L'assainissement non collectif en question sur le bassin-versant
Publié le 31 Octobre 2014
Une demi-journée consacrée à l'assainissement non collectif a eu lieu mardi à la Gauberdière, siège du syndicat d'eau Baie Bocage. Organisée par le Syndicat mixte du bassin de la Sélune, cette réunion à destination des élus et des techniciens a réuni environ 65 personnes autour de cette problématique.
« Dans les zones rurales, la majorité des habitations possède un système d'assainissement non collectif pour assainir leurs eaux usées domestiques car elles ne sont pas raccordées au tout à l'égout », a expliqué Jérôme Belloir, animateur du bassin-versant de la Sélune.
Contrôle du Spanc
Afin de veiller à la salubrité publique et au respect de l'environnement, le Spanc, Service public d'assainissement non collectif, est chargé de vérifier la présence, le fonctionnement et l'entretien de ces systèmes. Il assure aussi un rôle de conseil et d'accompagnement des usagers. Sur le bassin-versant de la Sélune environ 85 % des installations ont été contrôlées par les Spanc. Cependant, la moitié de ces installations est non conforme et peut présenter un risque sanitaire et/ou environnemental, d'où l'importance de compléter, voire de réhabiliter ces assainissements. « Des possibilités techniques et des aides financières de l'Agence de l'eau existent pour aider les particuliers à les remettre aux normes », a indiqué Jérôme Belloir.
Sur le bassin de la Sélune, quelques collectivités ont déjà commencé à proposer des opérations groupées. Le Spanc étant avant tout un service aux usagers, ce service « réhabilitation » est donc une continuité aux contrôles des installations. Aux collectivités maintenant de donner les moyens aux Spanc, pour qu'ils puissent aider les usagers à mettre aux normes leurs installations.
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