la population de saumons en Atlantique Nord est passée de 10 millions dans les années 70 à seulement 3,6 millions aujourd’hui.

Publié le 6 Décembre 2014

  Début juin, l’Organisation pour la conservation du saumon de l’Atlantique Nord (Ocsan) s’est réunie à Saint-Malo pour sa 31ème assemblée générale afin de faire le point sur la situation préoccupante du saumon atlantique. Une réunion organisée par l’Onema, mandataire du Ministère de l’écologie.

Malgré d’importantes réductions des captures de pêche, la population de saumons en Atlantique Nord est passée de 10 millions dans les années 70 à seulement 3,6 millions aujourd’hui. En France, cette espèce migratrice est toujours présente sur une cinquantaine de cours d’eau, mais le nombre d’individus reste bas, voire insuffisant pour maintenir les stocks comme sur le bassin de la Loire. Afin d’échanger sur les recherches et les actions pour préserver le saumon, scientifiques et gestionnaires de l’Ocsan étaient présents pour leur 31ème assemblée générale à Saint-Malo du 3 au 6 juin 2014. Une des premières mesures adoptées a été le lancement d’un projet international de suivi des chemins migratoires de ces poissons pour comprendre notamment les facteurs influençant la mortalité des saumons en mer.

Améliorer et préserver la continuité écologique

Cette 31ème assemblée générale a en outre été l’occasion de présenter les progrès accomplis dans la mise en œuvre des actions liées à la gestion des pêches, à la restauration de l’habitat et à l’aquaculture. Chaque territoire de la convention Ocsan développe actuellement un plan quinquennal (2013-2018), déclinant un certain nombre de mesures à prendre pour respecter les recommandations de l’organisation. L’Onema, qui pilote le plan français, a ainsi « montré les efforts réalisés par l’Hexagone pour améliorer la continuité écologique, en s’appuyant notamment sur la directive cadre sur l’eau, mais également sur le processus de renouvellement des concessions hydrauliques et le plan de Gestion Anguille », précise Bénédicte Valadou, chargée de mission « plan de gestion des poissons migrateurs » à l’Onema.

Pour illustrer ces efforts, un film coproduit par l’Onema, EDF et l’Agence de l’eau Seine-Normandie a été diffusé à l’assemblée, mettant en avant deux projets exemplaires de restauration de la continuité écologique : l’aménagement du barrage de Poutès sur l’Allier et l’arasement des barrages de Vézins et de la Roche-qui-boit sur la Sélune (Manche). Les experts de l’Ocsan ont également pu se rendre dans la Baie du Mont Saint-Michel ainsi que la vallée de la Sélune où ces travaux de démantèlement renatureront une vingtaine de kilomètres de rivière.

Mieux définir la limite de conservation des saumons

Une séance spéciale portait sur la thématique des pêcheries de stocks individuels et mixtes (provenant des stocks d’au moins deux cours d’eau). Dans ce cadre, l’Ocsan a rappelé son combat contre les pêcheries mixtes qui posent certaines difficultés. En effet, il est difficile de savoir l’origine d’un poisson capturé, ce dernier pouvant provenir d’un stock en dessous des limites de conservation, qui définissent les niveaux adéquats d’abondance.

Enfin, l’organisation intergouvernementale a souhaité qu’un travail sur cette limite de conservation des saumons de chaque rivière soit entrepris. Le Conseil International pour l’Exploration des Mers (CIEM) avait donné une formule, mais trop peu de pays l’ont suivi. « En prenant en compte la proposition du CIEM, l’Oscan veut absolument harmoniser les méthodes de calcul de ces limites de conservation, ce qui permettra de faire de vraies comparaisons de stocks », souligne Bénédicte Valadou.

Contact : benedicte.valadou@onema.frEn

Rédigé par jojo

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Toutes les occasions sont bonnes pour tenter d'influencer en faveur de l'arasement des barrages du sud manche, avec une certaine hypocrisie en plus. Tout çà pour pêcher encore plus ce migrateur qu'est le saumon atlantique! Quelle ironie! Et si on s'intéressait aux vrais problèmes qui nuisent au saumon? La pêche en mer, les fermes élevage qui développe des maladies et j'en passe....
Répondre
C
Hé oui Idéfixe, çà "coule de source", n'est-ce pas??? :-) Pas pour tout le monde, c'est le moins qu'on puisse dire!!! Quand on voit l'intérêt porté par certaines associations de pêcheurs de saumon extérieures à notre belle région pour la vallée de la Sélune, on est en droit aussi de se poser des questions sur les véritables enjeux cachés de ce projet et la volonté de voir la population de saumons atlantique augmenter avec la surpression de pêche de ce dernier!
I
Ce n'est pas en arasent les 2 barrages du Sud-Manche que l'on va inversé la courbe de reproduction du saumon au niveau mondiale!!!!! Le vrai problème depuis les années 70 c' est la pollution, beaucoup plus difficile à résorber et moins bruyant que de démolir les barrages sur la Sélune qui serviront d'exemple au niveau mondiale
R
allez on continue dans la connerie toujours les memes discours qui ne tienent pas debout vos poissons migrateurs toujours pour eux et les autres especes vous vous en foutez vous vous moquez des citoyens et des autres pecheurs car eux ils aiment leurs laccomme moi et les pros arrasement de votre espece y en a marre a part vous graissez au depend des autres c est tout ce qui vous interressent vous etes tous des bandes de mecs qui ni connaissent rien au vrai probleme
Répondre
E
mais bien sur! c'est la faute de ces 3 barrages et c'est grâce à la destruction que nous allons retrouver les 6 millions de saumons perdus.Vous êtes des trous du cul qui dépenser le fric des citoyens pour vos idéologies.Déja 28 milliards de dépenser pour 45 pour cent du territoire FRANÇAIS pour la qualité de l'eau et le résultat est nul et vous continuez dans la connerie Arrêtez de rêver et changer de métier . IL Y EN A MARRE !!! Je vais me marrer aux prochaine élection car il faut virer tous ces réveurs
Répondre
E
L'eau qu'ils connaissent c'est l'eau de la baignoire et ce sont des gens qui se lavent trop souvent et le résultat ressemble à lavage de cerveau et de plus il se prennent pour des poissons et c'est pour cela qu'ils ne veulent plus d’obstacles .Trop compliqué
I
Le sujet est plus grave, ce sont des bureaucrates parisiens qui décident ou influencent nos politiques et qui n'ont jamais mis les pieds sur un cours d'eau