le préfet coordonnateur de bassin", précise le texte. L'arrêté du 10 mai 2017 relatif à la représentation des collectivités territoriales et des usagers aux comités de bassin est également abrogé en conséquence.
Le texte introduit par ailleurs des dispositions visant à favoriser le renouvellement des membres : mandat de six ans renouvelable deux fois, procédure de déchéance en cas d’absentéisme, etc. Il apporte enfin des précisions sur le fonctionnement des comités de bassin. L’ensemble de ces dispositions n’entrera en vigueur qu’en janvier 2021, à l’exception des modalités de convocation des membres des comités de bassin et de vote, dont l’application est immédiate. 

À noter, un précédent décret, paru le 2 août, avait déjà répercuté sur la composition des conseils d’administration des agences de l’eau les évolutions ainsi apportées aux collèges des comités de bassin et aux modalités de désignation en leur sein des membres des conseils d'administration des agences de l’eau. Des dispositions transitoires ont par ailleurs été prévues pour prolonger ou interrompre les mandats en cours. 

 
Références : décret n° 2020-1062 du 17 août 2020 relatif aux comités de bassin JO du 18 août 2020, texte n° 5 ; arrêté du 17 août 2020 abrogeant l'arrêté du 10 mai 2017 relatif à la représentation des collectivités territoriales et des usagers aux comités de bassin, JO du 18 août 2020, texte n° 6 ; décret n° 2020-954 du 31 juillet 2020 relatif aux agences de l’eau, JO du 2 août 2020, texte n°

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Publié le 28 Août 2020

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

19/08/2020

Le Canard enchaîné dévoile le jeu trouble de la "continuité écologique"
 
Le Canard enchaîné consacre un grand article au jeu politico-administratif trouble qui entoure la destruction à marche forcée des moulins, étangs et plans d'eau en France, au nom de la continuité écologique. Barbara Pompili, nouvelle ministre de l'écologie depuis cet été, dit vouloir prendre connaissance d'un dossier... qu'elle connaît en réalité par coeur pour en avoir été actrice depuis 2016, déjà au même ministère. Casser des ouvrages hydrauliques a peut-être été une forme particulière du "en même temps" cher à une certaine gouvernance: je détruis le patrimoine ancien mais en même temps je laisse polluer, réchauffer et vider l'eau des rivières. Or cela ne tient plus. Les cartes postales de soi-disant "rivière sauvage" crée à la pelleteuse sont des cautères sur une jambe de bois, des gabegies d'argent public, des diversions des enjeux prioritaires de l'écologie et des territoires. Barbara Pompili devra trancher le noeud gordien. Les associations doivent l'y aider en demandant à leurs députés et sénateurs de l'interpeller au parlement pour engager l'arrêt de la casse des ouvrages hydrauliques et la promotion de leur gestion écologique. 
 
Extrait du Canard enchaîné, droits réservés.
 
Dans un remarquable article du Canard enchaîné  intitulé "les moulins à eau condamnés au naufrage" (19 août 2020), le journaliste Alain Guédé décrit de manière très juste et visiblement bien informée la campagne insensée de destruction des moulins, des étangs, des barrages et des plans d'eau que mène une fraction de l'administration publique depuis 10 ans.

En particulier, le journaliste souligne l'opposition entre les politiques, (ministres, parlementaires) qui ne cessent de dire que la loi de 2006 ne signifie pas la destruction des ouvrages hydrauliques, et l'administration (direction eau et biodiversité du ministère de l'écologie, office français de la biodiversité ex Onema, agences de l'eau), qui poursuit son propre agenda en organisant la pression règlementaire et financière pour favoriser les arasements d'ouvrage.

Dans le même temps, comme le souligne Alain Guédé, on ne cesse de trouver des excuses pour retarder la limitation sérieuse des pollutions de l'eau, et on dépense de l'argent public en faveur des acteurs économiques ayant le plus de poids dans les agences de l'eau. Le moulin que l'on casse de manière spectaculaire à la pelleteuse, c'est le cache-sexe de l'échec à mettre en oeuvre la directive cadre européenne sur l'eau qui ciblait en toute priorité le recul des pollutions chimiques. Et cela arrange pas mal de monde aux comités de bassin des agences de l'eau.
 


Dans cet article, la ministre de la transition écologique et solidaire Barbara Pompili dit vouloir "prendre connaissance du dossier".

Mais Barbara Pompili connaît parfaitement ce dossier! Elle a été secrétaire d'Etat à la biodiversité auprès de Ségolène Royal en 2016, présidente de commission Développement durable de l'assemblée nationale après 2017. A ce poste, nul n'ignore que la continuité écologique a déjà déclenché deux rapports d'audit du commissariat général de l'environnement et du développement durable, irrigué plusieurs rapports parlementaires, provoqué le vote de plusieurs amendements dans les lois récentes, suscité des centaines de questions députés et sénateurs indignés de voir détruits les moulins, les usines hydro-électriques, les réserves d'eau.

Le dossier est simple à comprendre pour Barbara Pompili: malgré l'appel à la "continuité écologique apaisée" et la réitération que la destruction n'est pas la seule solution ni la solution prioritaire, il y a dans l'administration placée sous sa tutelle des fonctionnaires qui persistent dans l'agenda contraire, à savoir prime financière à la seule casse des barrages, digues, seuils et chaussées, harcèlement règlementaire afin de rendre si complexe et coûteuse la propriété d'un ouvrage hydraulique que l'on est poussé à en accepter la disparition.

Ces pratiques reviendront à la figure de Barbara Pompili aussi longtemps qu'elles persisteront, par exemple en ce moment même l'élaboration des SDAGE où les services de l'Etat demandent d'accorder le maximum de financement à la casse du patrimoine hydraulique français. Madame la ministre et son cabinet n'échangent pas avec les directions administratives des agences de l'eau?

En réalité, cette question de la continuité écologique est un noeud gordien des représentations de l'écologie, et en particulier de la conservation de la biodiversité :
  • soit on a une écologie de la nature sans l'humain voire contre l'humain, qui vise à restaurer de la "rivière sauvage" et à interdire des usages, car la seule bonne et véritable nature serait celle qui est libre de toute interférence avec des contraintes humaines. En ce cas, on milite pour faire disparaître toute trace de modification humaine d'un milieu physique, comme par exemple des moulins, étangs, barrages et lacs sur une rivière. C'est l'idéologie (dite aujourd'hui "conservationniste traditionnelle" ou "mainstream") de nombreux agents en charge de la biodiversité, mais aussi le paradigme d'une partie des experts et chercheurs conseillant la technocratie (ou hydrocratie, disent d'autres chercheurs...); 
  • soit on a une écologie de la conciliation, qui prend acte des nouveaux écosystèmes de l'Anthropocène (la nature avec l'humain), de la construction socio-historique de la nature et de la nécessité de composer de nouveaux paysages du vivant, ce qui correspond à la "nouvelle conservation" ayant émergé depuis 15 ans, sur la base de travaux scientifiques actualisant nos connaissances mais aussi sur la base des nombreux conflits ayant émaillé l'histoire de la création de réserves sauvages en ignorant les populations et leurs attentes. Ces nouveaux paysages du vivant pourront être "sauvages" (au sens de peu impactés par l'humain) ou "hybrides" (au sens de co-construits par l'humain), l'enjeu n'est plus de chercher partout une naturalité idéale et perdue comme on le faisait au 20e siècle, mais de cibler ce qui dégrade le plus le vivant, de viser la préservation des espèces les plus menacées et de travailler aussi bien à la biodiversité ordinaire. 
Ce noeud gordien, Barbara Pompili devra le trancher. Si ce n'est elle, un successeur. Car la controverse ne s'arrêtera pas. Les riverains des milieux, patrimoines et cadres de vie que l'on menace de détruire reviendront à la charge autant que nécessaire. Que chacun profite de la rentrée pour saisir les députés et sénateurs afin que cesse, une fois pour toutes, le harcèlement administratif contre le patrimoine hydraulique du pays.

A lire également
Eau, climat, vivant, paysage: s'engager pour les biens communs
Le moulin est devenu un patrimoine naturel autant que culturel
 
10 commentaires:
  1. on comprend que vous appréciiez ce "remarquable article", et on subodore effectivement à sa lecture qu'il est "visiblement bien informé", mais n'y avez-vous pas relevé un certain nombre d'inexactitudes??? J'ai vraiment de la peine de dire cela d'un article paru dans un journal que je respecte grandement et dont l'utilité dans le débat démocratique n'est pas discutable, mais franchement, être journaliste et avoir la volonté d'être compris par le plus grand nombre justifie-t-il à ce point d'écrire n'importe quoi?

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  2. Pour être tout à fait factuel, 2 contre-vérités étonnantes rencontrées dans cet remarquable article pas si bien informé :

    - l'affirmation que l'effacement doit être privilégié quand c'est possible figure bien dans la circulaire du 25 janvier 2010 co-signée par JL BORLOO et C JOUANNO. Voir l'annexe 1 "éléments de cadrage" de cette circulaire, page 1, paragraphe 2.1 : "Le seul moyen de rétablir vraiment la continuité écologique consiste à supprimer entièrement l’obstacle, donc l’ouvrage, et à rétablir la pente naturelle du cours d’eau." Ceci ne règle rien sur le fond, bien sûr, mais il est inexact comme l'affirme le journaliste du Canard, que l'effacement n'était pas envisagé par la circulaire et que les services l'auraient imposé dans le dos du ministre.

    - contrairement à ce qu'affirme le journaliste, les ouvrages situés sur la rivière Sarthe dans le Maine-et-Loire vont bien être mis aux normes (marchés notifiés il y a presque un an). Mais bon, évidemment, être bien informé exempte sans doute des vérifications minimales qu'on peut attendre d'un journaliste d'un hebdomadaire de ce standing.

    Quant à la synthèse de la DCE en une seule sentence, je suis sûr que même vous, vous avez dû trouver ça un peu gros.
     

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    • Un article de presse reste un article de presse, il y a déjà eu plusieurs thèses universitaires sur la continuité et même elles n'épuisent pas leur sujet.

      Vous avez raison sur la circulaire de 2010. C'est pour nous l'exemple-type de la confiscation du pouvoir politique par la technocratie. Chacun sait qu'un ministre ou un secrétaire d'Etat ne lit jamais en détail un texte réglementaire. Or ce sont aussi des textes politiques, et non pas du simple formalisme juridique ou technique. Ajouter à la loi que l'effacement est préférable, c'est un choix normatif lourd, fait par des hauts fonctionnaires non élus. En l'occurrence, c'est d'autant plus grave que le parlement avait débattu explicitement de la question dans la loi Grenelle 1 de 2009 sur la trame verte et bleue, et avait repoussé l'hypothèse de mettre effacement dans le code :
      http://www.hydrauxois.org/2015/10/rivieres-ladministration-trahit-la-loi.html

       
       
    • Un article de presse est un article de presse. Certes. Une contre-vérité est une contre-vérité, aussi. Quand on se base sur des faits pour démontrer une thèse ou défendre une idée, on doit s'assurer que ces faits sont exacts. C'est la base du journalisme. C'est à ce prix que le journalisme restera un pilier de notre démocratie, aussi.

      Par ailleurs, un ministre est responsable des circulaires qu'il signe, quoi que vous en disiez. En l'occurrence le journalise du Canard écrit une contre-vérité pour accréditer une opinion. Cette opinion, qui est la vôtre, et que ce passage de la circulaire trahit la loi. Il n'est pas besoin de trafiquer les faits pour défendre cette opinion. Sur le fond, pour être complet, on pourrait rappeler que votre avis sur ce passage de la circulaire de 2010 n'a pas été validé par le conseil d’État, puisque ce passage de la circulaire de 2010 n'a pas été annulé par cette juridiction, pourtant saisie par la fédération française des associations de sauvegarde des moulins en 2010.

       
       
    • Puisque vous nous donnez des leçon de faits, répondez simplement: oui ou non les députés ont-ils exclu le mot effacement (arasement, dérasement) des textes de loi relatifs à la continuité en 206 et 2009, et volontairement en 2009? La réponse est oui, vous le savez, donc vous nous fatiguez un peu les oreilles avec vos leçons d'honnêteté intellectuelle que vous n'appliquez pas à vous-même.

      Pour le reste, et pour rester aux faits, nous ne sommes pas FFAM et le contentieux de 2010 ne portait pas sur cet aspect à notre connaissance. Nous avons engagé l'an passé un cycle de contentieux contre les agences de l'eau que nous comptons mener jusqu'au conseil d'Etat, et le caractère non-légal d'une prime de principe à l'effacement eu égard à ce que dit la loi est au coeur de nos moyens: nous verrons alors l'avis des conseillers.

      Nous engageons par ailleurs d'autres contentieux sous l'angle de l'effacement comme destruction de milieux aquatiques, zones humides et espaces / usages protégés par les articles L 110-1 et 211-1 du code environnement. Là aussi, nous verrons si ces moyens sont admis par les conseillers.

      PS : vous savez que la "politique apaisée" de continuité ayant remplacé le PARCE 2009 ne donne plus aucune prime à l'effacement? Mais enfin, on gratte un peu et le naturel revient au galop, c'est la raison pour laquelle nous ne reconnaissons pas les termes actuels de "l'apaisement". Nous attendons une instruction beaucoup plus explicite sur le respect des ouvrages autorisés et de leurs milieux, sans quoi les abus de pouvoir et erreurs d'appréciation resteront la norme sur trop de bassins.

       
       
    • Je ne donne de leçons à personne... Je pointe juste des contre-vérités factuelles dans cet article spécifique, qui en contient un bon nombre. C'est tout. Je comprends que cela vous fatigue les oreilles.

      Quand au contentieux de 2010 de la FFAM, il portait notamment sur cet aspect, et le conseil d'Etat a jugé légales les dispositions du point 2 de l'annexe 1 de la circulaire de 2010, dans sa décision N° 345165 du 14 novembre 2012.
      Nous verrons effectivement ce que dira la justice sur les contentieux que vous, ou d'autres, avez engagés.

      PS : vous savez que beaucoup d'ouvrages ne sont pas effacés, et que beaucoup de passes à poissons sont financées par les agences de l'eau? Si vous cherchez des exemples, vous pouvez regarder les ouvrages situés sur la Sarthe dans le département de Maine-et-Loire

       
       
    • En effet, le CGEDD avait donné une approche quantitative des choix des agences, environ 50% d'effacement en LB, environ 75% en SN et en AP, plutôt 30% en RMC et AG. Nous sommes dans une agence (SN) où, jusqu'en 2019 (précédent PI, le discours tenu aux particuliers était : pas de subvention du tout quand l'effacement est démontré comme faisable. Ce discours a déjà un peu évolué puisque le PI est désormais à 40% ou 60% d'aides pour les PAP. On a bien fait de contester les choix antérieurs et on va donc continuer jusqu'à arriver à la demande de la loi, à savoir le droit à indemnisation de dépenses exorbitantes qui oblige les services de l'Etat à concevoir un plan de financement de sa réforme (financement des agences ou d'autres).

      PS : Il faut voir quels ouvrages sont équipés de PAP (ceux de collectivités, syndicats mixtes ou établissements publics comme VNF sont souvent équipés, mais ne sont pas les plus nombreux. La posture endogame ds bureaucrates publics "on discute et dépense l'argent entre nous car on incarne le bien et on tape sur le particulier, sauf quelques-uns dont on décrète depuis notre grande science du doigt mouillé qu'ils sont acceptables" fait partie des choses qui agacent beaucoup et qui ont cristallisé la confrontation "eux contre nous".

       
       
     
  3. Cet article explique ce que tout le monde sait, mais que personne ne dit, à savoir qu'une partie des fonctionnaires eau & biodiversité ont comme programme de détruire le maximum d'ouvrages et de tolérer du bout des lèvres les autres comme des anomalies seulement. C'est donc une vision clairement intégriste de "nature sauvage" qui anime ces personnels, et c'est sans rapport avec ce que dit la loi française, laquelle reconnait explicitement la légitimité des usages - navigation, irrigation, soutien d'étiage, hydro-électricité, patrimoine, pêche - donc reconnaît explicitement que la rivière est aussi un milieu aménagé et non un milieu sauvage.

    Ces gens-là se sont trompés de vocation, il leur faut quitter la fonction publique où l'on représente la loi et plutôt adhérer à FNE, WWF, Rivières sauvages, c'est-à-dire des lobbies qui ont leur vision de la nature, très honorable mais sans rapport avec l'équilibre législatif.

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    • Cet article défend effectivement l'opinion que vous décrivez. Pour ce faire, il énonce beaucoup d'approximations (mettons les sur le compte de la volonté de vulgariser) mais aussi des contre-vérités, que j'évoquais plus haut. On comprend bien que puisque le fond du message vous convient, vous ne vous arrêtiez pas sur ces contre-vérités, mais pourtant elles figurent dans cet article.
      Donc moi je suggère à ce journaliste, qui par ailleurs semble être très bon dans son métier, de ne plus écrire sur ce sujet, mais d'adhérer à un lobby de défense des moulins par exemple. Il pourra ainsi défendre sa vision de la nature, très honorable au demeurant, sans s'embêter avec la vérification des faits.

       
       
    • @ anonyme 16:48 : Il y a aussi un autre facteur, la centralisation et le dirigisme de l'Etat français. La logique de l'Etat est de réduire ses frais de gestion (tout en voulant superviser tout de même, on ne se refait pas depuis la monarchie qui promulguait déjà des édits sur les eaux), donc liquider des "petits" droits d'eau (ce que l'on obtient par effacement complet) allège le travail des fonctionnaires déconcentrés en charge de leur suivi. Il y aurait d'autres options si l'on vise de telles économies, par exemple ne pas multiplier sans cesse les lois et règlements alors que les textes existants sont déjà mal appliqués et que les moyens ne sont pas du tout assortis aux ambitions, ne plus normer tous les rivières et plans d'eau depuis Bruxelles, Paris ou 6 capitales de bassins, confier le dossier aux collectivités locales en faisant de l'échelon étatique un simple recours en cas de conflit sans solution, etc.

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Rédigé par jojo

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