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Publié le 28 Août 2020

Des centaines de poissons morts à la suite d’une pollution dans une rivière du Finistère

Des poissons morts par centaines : c’est la triste découverte faite jeudi 27 août 2020 dans la rivière du Naïc, à Querrien (Finistère). Le plan Pollution a été déclenché.

Hervé Malcoste, garde-pêche, présente trois truitelles fario mortes : « il y en a des centaines, mortes dans le cours d’eau » déplore-t-il. 
Hervé Malcoste, garde-pêche, présente trois truitelles fario mortes : « il y en a des centaines, mortes dans le cours d’eau » déplore-t-il.  | OUEST-FRANCE
 
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Le Naïc est un ruisseau qui naît à Guiscriff, traverse Lanvénégen et Querrien (Finistère), où il se jette dans l’Ellé. « C’est une maternité à truites et à saumons  ,annonce Gérard Carré, le garde-pêche de l’Agence de la pêche et de la protection des milieux aquatiques (APPMA).

Avec son équipe de bénévoles, il entretient régulièrement le cours d’eau pour y assurer la vie de la faune et de la flore. Mais depuis jeudi 27 août 2020, « tout y est mort sur 3 à 4 km, depuis le pont sur la D49, entre Lanvénégen et Querrien, et le moulin de Kerk ».

 

« Je n’ai jamais vu une telle hécatombe »

C’est un habitant de Kerivarc’h qui a donné l’alerte, dans la matinée. « Il y avait des centaines de poissons morts sur la rivière. Je suis né ici, mais jamais je n’ai vu une telle hécatombe », déplore le vieil homme, qui avertit le maire.

 

Vers 13 h 30, les deux garde-pêche Gérard Carré et Hervé Malcoste sont sur les lieux, remontent la rivière sur un kilomètre et constatent les dégâts. Ils déclenchent aussitôt le plan Pollution. Gendarmes, pompiers, Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), Préfecture et Office français de la biodiversité (OFB) arrivent sur les lieux.

 

 

L’origine de la pollution reste inconnue

Pendant ce temps, et pour l’enquête, les deux garde-pêche ont rempli des sacs pleins de poissons morts. « Pour l’instant, on ne connaît pas l’origine de cette pollution », expliquent Marie-José Carlac, maire de Lanvénégen et Stéphane Cado, maire de Querrien. Il faut attendre les résultats de l’OFB.

 

Une chose est sûre, « le travail de quatre ou cinq ans est anéanti… On n’est pas près de retrouver de la vie dans le Naïc avant quelques années  , regrettent les gardes-pêches. L’enquête est en cours.

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Août 2020

Sud-Manche : Vincent Bichon mise sur la « solidarité entre les territoires urbains et ruraux »

Vincent Bichon est le quatrième vice-président à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie. Il est en charge de la politique de l’eau et des milieux naturels.

 
Vincent Bichon est le quatrième vice-président de la communauté d’agglomération. Il est en charge de l’eau, des milieux naturels et du littoral.
Vincent Bichon est le quatrième vice-président de la communauté d’agglomération. Il est en charge de l’eau, des milieux naturels et du littoral. (©La Gazette de la Manche)

Maire délégué de la commune de Pontorson (Manche), adjoint de la commune nouvelle, Vincent Bichon est aussi vice-président à la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie, en charge des milieux naturels, du littoral et de la politique de l’eau.

De nombreux dossiers

Et ce n’est pas une mince affaire puisque sa délégation regroupe de nombreux dossiers : restauration du bocage, contrats rivières, eau potable, stratégies entre le petit cycle de l’eau (cycle domestique) et le grand cycle (cycle naturel)…

Lire aussi : Franck Esnouf va représenter la ruralité à l’agglo Mont-Saint-Michel – Normandie

Seul l’assainissement a été délégué à Catherine Brunaud-Rhyn, 7e vice-présidente.

« Une meilleure qualité »

Il conserve ainsi de nombreux dossiers comme celui de la renaturation de la Sélune ou encore le réensablement de Saint-Jean-le-Thomas, dans le cadre du plan d’adaptation au changement climatique, avec comme but :

 
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Faire plus de travaux, pour aller plus vite et avoir une meilleure qualité de nos milieux naturels en général.

Lire aussi : Mikaëlle Seguin, vice-présidente à l’agglomération, déléguée à la jeunesse : « renforcer les effectifs dans les structures d’accueil »

Parcours associatif

Son élection à la politique de l’eau et des milieux naturels n’est pas sans lien avec son parcours.

C’est suite aux deux inondations qu’a connues Pontorson entre les années 1995 et 2000, qu’il s’est engagé dans la gestion des milieux naturels.

 
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Depuis 2001, il est président du Syndicat mixte du Couesnon aval.

Sa place dans le syndicat l’a tout naturellement mené à la communauté de communes puis à la communauté d’agglomération, en 2014.

Préserver la biodiversité

Pour sa réélection en 2020 à la communauté d’agglomération, Vincent Bichon souhaite prolonger ses projets, qui portent sur un territoire vaste et sur le long terme.

Lire aussi : Angélique Ferreira prend en charge l’économie à l’agglo Mont-Saint-Michel-Normandie

On a un territoire avec une biodiversité très riche. Il faut le maintenir et le restaurer, pour les générations futures.

Solidarité entre les territoires

Ses ambitions vont également plus loin. Pour ce nouveau mandat à l’agglo, Vincent Bichon demande davantage de solidarité entre les territoires urbains et ruraux :

Il faut que les urbains mesurent les coûts qui incombent aux territoires ruraux. Le reste à charge final n’est pas assez partagé, les ruraux sont plus impactés dans la gestion des espaces naturels. Notre Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) est le deuxième plus grand de France mais il ne reçoit pas autant de financements.

Pour citer un exemple, Vincent Bichon s’appuie sur la ville de Rennes, qui utiliserait près de 10 millions de m3 sur le Couesnon.

Appel au volontariat

Les usages sont ainsi concentrés dans les milieux urbains, or la gestion de l’eau et des milieux naturels est plus coûteuse dans les zones rurales de par la faible densité de population.

Lire aussi : Tourisme dans le sud de la Manche. Jean-Luc Garnier : « outre le littoral, nous avons des pépites dans nos terres »

Ainsi, Vincent Bichon appelle avant tout « au volontariat, en amenant des financements en complément » pour soutenir les EPCI, dont le reste à charge financière des programmes d’eau équivaut à 20 %.

Renaturer la vallée de la Sélune

La vallée de la Sélune fait partie des autres projets de Vincent Bichon, qui espère bien « récupérer une belle vallée, avec une biodiversité typique du milieu ».

Des premiers tests ont été réalisés, en collaboration avec un agriculteur. L’idée étant de réimplanter deux à trois hectares d’herbe, gérés par l’agriculture, tout en développant l’écotourisme.

Ce serait un vaste espace entretenu par l’agriculture, un peu comme le marais de Sougéal.

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Publié le 28 Août 2020

Eau potable : la mission non obligatoire de préservation de la ressource se précise
 

Alors que la sécheresse a battu son plein cet été, faisant le lit des conflits d'usage qui se durcissent localement, une consultation publique sur un projet de décret tombe à pic pour donner aux collectivités et à leurs services intervenant sur la production d'eau potable plus de marge de manœuvre pour préserver en amont la ressource.

Dans la continuité d’un précédent décret instaurant au bénéfice du bloc communal un droit de préemption en vue de mieux protéger la ressource en eau (voir notre article du 9 juillet), une nouvelle consultation publique s’engage sur un texte qui encadre la mission non obligatoire de préservation pouvant être assurée par les services d'eau potable. Les deux sont issus de la loi engagement et proximité, publiée en décembre dernier. Cette loi invite en effet les services qui assurent tout ou partie des prélèvements destinés à la production d'eau potable à contribuer à la gestion et la préservation de cette ressource utilisée pour l’alimentation en eau potable. Elle s'efforce ainsi d'outiller les collectivités pour qu'elles puissent mieux gérer en amont ce "bien commun". Par exemple en adaptant - c'est l'un des enjeux soulevés dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) - les pratiques locales aux changements de ressources résultant des changements climatiques.

Un plan d'actions en option

Le projet de décret que le ministère de la Transition écologique soumet à la consultation, jusqu'au 13 septembre, détaille les modalités de mise en œuvre de cette contribution. "Les actions de préservation sont à intégrer dans un plan d’actions qui doit être décliné sur tout ou partie de l’aire d’alimentation de captage" et mis en place en concertation avec les acteurs du territoire. Le service "qui le souhaite élabore et veille à la mise en œuvre" de ce plan. Pour faciliter cette mise en oeuvre, une cellule d’animation et un comité de pilotage dédiés peuvent être mis en place par ce service. 

S’agissant d’une mission non obligatoire de préservation, le texte laisse une latitude et "à l’appréciation de chaque service [le fait] d’engager ces actions de gestion et de préservation de la ressource. Ces actions sont mises en œuvre sur l'aire d'alimentation, laquelle "correspond aux surfaces sur lesquelles l'eau qui s'infiltre ou ruisselle participe à alimenter la ressource en eau dans laquelle se fait le prélèvement". Elles doivent viser à "protéger la ressource en eau contre les pollutions de toutes natures". Ces mesures complètent les prescriptions prises dans les périmètres définis au titre du code de la santé publique ou dans les zones définies au titre du dispositif des zones soumises à contraintes environnementales. Une liste indicative de mesures  est fournie. Elles touchent autant à la maîtrise foncière qu’à la transition agro-écologique. Il s'agit de mesures qui correspondent aux actions "le plus souvent mises en place dans le cadre de la politique de protection des captages prioritaires".

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Publié le 27 Août 2020

Perturbation endocrinienne chez le poisson : synergie entre le réchauffement climatique et les pesticides
Perturbation endocrinienne chez le poisson : synergie entre le réchauffement climatique et les pesticides

Les « stress anthropiques », comme le réchauffement climatique ou la pollution des eaux par les pesticides, induisent une perturbation endocrinienne chez un poisson des récifs coralliens, selon une étude menée par des chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

En juillet dernier, les scientifiques de l'Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (BIOM) et du Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement de Moorea (CRIOBE) ont publié leurs travaux dans la revue Nature Communication. Leur étude montre comment une perturbation des hormones thyroïdiennes « est à l'origine de défauts sensoriels et de la vulnérabilité à la prédation observés chez le poisson chirurgien bagnard Acanthurus triostegus, exposé aux deux stress anthropiques, température et pesticide », expliquent les scientifiques.

Ces derniers ont appliqué deux stress distincts : une augmentation de température (un stress global) et un pesticide, le chlorpyrifos (un stress local). Ils ont observé leurs effets sur les taux d'hormones thyroïdiennes des larves de poissons. Les deux stress induisent une baisse de la concentration d'hormones thyroïdiennes chez les poissons exposés. « Ces mêmes individus présentent également un développement sensoriel altéré et une vulnérabilité à la prédation plus importante ».

Ces deux stress « induisent l'un et l'autre » une perturbation endocrinienne et « peuvent entrer en synergie », ajoutent les chercheurs. Une exposition simultanée à des doses faibles « (+1.5°C et 5 µg L-1 de chlorpyrifos, qui séparément ne produisent pas d'effet) suffit à perturber le système thyroïdien des poissons, suggérant que cette voie hormonale peut être sensible à de faibles doses de stress combinés », précisent-ils.

Cette étude démontre que « ces stress anthropiques convergent vers une altération de la signalisation des hormones thyroïdiennes ». Elle souligne « la grande sensibilité des jeunes stades de vie de poissons aux stress », concluent les chercheurs.

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Publié le 27 Août 2020

Captages d'eau : un arrêté précise les modalités pour instaurer un simple périmètre de protection immédiate
 

Pour nombre de captages d’eau potable ne bénéficiant d’aucun périmètre de protection, le recours à un simple périmètre de protection immédiate devient désormais la règle. Un arrêté, paru le 9 août, en précise le cadre en posant notamment des exigences particulières en matière de qualité de l’eau prélevée. 

Un arrêté, publié le 9 août, précise les modalités et la procédure à respecter pour instaurer un simple périmètre de protection immédiate autour des captages d'eau destinée à la consommation humaine. Ce qui n’était qu’une simple possibilité, devient désormais la règle pour les captages d’eau d’origine souterraine, "dont le débit exploité est inférieur, en moyenne annuelle, à 100 m3 par jour".
C’est la loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé qui est à l’origine de cette systématisation. Tout comme l’introduction d’une procédure allégée pour les modifications mineures des périmètres de protection, qu’un décret du 23 mars 2020 est là aussi venu préciser. La possibilité de n’instaurer qu’un périmètre de protection immédiate (PPI) "lorsque les conditions hydrologiques et hydrogéologiques permettent d'assurer efficacement la préservation de la qualité de l'eau par des mesures de protection limitées au voisinage immédiat du captage" existe en réalité depuis 2004. L’intérêt est de réduire le volet administratif des demandes d’autorisation de captages, notamment en ce qui concerne la déclaration d’utilité publique qui ne concerne alors qu’une aire limitée au seul PPI. 

Règle inversée

Le principe de la mise en place de simples PPI est donc déjà acté par la réglementation en vigueur. Mais cette faculté devient la règle. Et les captages d'eau d'origine souterraine dont le débit est inférieur à 100 m3 par jour seront désormais soumis au même régime. Un périmètre de protection rapprochée et, le cas échéant, un périmètre de protection éloignée devront cependant être définis lorsque les résultats d'analyse de la qualité de l'eau issue de ces captages ne satisferont pas aux critères de qualité fixés par l’arrêté, établissant un risque avéré de dégradation de la qualité de l’eau. En clair, la pollution devra être avérée pour que la procédure habituelle de protection soit mise en place.
Le gouvernement se défend toutefois d’inverser la logique considérant que cette simplification de la procédure doit au contraire "permettre d’améliorer la protection, vis-à-vis des pollutions ponctuelles ou accidentelles, de ces captages d’eau potable". La procédure de mise en place d’un unique périmètre de protection immédiate s’appliquera "uniquement aux captages qui ne bénéficient aujourd'hui d’aucun périmètre de protection", explique-t-il. En tout état de cause, elle ne concernera donc pas les captages d'eau pour lesquels un arrêté d'ouverture d'enquête publique relative à l'instauration d'un périmètre de protection aura été publié à la date de promulgation de la loi.
L’arrêté détaille en annexe II des critères de qualité de l’eau des captages pour bénéficier d’un simple PPI. L’annexe III fixe les modalités du suivi de la situation environnementale du captage et de la stabilité de la qualité de l'eau prélevée. Au sein de la zone d’alimentation du captage, le titulaire de l’autorisation devra en particulier veiller aux nouvelles activités susceptibles de porter atteinte à la qualité de l’eau. 

 
Référence : arrêté du 6 août 2020 relatif aux modalités d'instauration d'un simple périmètre de protection immédiate pour les captages d'eau destinée à la consommation humaine pris en application des dispositions de l'article L. 1321-2 du code de la santé publique, JO du 9 août 2020, texte n° 36. 

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Rédigé par jojo

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Publié le 26 Août 2020

Méditerranée : lancement de la campagne d'information sur le risque inondation

Alors que va débuter la saison des orages et des pluies violentes dans le sud de la France, le ministère de la Transition écologique et Météo France lancent la campagne annuelle d'information sur les risques inondations. Dans plusieurs départements de l'arc méditerranéen, des pluies intenses et brutales sont la cause d'inondations souvent graves. Ces épisodes dit cévenols sont à l'origine de crues soudaines qui nécessitent un renforcement de la vigilance des populations. Quinze départements soit 9,1 millions d'habitants seront ainsi informés des comportements qui sauvent, afin de diffuser la culture du risque. « Avec le réchauffement climatique, il est fortement probable que les épisodes de pluies intenses seront plus fréquents ou violents. Il est donc indispensable de s'approprier les bons gestes et d'anticiper ce risque pouvant, à tout instant, surprendre par sa soudaineté », explique le ministère dans un communiqué.

Cette campagne vise à rappeler les bons comportements à avoir : rester informé des prévisions de vigilance crues et météorologiques, ne pas sortir, s'éloigner des cours d'eau, se réfugier en hauteur.

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Rédigé par jojo

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Publié le 25 Août 2020

Pollution de l'eau dans le Finistère : interrogations sur la méthanisation industrielle

La restriction de l'usage de l'eau dans 50 communes bretonnes résulte d'une pollution occasionée par une installation de méthanisation. Un événement qui interroge sur le fort développement de la filière et les risques qu'il comporte.

Pollution de l'eau dans le Finistère :  interrogations sur la méthanisation industrielle

Mercredi 19 août, le préfet du Finistère prenait un arrêté de restriction d'usage de l'eau pour 50 communes en raison d'une pollution à l'ammoniaque. La préfecture a réduit le périmètre de la restriction à 41 communes jeudi 20 août, certaines collectivités disposant d'un circuit d'approvisionnement isolé ne dépendant pas de l'usine de production d'eau potable impactée par la pollution. « Il est recommandé de ne pas utiliser l'eau du robinet pour la boisson et le lavage des légumes et des fruits consommés crus. Elle peut toutefois être utilisée pour les autres besoins sanitaires et pour la cuisson des aliments. L'eau portée à ébullition peut être consommée », prévient la préfecture.

L'origine de cette pollution ? Le déversement, deux jours plus tôt, de 400 m3 de digestats de méthanisation dans un bassin d'orage, puis dans l'Aulne, par l'installation de méthanisation Kastellin située à Châteaulin, révèle l'association Eau & rivières de Bretagne. « L'entreprise a alerté les autorités qui ont tenté de diluer la pollution par l'augmentation du soutien d'étiage au départ du lac Saint-Michel. Faute de résultats satisfaisants à l'usine de production d'eau potable de Coatigrac'h, la préfecture a dû se résoudre à prendre un arrêté de restriction d'usage de l'eau potable », explique l'association de protection de l'environnement.

Valoriser 30 000 tonnes de déchets organiques

L'établissement à l'origine de la pollution est une installation classée (ICPE) exploitée par le producteur d'énergie Vol-V Biomasse. Soumise au régime de l'autorisation, elle relève de la directive sur les émissions industrielles (directive IED) qui vise les installations les plus polluantes en Europe. Il s'agit du premier site d'injection de biométhane dans le réseau GRTgaz en Bretagne, indiquait l'Ademe lors de son inauguration en mai 2018. L'agence de la transition écologique, qui a financé le projet avec l'agence de l'eau et le conseil départemental, le cite parmi les opérations exemplaires du plan de développement de la méthanisation dans la région.

Lors de l'inauguration, l'exploitant a annoncé un objectif de production de 22 gigawattheures par an de biométhane, soit l'équivalent de la consommation de la population de Châteaulin (plus de 5 000 habitants). La centrale, ajoutait-il, est dimensionnée pour valoriser environ 30 000 tonnes de déchets et matières organiques par an, dont 60 % d'origine agricole et 35 % industrielle. Outre le biométhane, la société annonçait la valorisation agricole, sous forme solide ou liquide, du digestat produit. « La forme liquide par sa concentration en azote ammoniacale offre la possibilité de se substituer aux engrais chimiques. Les exploitants agricoles peuvent ainsi (…) [optimiser] la fertilisation avec un produit complet et analysé avant chaque campagne d'épandage », vantait la société dans son dossier de presse.

Plainte contre l'exploitant

Mais ce qui apparaît exemplaire en termes d'économie circulaire et de développement des énergies renouvelables (EnR) peut ne pas l'être en termes de nuisances. « Comment se fait-il qu'une entreprise, dont l'étude des dangers a été présentée à l'enquête publique en septembre 2018, puisse générer un tel accident, sinon à penser que les risques industriels de ces installations de méthanisation sont largement minimisés ? », s'étonne Jean Hascoet, délégué territorial d'Eau et Rivières de Bretagne (ERB). L'ONG ne comprend pas comment une telle quantité de digestats a pu déborder sans alarme et sans bassin de rétention prévus.

L'association annonce le dépôt d'une plainte contre l'exploitant. Elle réclame également un moratoire sur la création de nouvelles unités de méthanisation industrielle en Bretagne. Pour les associations de la Fédération Bretagne Nature Environnement, la méthanisation « soutient, voire développe, un modèle agricole intensif, contraire à l'agroécologie et destructeur de l'environnement ». Parmi les griefs formulés contre le développement de cette filière :  les incertitudes sur l'impact des digestats épandus, les concentration d'azote et de phosphore sur les territoires, les émanations et fuites de gaz, mais aussi… les pollutions accidentelles de cours d'eau.

« Cet événement (…) est également révélateur de la fragilité de notre modèle d'approvisionnement en eau », pointe ERB. L'association déplore l'abandon, ces quarante dernières années, de centaines de petits captages communaux et le recours à des interconnexions qui « éloignent toujours plus le consommateur de la ressource ». Résultat ? En cas d'accident de ce type, « ce modèle ne laisse alors aucune alternative qu'une restriction d'usage pour des milliers de consommateurs ».

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Rédigé par jojo

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Publié le 22 Août 2020

Le  Scandale du siècle

 

 

Comment ne pas être sidéré, dans ces conditions, utiliser l’argent des contribuables pour réaliser un projet très coûteux de suppression de  barrages serait un détournement de  fonds publics, encore plus incompréhensible dans la situation financière critique, pour ne pas dire désastreuse, qui est actuellement celle de la France.

 

Pas besoin de rappeler, qu’à cette décision scandaleuse d’arasement du barrage de la Roche qui Boit s’ajoute la perte, d’une production électrique loin d’être négligeable, d’une retenue d’eau douce ,relativement importante pour faire face aux effets du dérèglement climatique annoncé et leurs conséquences vitales pour l’homme, mais aussi  une part importante dans la sécurité des personnes et des biens en aval de l’ouvrage.

 

Le barrage de La Roche qui boit est en parfait état, pour preuve, le 4 décembre 2004  EDF faisait la demande d’une concession pour les deux barrages, d’une durée 40 années, à compter de 2007.La conservation des barrages souhaitée par EDF était deux nouvelles concessions de 40 années soit 80 ans .(SEPIA Conseils Phase 3 page 11)

 

Le barrage de la Roche qui boit est une œuvre modèle et novatrice de l’ingénieur Albert CAQUOT  considéré, comme  l’a rappelé en 1997 le président de la République comme l’un des plus grands ingénieurs du 20em siècle.

 

 Albert Caquot  1881-1976 Savant, soldat et bâtisseur, tel est le titre du livre de Jean KERISEL retraçant l’œuvre complète d’Albert CAQUOT.

 

 Le soldat constructeur aéronautique, un passage important et trop méconnu de la vie d’Albert CAQUOT.

« Son service militaire se déroule en 1901-1902 comme sous-lieutenant au bataillon de sapeurs aérostiers du 1er régiment du Génie.

 

Le 1er aout 1914 Albert Caquot est mobilisé comme capitaine commandant la 21eme compagnie d’aérostiers, ensuite, par décret fut nommé chef de bataillon Cette promotion est accompagnée du commentaire suivant : « Cette promotion est la récompense bien méritée des remarquables travaux de cet officier qui a fait faire depuis deux ans au matériel de ballons captifs les progrès les plus considérables qu’il ait vus depuis sa création. » 

 

Quelques mois plus tard, en pleine guerre, CLEMENCEAU devenu depuis peu chef du Gouvernement nomma Albert CAQUOT comme directeur de la Section technique de l’aéronautique militaire, ce réserviste âgé de 36 ans. » 

 

En homme de devoir, dévoué, acharné pour sa patrie Albert CAQUOT accepta cette tache difficile  en responsabilité à un moment très critique de la guerre en cours.

 

L’aviation militaire est fragilisée avec un matériel insuffisant, mal préparé, des efforts dispersés.

 

Le rôle de la section technique de l’aéronautique a été considérable elle a énormément travaillé et vaincu de nombreuses difficultés techniques. En début de guerre, l’importance de la flotte de l’aviation militaire allemande, dominait avec des avions moins lourds, donc, pour les bombardiers, plus performant en charge, l’objectif pour la France était, coûte que coûte, d’inverser la situation 

 

Déjà connu comme un génie, Albert CAQUOT a immédiatement obtenu la collaboration  dévouée des  avionneurs, les a guidés, stimulés avec des moyens limités, en donnant à notre armée les outils de la victoire.

  Pour la campagne de 1918, l’armée de l’air avait largement acquis la maîtrise de l’air.

 

« En 1914  les premiers moteurs à refroidissement par eau pesaient en moyenne 2kg par cheval. En 1917, les moteurs surcomprimés de 180CV pèsent de 0,84 à 1,5Kg par cheval, et, en 1918 avec les moteurs de 300 CV et plus, les poids ne sont plus que 0,8  à 0,9kg pour les moteurs destinés aux avions de  chasse. Avant l’armistice, après  quatre ans de guerre, les avionneurs livraient chaque jour prés de 100 avions fabriqués en série, pendant qu’ils construisaient et essayaient plus de 60 prototypes d’avions nouveaux. »

       (A.Erévé , La victoire des cocardes, Robert Laffont 1970 p 264 préface d’Albert Caquot)

 

Dans un parfait désintéressement, en proposant un nouveau moteur aux avionneurs, Albert CAQUOT a fait don à la France  de tout son savoir, en particulier, dans le domaine de la résistance des matériaux, mais aussi de ses nombreux brevets.

 

 

La Roche qui Boit œuvre d’Albert CAQUOT est le premier barrage de ce type en Europe est un patrimoine, industriel, opérationnel et environnemental qui ne doit pas être détruit et qui devrait au contraire faire l’objet d’une protection et d’une reconnaissance envers l’homme, au titre des monuments historiques.

  Etrange coïncidence mais pas seulement, en 1918 alors qu’Albert CAQUOT participait pour une très large part à la victoire finale ,se construisait à La Roche qui Boit un barrage, d’un type nouveau, conçu par le directeur de la section technique de l’aéronautique  militaire de la France.

 

Pour l’histoire, il serait peut- être temps que les décideurs de l’arasement prennent conscience de la valeur morale de leur projet. 

 

 J-L VARINOT

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Publié le 18 Août 2020

« Depuis la destruction du barrage de Vezins nous sommes inondés plus vite »

Le barrage de Vezins a été arasé il y a moins d'un an. Certains riverains ont constaté des inondations plus rapide depuis sa suppression et s'inquiètent pour l'avenir.

Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.
Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments.Des parcelles inondées cet hiver, à noter la difficulté des petites herbes à casser la croûte de sédiments. (©La Gazette de la Manche)

Des riverains qui habitent autour de l’ancien barrage de Vezins ont noté une montée de l’eau beaucoup plus rapide, depuis la suppression du barrage de Vezins. Ce dernier n’écrête pas mais jouait un rôle tampon dans les crues.

Le risque de futures inondations a longtemps été mis sur la table pour conserver les barrages. Les défenseurs de Vezins et de La Roche-qui-boit craignaient des crues plus importantes sans les barrages. Les services de l’État s’appuient sur une étude qui dit :

« Le barrage n’écrête pas mais fait tampon pendant 2 ou 3 h. »

Des riverains de la Sélune ont constaté une différence plus importante depuis l’arasement du premier barrage.

 

Lire aussi : Un moratoire est demandé à la ministre pour sauver le barrage de La Roche-qui-boit

L’eau monte en 24 heures

Les premiers concernés sont les agriculteurs, comme Yves Gavard à Poilley. « Tous les ans nous sommes un peu noyés, mais là nous sommes inondés beaucoup plus vite », explique l’agriculteur qui peut avoir deux mètres d’eau par endroits sur son terrain.

Avant, le barrage permettait de contenir la crue pendant trois jours. « C’était suffisant pour nous préparer. Maintenant l’eau monte en 24 heures. Le fait de ralentir est très important pour nous. » L’agriculteur se trouve dans une zone inondable. Il accepte donc de voir son terrain noyé l’hiver, mais s’inquiète plus pour le reste de l’année.

« Si tout est noyé on fait quoi ? »

« J’attends de voir l’été. Nous avons parfois de mauvais orages en juillet. » Il craint de perdre son stock de foin. « Si tout est noyé on fait quoi ? Qui va nous indemniser ? », se questionne Yves Gavard. « Le barrage jouait un rôle de régulation », confirme aussi Hervé Gardin, un autre agriculteur de Poilley. « L’agriculteur n’est pas au cœur des préoccupations. »

« L’eau monte subitement maintenant »

Les agriculteurs ne sont pas les seuls touchés. « L’eau monte subitement maintenant. On avait un tampon avec le barrage. En 24 heures, on peut avoir des montées importantes », constate Geoffrey Petit, directeur de la discothèque Le Moulin de Quincampoix à Poilley.

Ce dernier craint de voir arriver une crue décennale. « J’espère qu’elle n’arrivera pas en pleine nuit. » Le patron de la discothèque s’inquiète pour la pérennité de son entreprise. « Comment assurer la sécurité des personnes si l’eau monte subitement ? » Le sous-préfet lui a assuré qu’il n’y avait « pas de risque. » L’étude des scientifiques le prouverait… « Pourquoi ils ne viennent pas sur le terrain ? Je n’ai jamais vu personne ici depuis 2007. C’est pareil pour mon propriétaire Henri-Jacques Dewitte », s’étonne encore Geoffrey Petit, le patron de la boîte de nuit.

Vezins n’existe plus et certains optent pour conserver le barrage de La Roche-qui-boit. « Il peut ralentir le pic. » L’agriculteur Yves Gavard ne se fait pas vraiment d’illusion et « reste positif. » Un budget sera consacré à la renaturation de la vallée. L’agriculteur aimerait qu’une partie de l’argent soit utilisée pour désenvaser les arches à Pontaubault, nettoyer la Sélune.

« On pourrait aussi utiliser des portes à flot comme dans les polders… »

Lire aussi : Une passe à poissons existe à La Roche qui boit, mais ne répond pas aux attentes

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Rédigé par jojo

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Publié le 18 Août 2020

Les barrages de Vezins et de la Roche qui boit s’envolent, mais les chauves-souris restent

Les sites des barrages de Vezins et de la Roche qui boit abritent des chauves-souris. Ces espèces protégées resteront après l'arasement des ouvrages

Une colonie de rhinolophes et des murins de Daubenton.
Une colonie de rhinolophes et des murins de Daubenton. (©©Groupe Mammalogique Normand è Antenne Ouest)

Dans le Sud-Manche, les barrages de Vezins et de la Roche qui boit seront bientôt un lointain souvenir. Le premier ouvrage n’est plus et les travaux pour démolir l’autre vont démarrer.

En revanche, les chiroptères installés sur les deux sites vont rester.

Mélanie Marteau, chargée de mission chiroptères au Groupe Mammologique Normand (GMN), précise :

À Vezins, nous avons des chauves-souris qui fréquentent un bâtiment. On dénombre une dizaine d’individus.

21 espèces 

L’association s’occupe de classer ces animaux protégés sur le territoire et travaille aussi depuis une dizaine d’années avec EDF à la Roche qui boit.

« Elle chasse au-dessus des plans d’eau »

« Il existe 21 espèces en Normandie », souligne Mélanie Marteau. À Vezins, il s’agit d’une colonie de murins de Daubenton. « Elle chasse au-dessus des plans d’eau. » Le site de l’ancien barrage est donc idéal pour ces petites bêtes-là. Une chauve-souris mange beaucoup d’insectes et l’hiver on voit moins de papillons etc.

Lire aussi : « Depuis la destruction du barrage de Vezins nous sommes inondés plus vite »

« Elles aiment le frais »

« Elles vont sous le site pour hiberner. Elles aiment le frais. »

Lors de la période hivernale, d’autres espèces ont été observées comme l’oreillard.

Le barrage de la Roche qui boit possède aussi des mammifères. Une colonie de rhinolophes a posé ses valises dans un grenier d’une maison qui ne sera pas détruite afin de conserver la colonie. « Dans la Manche, on ne trouve pas partout des rhinolophes. » Le nord du département en est dépourvu.

Lire aussi : Un moratoire est demandé à la ministre pour sauver le barrage de La Roche-qui-boit

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