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Publié le 14 Août 2020

des tonnes et des tonnes de poissons morts : cette rivière française a-t-elle été empoisonnée ?
 
Plus de trois tonnes de poissons ont été retrouvés morts dans cette rivière de France. Certaines espèces protégées ont été durement touchées. Les pêcheurs blâment la pollution...
des tonnes et des tonnes de poissons morts : cette rivière française a-t-elle été empoisonnée ?IllustrationAFP

Sur la rivière, la mort s’étend à perte de vue. "Nous venons de porter plainte contre Nestlé France pour pollution et infraction à l’article 432.3 du code de l’environnement", a d’ailleurs affirmé Michel Adam, président de la Fédération de pêches des Ardennes, contacté par l’AFP, dont Le Figaro reprend les informations, après le drame. Sous ses yeux, des tonnes et des tonnes de poissons morts, dans l’Aisne. Un phénomène catastrophique explique-t-il.

"Tout est mort sur une portion de 7 km et 30 mètres de large. On a déjà récupéré trois tonnes de poissons morts. Mais il y en a encore, 14 espèces ont été touchées, dont des espèces protégées comme l’anguille ou la lamproie", poursuit-il, visiblement sidéré : "Cela fait 40 ans que je suis à la fédération, je n’ai jamais vu une pollution de cette ampleur".

Nestlé a-t-il empoisonné la rivière ?

En pratique, explique-t-il, c’est Nestlé qu’il faut blâmer pour une pareille situation. L’usine de Challerange, installée à 50 km de Reims environ, a en effet confirmé un "débordement ponctuel et involontaire d’effluents de boues biologiques, sans présences de produits chimiques", rappelle le quotidien. Le directeur de l’usine a fait savoir, au travers d’un communiqué, que les faits remontaient à dimanche soir. "Dès connaissance du signalement, dimanche à 23h, nous avons immédiatement stoppé la production et mis un terme au déversement", a-t-il écrit. En tout et pour tout, il estime la durée total de ce dernier à moins de trois heures.

Depuis, des sapeurs-pompiers - épaulés de pêcheurs bénévoles "procèdent à l’enlèvement des poissons et à leur évacuation" à fait savoir la préfecture, qui indique aussi qu’un barrage a été posé, "pour contenir la propagation de la pollution".

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Rédigé par jojo

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Publié le 11 Août 2020

La propagande simpliste des agences de l'eau
 
L'activité humaine modifie la nature, c'est mal. Supprimer les activités humaines respecte la nature, c'est bien. Effaçons le passé pour construire un avenir radieux. Ce discours simpliste et binaire est le fait non de quelques militants égarés mais des très officielles agences de l'eau sur leur nouveau site de propagande, En immersion. Il est consternent de diffuser au public un récit si pauvre de la rivière et une approche si caricaturale de l'écologie. Les agences étant le bras financier des politiques de l'eau, il sera difficile de faire croire à la possibilité d'une politique "apaisée" des rivières aménagées avec cette persistance de bureaucraties exprimant une idéologie de destruction des ouvrages hydrauliques et des apports de ces ouvrages à la société. Mais les riverains qui voient un peu partout les cours d'eau à sec sous les canicules commencent peut-être à comprendre où mènent ces divagations... 
 

Voici ce que dit le site des agences de l'eau (italiques) dans sa page sur la restauration  et nos commentaires.

« C’était mieux avant »… Une citation loin d’être applicable aux cours d’eau qui ne cessent d’être chamboulés depuis plusieurs siècles. Mais pourquoi vouloir changer l’ordre établi ? Pour le bien de tous !

La faute aux activités humaines !
Les cours d’eau sont aménagés par l’Homme depuis le Moyen-Âge et même avant. Mais c’est à partir du milieu du XIXe siècle, et surtout au XXe siècle, qu’ont été réalisés les aménagements les plus lourds et les plus étendus. C’était la solution pour satisfaire les besoins humains, avec les techniques et les connaissances de l’époque.
  • navigation
  • régulation des crues
  • production d’énergie
  • adduction d’eau
  • aménagement agricole et urbain du territoire

Cette description correspond toujours à des réalités: la plupart des rivières sont aménagées en Europe comme dans le monde, afin de répondre à divers besoins ou choix des sociétés humaines. L'aménagement des rivières a commencé dès le néolithique puisque l'humain sédentaire a dû maîtriser le cycle de l'eau pour son alimentation, son hygiène, son agriculture et son artisanat. Puis sont venus d'autres enjeux au fil de l'évolution de ces sociétés. Aujourd'hui, les enjeux majeurs sont la production d'énergie bas carbone, la gestion des aléas hydro-climatiques (crues, sécheresses), l'appropriation de l'eau par les territoires dans une logique de développement durable équilibrant environnement, économie et société. L'idée qu'il existerait une communauté humaine sans aucune interaction avec les milieux en eau est évidement insoutenable : si l'agence de l'eau veut expliquer l'écologie au public, elle doit commencer par exposer les conclusions actuelles de l'écologie scientifique, à savoir que les milieux aquatiques et rivulaires sont modifiés depuis plusieurs millénaires par les activités humaines, qu'ils sont modifiés (en premier ordre) en proportion de la démographie et de le prospérité des sociétés. Enfin, les agences de l'eau désignent les aménagements du 20e siècle comme les plus lourds mais financent partout la destruction ou l'assèchement des aménagements d'ancien régime intégrés de longue date dans le milieu local (retenues et biefs de moulin, étang, canaux d'irrigation gravitaire, etc.). Ces milieux possèdent aussi des biodiversités et fonctionnalités, dont la négation conduit à des mauvaises politiques.



L'apparition de nouveaux problèmes
Rapidement, les pêcheurs se sont inquiétés des conséquences des barrages et des pollutions sur les poissons. Les progrès de la connaissance et l’évolution des sociétés ont ensuite montré que les rivières aménagées ne satisfaisaient pas durablement l’ensemble des besoins économiques et sociaux.
Les aménagements ont aussi pu créer de nouveaux problèmes : baisse de la capacité auto-épuratoire des rivières, dégâts plus importants lors des crues du fait des ruptures de digues, obstacles à la circulation des poissons (et notamment des poissons migrateurs), etc.

Le seul public cité comme exprimant un problème avec la rivière aménagée est celui des pêcheurs. Ce qui n'est que partiellement exact puisque les milieux aquatiques artificiels comme les étangs et les lacs sont co-gérés par des sociétés de pêche. Ce sont les lobbies de pêcheurs de salmonidés (migrateurs) qui ont surtout des problèmes avec les aménagements, en lien aux ruptures de continuité (barrage), mais ce sujet reste assez périphérique au plan de la représentativité sociale du public concerné. La baisse de la capacité épuratoire des rivières est une légende ou une "fake news" comme on dit aujourd'hui (ce qu'une agence de l'eau a fini par admettre après nos protestations à ce sujet) : la rivière n'a jamais été une station d'épuration où nous pourrions mettre sans dommage des toxiques, les ouvrages tendent en général à favoriser l'élimination de certains intrants, le fait de disperser plus vite des pollutions vers l'aval ou l'estuaire n'a guère d'intérêt. Quant à citer la rupture de digues comme "preuve" qu'elles ne remplissent pas leur rôle anti-crue, c'est une mauvaise foi évidente: autant dire que le vélo, la voiture, le train ou l'avion n'apportent aucun bénéfice de transport car de temps en temps ils provoquent des accidents! En réalité, la gestion des crues et sécheresses a toujours fait appel à des aménagements, c'est une des raisons pour lesquelles les profils actuels de nos bassins versants n'ont plus rien de "naturels" au sens de non modifiés par les humains dans l'histoire. Et l'actualité nous rappelle tristement ce que signifie l'absence de maîtrise de l'eau en situation d'aggravation des sécheresses et des vagues de chaleur.



Une réhabilitation nécessaire
L’artificialisation des rivières nous oblige aujourd’hui à intervenir pour restituer tout ou partie les services dégradés par les aménagements, parfois au prix d’impacts financiers, économiques et sociaux très élevés. En outre, face au dérèglement climatique, redonner un fonctionnement naturel aux rivières apparaît comme une mesure tout à fait pragmatique. C’est la garantie de bénéficier le plus possible des services gratuits rendus par la nature et rendre ainsi nos territoires plus résilients.

Là encore, ces assertions sont des arguments d'autorité sans logique. Le fait d'avoir une rivière dite "naturelle" dont on a supprimé les ouvrages fait disparaître les avantages économiques, sociaux et écologiques issus de ces ouvrages, comme l'irrigation, la navigation, l'énergie, le soutien d'étiage, l'agrément paysager, les loisirs, le rafraîchissement local de l'air ambiant, la biodiversité propre aux milieux anthropisés. De nombreux travaux de recherche montrent ces réalités, un passage en revue récent de la littérature scientifique a énuméré ces services rendus (Clifford et Hefferman 2018).  L'analyse des services rendus par les écosystèmes montre aussi que l'aménagement raisonné de ces écosystèmes fait partie des services valorisés par les humains. Affirmer sans preuve que la société tire des bénéfices de la destruction des aménagements qu'elle a créés ne peut constituer un discours public, à moins que ce discours devienne un charabia militant.

Conclusion : les agences de l'eau s'enferment dans une propagande qui vise à diffuser une idéologie administrative, celle de la "renaturation" des milieux aquatiques. Cette idéologie est sans rapport aucun avec la manière dont la loi définit la gestion équilibrée et durable de l'eau, donc l'intérêt général des citoyens. Elle est sans rapport non plus avec l'évolution de la connaissance scientifique, qui ne valide plus des oppositions stériles entre rivières naturelles et rivières aménagées, solutions fondées sur la nature et solutions fondées sur la technique. Elle est enfin issue des choix de fonctionnaires non élus, dont on se demande pourquoi ils se permettent ainsi de réécrire les normes et d'imposer leur vision des cadres de vie. La démocratie de l'eau doit être restaurée autant que la qualité de l'eau, ce qui passe par un contrôle réel des élus sur les administrations et par une représentation correcte de la société dans les comités de bassin des agences de l'eau.

A lire en complément
Un dossier de 100 références scientifiques pour faire connaître et protéger les ouvrages hydrauliques et leurs milieux
"Les experts sont formels"... mais quels experts? Au service de quels pouvoirs, quelles idéologies, quels intérêts?
Des scientifiques rédigent un livre pour alerter sur certaines dérives de l'écologie des rivières en France
L'idéologie du retour à la nature est simpliste et vit dans le déni des milieux humains
Défragmenter les rivières? 25 enjeux pour le faire intelligemment
"La science est politique : effacer des barrages pour quoi? Qui parle?" (Dufour et al 2017)
Faiblesse scientifique, dimension subjective et résultats incertains des chantiers de restauration de rivière en France (Morandi et al 2014)

Lire notre rubrique "agence de l'eau" pour la chronique des résultats médiocres et dérives nombreuses de ces établissements administratifs.

Lire notre rubrique "idées reçues" pour des réponses détaillées et référencées aux assertions fausses ou incomplètes du discours public sur les ouvrages en rivière.
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 6 Août 2020

Les micro-organismes des lacs affectés par les pressions climatiques et humaines

Une étude française montre des changements drastiques dans la biodiversité des micro-organismes aquatiques et une homogénéisation de la diversité entre les lacs.

Les micro-organismes des lacs affectés par les pressions climatiques et humaines

Dans une étude, parue dans Nature Communications le 31 juillet, une équipe de recherche d'INRAE, de l'Université de Savoie Mont-Blanc, du CNRS, de l'Université Clermont Auvergne et de l'Université de Toulouse, a étudié l'ADN conservé dans les sédiments de 48 lacs. Les scientifiques ont comparé la diversité actuelle des micro-organismes avec celle de la fin du XIXème siècle, avant ce que l'on nomme « la grande accélération », c'est-à-dire l'intensification et l'augmentation rapide de l'empreinte de l'activité humaine sur l'environnement

Les chercheurs ont comparé les traces ADN conservés dans le dépôts sédimentaires de 48 lacs de France métropolitaine à la fin du XIXème siècle à celles des années 2000-2010 pour reconstituer l'évolution en un siècle de la biodiversité de ces lacs.

Modification des groupes d'espèces

L'analyse de l'ADN préservé des sédiments montre des changements très forts dans la composition de la biodiversité des lacs de plaine en comparaison avec les lacs d'altitude (au-dessus de 1400 m), moins affectés. Si le nombre d'espèces présentes n'a pas diminué, c'est la composition en terme d'espèces et groupes d'espèces qui a changé. La diversité des micro-algues, des parasites, et des micro-prédateurs a subi des changements importants. Ces changements s'accompagnent également d'une homogénéisation de la diversité entre les lacs : si, au XIXème siècle, les différents lacs avaient des compositions microbiennes très diverses, on observe aujourd'hui une standardisation de la biodiversité microbienne dans les lacs. Il y a de grands gagnants: les micro-organismes photosynthétiques qui ont été favorisés par le réchauffement climatique et les apports d'éléments nutritifs dus aux activités humaines autour des lacs.

« Ces écosystèmes nécessitent des efforts de surveillance et de préservation plus intenses dans le contexte du changement global », concluent les chercheurs.

 

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2020

A Fontgombault (Indre), un énorme chantier sur la Creuse en face du moulin de l'abbaye

Publié le | Mis à jour le

Fontgombault. Depuis un an, l’abbaye œuvre de concert avec les associations de défense de l’environnement pour rénover son moulin. Objectifs : produire plus d’électricité et protéger les poissons.

Les randonneurs des bords de Creuse l’ont forcément remarqué : la rivière qui sillonne le sud de l’Indre fait actuellement l’objet d’un important chantier, au niveau du moulin de l’abbaye de Fontgombault. 

 
Le plan du chantier.

Le plan du chantier.
© Infographie NR

L’enjeu est simple : plutôt que de rénover l’actuelle turbine de l’édifice, qui produit de l’électricité depuis 1980, les moines ont décidé de la remplacer par une toute nouvelle

dates-clés

> 23 mars 2019. Réunion de présentation du projet.
> 22 avril 2020. Autorisation de chantier signée par le préfet.
> 31 mai 2020. Début du chantier, par l’aménagement de la piste provisoire.
> Fin juillet 2020. Achèvement prévu de la passe « mixte », début de la construction de la passe « technique ».
> Fin septembre 2020. Achèvement prévu de la passe technique, installation de la turbine (durée : 2 à 3 semaines), suivie d’une phase d’essai.
> Début novembre 2020. Début espéré de la production d’électricité.

Près d’un million et demi d’euros de travaux

 

« Nous nous sommes mis en contact avec l’administration début mars 2019 et avons organisé une grande réunion de présentation avec toutes les parties intéressées, le 28 mars », raconte le frère Pierre-Antoine Hénaux, responsable du moulin. Direction des territoires (DDT), Office français de la biodiversité (OFB), Agence de l’eau, architecte des Bâtiments de France, mais aussi Indre Nature et la Fédération départementale de pêche : tous ont été associés dans l’élaboration de ce projet sur-mesure. Un projet en plusieurs temps, puisqu’avant d’installer la nouvelle turbine, il est prévu de construire deux nouvelles passes à poisson, aux deux extrémités de la digue, afin d’assurer la continuité écologique du cours d’eau. Un modèle de concertation mis en avant par ses acteurs et qui doit d’ailleurs servir de « vitrine » pour les nombreuses autres infrastructures hydrauliques situées le long de la Creuse.
Le dossier a donc été déposé fin novembre 2019 et l’autorisation de chantier, signée par le préfet, le 22 avril 2020. Depuis le 31 mai, les camions et les pelleteuses de l’entreprise indrienne BTS Travaux publics se succèdent ainsi dans un ballet ininterrompu, pour aménager une piste de pierre provisoire, le long de la digue qui traverse le cours d’eau à cet endroit. Le but : rejoindre ses deux extrémités pour permettre aux ouvriers de réaliser les deux passes à poisson. 

 
Une fois la piste achevée, les engins de chantier ont ainsi pu atteindre l'extrémité de la digue...

Une fois la piste achevée, les engins de chantier ont ainsi pu atteindre l'extrémité de la digue...
© Photo abbaye de Fontgombault

Pourquoi deux passes ? « Jusqu’à 20 m3/s entrants, les migrateurs sont attirés en priorité par le canal de fuite de la turbine, et il faut qu’ils trouvent là une issue franchissable vers l’amont, détaille le frère Hénaux. Et à partir de 20 m3/s entrants, l’attrait principal commence à se faire côté déversoir et les migrateurs se regroupent dans l’angle amont, où doit trouver place un dispositif de franchissement. »
La première passe, sur la rive de l’abbaye, est dite « technique » : elle consistera en une succession de bassins qui forment un « S ». La seconde est dite « mixte » : elle comportera une rampe en enrochements, puis un bassin de repos, et enfin une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.

 
La passe dite "mixte" possède une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.

La passe dite "mixte" possède une rampe à « macro-rugosités », c’est-à-dire comportant de petits menhirs disposés en quinconce afin que les poissons puissent slalomer entre eux, et un fond rugueux pour faciliter la remontée des anguilles.
© Photo abbaye de Fontgombault

La nouvelle turbine elle-même, dite « VLH », produite par MJ2 Technologies, sera dotée de pales plus espacées, permettant ainsi aux espèces les plus vulnérables de dévaler sans soucis le cours d’eau. Présentée comme un bijou de technologie, elle sera complètement immergée et silencieuse.

 
Une vue de la turbine VLH.

Une vue de la turbine VLH.
© PDF de présentation de l'abbaye de Fontgombault

Sa vitesse sera adaptée au débit de l’eau afin d’optimiser la production. « Nous passerons de 140 à 170 kW, précise le responsable du moulin. Le principe est de vendre à EDF la totalité du courant produit et de ne racheter que ce dont on a besoin, avec possibilité, en cas de problème, de récupérer directement le courant, un défi d’ingénierie que MJ2 a toujours rêvé de réaliser. »

 
Des vues d'une turbine VLH en fonctionnement sur le site de La Glacière (Millau).

Des vues d'une turbine VLH en fonctionnement sur le site de La Glacière (Millau).
© PDF de présentation de l'abbaye de Fontgombault

Au total, ce chantier, « remboursable en onze-douze ans » pour l’abbaye, représente un investissement qui approche le million et demi d’euros hors taxes, la part représentée par les passes à poissons étant financées pour moitié par l’Agence de l’eau, tandis que la turbine et le génie civil sont à la charge complète de l’exploitant. Le début de la production électrique est espéré pour novembre.

 
 
 
 
 

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2020

 

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Signez la pétition : http://chng.it/KxHr6xsp
Aidez nous à préserver l'habitat de cette espèce protégée et de toute la biodiversité installée là depuis presque un siècle et à lutter contre les intimidations endurées par les protecteurs de la biodiversité locale.
Le barrage et son lac ne sont pas seulement le lieu d'habitation de multiples espèces fauniques et florales, c'est également :
- Une réserve d'eau en cas de sécheresse
- Une protection contre les violentes crues biennales et les glissements de terrain
- Un lieu de loisir et de rencontre pour les habitants de la région à qui a déjà été enlevé la zone de loisir de Vezins
N'hésitez pas à partager !

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2020

Tout doit être privatisé : merci l'UE !
 

Source : Mr Mondialisation


Alors que la crise sanitaire a causé l’abandon inattendu du projet de privatisation d’Aéroports de Paris, la question de l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques françaises est toujours d’actualité, malgré une opposition générale. Le documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension » (actuellement en accès libre car privé de diffusion au cinéma en raison de la pandémie) traite des conséquences désastreuses que pourrait avoir la libéralisation de ce secteur et prône le maintien d’une gestion publique de cet héritage national. Un film signé Nicolas Ubelmann.

Les barrages ne veillent pas seulement à l’équilibre du système d’approvisionnement électrique français et au refroidissement des centrales nucléaires, ils sont également essentiels à d’autres domaines tels que la distribution d’eau potable, l’agriculture, ou encore la pisciculture. On pourrait penser que le dogme libéral n’a pas sa place dans la gestion du bien commun qu’est l’eau et pourtant, la Commission européenne n’est pas de cet avis. En effet, en 2015, Bruxelles a mis la France en demeure pour absence de mise en concurrence de ses concessions hydroélectriques. Alors que des pays tels que l’Allemagne sont parvenus à refuser cette directive pour le moins discutable, Emmanuel Macron, véritable champion de la vente du domaine public, a prévu la privatisation d’un tiers des barrages du pays.

Réalisé en 2019 et diffusé en salle dès le début de l’année 2020, le documentaire « Barrages, l’eau sous haute tension » traite des dangers que représente cette privatisation à marche forcée, au regard non seulement du système électrique sur le territoire français mais également de la gestion globale de l’eau alors que le changement climatique menace d’ores et déjà cette ressource vitale. Pour soutenir le film et sa diffusion, une cagnotte a été mise en place sur le site helloasso. Il est également possible de suivre les informations liées au documentaire via la page Facebook Barrages – Le Film.

 

 

Un processus qui défie l’intérêt général

L’approvisionnement électrique s’inscrit dans un système fragile qui nécessite une gestion particulièrement méticuleuse pour rester en équilibre et éviter tout scénario de black-out. Les barrages hydroélectriques constituent en France la 3ème source de production d’électricité et la 1ère source à partir des énergies renouvelables. Leur rôle dans le mix énergétique est d’autant plus essentiel qu’ils constituent le seul mode de stockage d’électricité fiable que nous connaissons à ce jour. Cet emmagasinage d’énergie, de même que la capacité de démarrage et d’arrêt rapide, permet non seulement d’accompagner les fluctuations subites de la consommation, mais aussi de faire face à des aléas pouvant s’abattre sur d’autres moyens de production. Les barrages sont, à ce jour, les seules infrastructures à pouvoir procurer une forte quantité d’énergie instantanément sans recourir aux énergies fossiles. Ainsi, leur rôle est primordial dans le maintien de la stabilité du système électrique sur la totalité du territoire et dans l’ajustement de l’offre à la demande.

Le réalisateur du film « Barrages » Nicolas Ubelmann (à droite) et les assistants réalisateurs (Sophie Mitrani et Alexandre Keirle)

 

Cette quête incessante de la concurrence qui domine l’Europe peut se révéler particulièrement délétère si elle touche au poumon du système électrique. Sans parler du fait qu’il s’agit-là d’un nouveau dépouillement d’infrastructures publiques construites par les générations précédentes, cette ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques pose également un réel problème de sécurité, notamment pour les populations se trouvant en aval des barrages. Comme pour toute infrastructure privatisée, le but sera évidemment de faire du profit alors que ce système est complexe et nécessite une gestion précise, prenant en compte de très nombreuses variables. Les barrages hydroélectriques ont chacun des spécificités, tout en étant étroitement liés entre eux. Plusieurs centaines d’ingénieurs doivent les surveiller régulièrement et effectuer un travail complexe en traitant un grand nombre de données et en tenant compte des particularités de chaque infrastructure. Pour pouvoir être optimale, la gestion doit être globalisée.

Lire la suite de l’article ici.

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Rédigé par jojo

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Publié le 30 Juillet 2020

 

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Toujours plus loin dans la folie et la gabegie ! En Bretagne, une réserve naturelle de 118 ha issue d'anciens polders doit être perturbée et en large partie détruite car l'administration et l'Office français de la biodiversité (sic) exigent le démantèlement d'une vanne à clapet empêchant certains poissons de passer. Avec à la clé l'expulsion des fermiers qui s'occupent des terres depuis 70 ans. On atteint des sommets de bêtise et de nuisance au nom du dogme de la continuité soi-disant "écologique". Si les élus ne reprennent pas fermement la main sur ce dossier qui pourrit la vie de tous les bassins versants depuis 2009, ce sont les citoyens qui devront protéger les sites des administrations en pleine dérive sectaire. http://www.hydrauxois.org/2020/07/letat-veut-detruire-la-reserve.html

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Rédigé par jojo

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Publié le 29 Juillet 2020

Le barrage de la Roche Qui Boit.
 
Je me suis autorisé à publier sur cette page d’information, un récit issu d’un site dont j'ai pris un peu de distance avec l’administrateur . ....., ! Mais, nous avons un même objectif celui de conserver le barrage de la RQB.
De ce récit j’ai pris la liberté de supprimer les émoticônes, photos et, liens qui nous ramènent à des tambouilles qui n’intéressent pas mon site. (J-P Hamon)
 
 
« Un grand bravo à tous les élus de la municipalité de Ducey-Les-Chéris qui ont délibéré pour demander le maintien de la Roche-qui-Boit comme infrastructure de protection contre les sécheresses et crues biennales, en proposant de l’acquérir pour un euro symbolique et de travailler au plus vite sur la création d’une société économie mixte permettant d’associer des fonds publics et privés.
La suppression en 2019 du barrage de Vezins par l’État ne doit pas exposer la vallée au retour des étiages et inondations qui se produisaient tous les deux ou cinq ans avant 1920. La question des "petites crues" n'est traitée dans aucune des décisions des ministres, qu’il s’agisse de Chantal JOUANNO, de Nathalie KOSCIUSKO, de Ségolène ROYAL, de Nicolas HULOT ou de François de RUGY, que leur position globale ait été favorable ou opposée à l’arasement des barrages. De nombreux autres éléments ont été "oubliés", l'Etat étant à la fois propriétaire de l'aménagement et autorité à tous les sens du terme: même oubli pour le biseau salé, les nappes phréatiques, les réserves d’eau douce, le risque sanitaire que pourraient provoquer les eaux usées ... Propriétaire de Vezins, l'État doit engager d’urgence les actions nécessaires pour que ce qu'il fait ne dégrade pas la protection des biens et des personnes et préserve la ressource et la qualité de l’eau. L’épidémie du coronavirus ne doit pas conduire à différer la réponse de l’Etat : s’il n’assumait pas rapidement l’obligation de compenser les conséquences de la suppression du barrage de Vezins, de nouveaux désordres dans les deux ou cinq ans créeraient des difficultés sérieuses pour les habitants de la vallée de la Sélune. Une conséquence d’une telle inaction serait aussi d’engager la responsabilité des collectivités : le retour d’évènements biennaux ou quinquennaux ne relèverait pas de la mutualisation du régime assurantiel des « catastrophes naturelles », pas plus que du PPRI. Ainsi, la première mesure de protection contre le retour des crues et sécheresses biennales (cf. rapport Perrin p.74) serait de renforcer les habitations, équipements et activités de la vallée et de maintenir comme dernier rempart l’ouvrage de « la Roche-qui-Boit » et le lac de 40 ha comme infrastructure de protection.
L’association ELM qui avait pris l'initiative de concertations en amont de la délibération du Conseil Municipal va informer le nouveau premier ministre (Jean Castex) de cette situation pour que le bon sens revienne dans notre bout du monde afin de redonner confiance aux citoyens. Il est urgent que l’Etat et Seine Normandie initient et financent un vrai Vigicrue, lancent dans toute la basse vallée le renforcement de la résilience des habitations et équipements aux petites crues, coopèrent à la création de la SEM pour tirer parti de la Roche-qui-Boit pour la régulation des crues et étiages sans contradiction avec la circulation du saumon : le Gouvernement a entre les mains la clé de l'avenir de notre "bout du monde". »
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Publié le 29 Juillet 2020

Effacement du barrage de La-Roche-qui-Boit

Fleuve Selune, Normandie, France, 2021-2022

Barrage de La-Roche-qui-Boit © ERN France

Contexte

Indépendamment de la justification juridique de l’effacement, confirmée par l’autorité de la chose jugée, le projet de renaturation de la vallée de la Sélune s’impose pour des motifs scientifiques et techniques.

Les retenues de Vezins et de la Roche-Qui-Boit (36 m et 16 m de haut) engendrent des plans d’eau extrêmement importants et qui ôtent le caractère naturel à près de 25 km du fleuve Sélune et constituent un verrou pour les poissons migrateurs qui fréquentent ce fleuve côtier. 700km2 du bassin versant de la Sélune sont inaccessibles.

Compte tenu des impacts, des obligations règlementaires de mise aux normes, des problèmes de qualité d’eau, de la faible productivité énergétique, et des rapports concluant à l’impossibilité technique d’aménager l’ouvrage, l’arasement des barrages après la fin de concession en 2007 est réclamée par les associations environnementales mais aussi les élus de la CLE du SAGE. Des oppositions locales émergent. Le projet est suspendu en 2014 mais le processus reprendra en 2017 et se poursuit aujourd’hui. La déconstruction du barrage en 2021 et 2022. Un important programme de suivi scientifique accompagne ce projet depuis 2012.

 
Le projet d’effacement des barrages de la Sélune
 
Les travaux et maîtrise d’ouvrage

La maîtrise d’ouvrage est assuré par EDF. Les travaux de gestion des sédiments démarrent au mois de juin 2020. La vidange définitive du plan d’eau est prévue en avril 2021 et la déconstruction du barrage fin 2021-début 2022.

 
Vidéos & reportages

à venir

 
Caractéristiques du barrage de La-Roche-qui-Boit


© ERN

– Construit entre 1916 et 1919)
– Situé à 12 km de la mer
– Puissance : 1.6MW
– Production annuelle : 4.7 GWh
– Hauteur : 16 mètres
– Longueur : 129 mètres
– Volume de la retenue : 1,4 millions m3
– Longueur de la retenue : 4 km
– Surface de la retenue : 40 ha

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Rédigé par jojo

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Publié le 28 Juillet 2020

EDF préfère cassé, plutôt que de vendre, encore un troc pour avoir la paix avec ses centrales nucléaires?
Traduction :
La France a été mandatée par EDF (Electricité de France) par Van den Herik et NGE-Guintoli pour préparer le démantèlement du barrage « La Roche qui Boit » dans la rivière « la Selune ». Derrière le barrage de 15 m de haut et de 125 m de long se trouve un réservoir d’environ 1,5 million de m3 d’eau. Van den Herik est responsable du dragage et du stockage d’environ 210 000 m3 de sédiments. L’utilisation de géotubes à grande échelle est unique dans ce projet. Les sédiments sont transportés via des tuyaux vers de grands géotubes, qui sont fournis par la société allemande Huesker. À mi-chemin, le sédiment est mélangé à des polymères biodégradables qui séparent l’eau du sol. Le processus de drainage commence déjà pendant le remplissage des tubes. Après le sédiment suffisamment séché, NGE-Guintoli ouvrira les géotubes pour déplacer le sol séché dans la zone. Ce projet durera environ un an et demi et les préparatifs ont déjà commencé.
 
La conservation de la flore et de la faune est à l’avant-garde de ce projet. EDF a adapté le processus de déclassement du barrage au cycle de vie des espèces présentes et s’assure que leur habitat demeure en place. L’une des mesures consiste à créer des bassins pour les espèces protégées comme la grenouille-printemps. Une ancienne maison ouvrière est également entretenue pour servir de résidence aux chauves-souris protégées. Et les organisations de la nature suivent le comportement des loutres pour s’assurer qu’elles peuvent s’adapter aux circonstances changeantes.
 
Guintoli et Van den Herik ont déjà travaillé ensemble sur un projet en France, où 300000 m3 de sable ont été dragués d’une plage près d’une centrale nucléaire. EDF a choisi la combinaison Guintoli-van den Herik parce qu’ils répondaient aux exigences de classification et en raison de l’approche naturelle et efficace, utilisant les géoubes.
 
Parce que le processus de déclassement du barrage a des conséquences majeures pour l’environnement, c’est précisément EDF qui pilote le projet. La démolition finale du barrage débutera en 2021 et devrait être terminée en 2022.
 
Consultez le site Van den Herik ici.
 

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Rédigé par jojo

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