Barrage de Sivens. La copie revue et corrigée 17 janvier 2015

Publié le 18 Janvier 2015

Barrage de Sivens. La copie revue et corrigée 17 janvier 2015 à 06h36 1 Barrage de Sivens. La copie revue et corrigée Le barrage de Sivens ne se fera pas. Ségolène Royal en a décidé ainsi, après avoir pris connaissance d'un rapport d'experts qui préconisent deux solutions alternatives à l'impact plus limité sur l'environnement. Ces deux pistes ne satisfont ni les « zadistes », ni les agriculteurs. La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a écarté hier le projet de barrage sur le site de Sivens (Tarn) où est mort fin octobre Rémi Fraisse. « La réalisation du projet initial n'est (...) plus d'actualité », a-t-elle tranché, enterrant ainsi définitivement un projet qui suscite la controverse depuis des années. Le communiqué de la ministre a suivi de peu la publication d'un rapport des experts qu'elle avait mandatés, en novembre, pour tenter de trouver un compromis entre pro et antibarrage.Dans ce rapport, les experts jugent que « le projet initial de barrage à Sivens n'apparaît pas comme une solution adaptée ». Après des mois de discussions, ils listent deux « solutions intéressantes ». La première envisage « un réservoir réduit sur le site de Sivens, de préférence celui situé 330 m en amont du projet initial, épargnant plus de la moitié de la zone humide impactée par le projet initial ». Cette zone humide a été détruite dès septembre par l'avancement du chantier. Elle abritait de multiples espèces sauvegardées. « On est reparti pour quatre ou huit ans d'études » Le deuxième scénario comprend un ensemble de trois retenues latérales, une à Sivens, et deux autres non loin. Le président du conseil général, le socialiste Thierry Carcenac, « m'a fait part de son intérêt pour ces nouveaux projets... et m'a indiqué sa volonté d'organiser un débat dès la prochaine session de l'assemblée départementale (fin janvier) sur la base de ces deux scénarios », a indiqué Ségolène Royal dans son communiqué. L'abandon du barrage a été vivement critiqué par les partisans du projet, qui l'estiment nécessaire pour irriguer les terres agricoles alentour. « Rayer d'un trait de plume le projet pose des soucis : qui va payer les entreprises contractées ? Et ça veut dire qu'on est reparti pour quatre ou huit ans d'études, sans aucune garantie qu'il n'y ait pas encore une fois des zadistes » sur le site du nouveau projet, juge Philippe Jougla, le président de la FDSEA du Tarn, le syndicat agricole majoritaire grand défenseur du barrage. « Utiliser les retenues existantes » Les antibarrage se disent « satisfaits » que le projet initial soit « abandonné », mais refusent d'apporter « pour l'instant » leur soutien à l'alternative consistant à construire d'autres retenues. Ils estiment que les besoins en irrigation peuvent être satisfaits « en utilisant les retenues existantes, des ouvrages de stockage d'eau construits par les agriculteurs eux-mêmes, et remplis par les eaux de ruissellement ou de pompage ». S'il est prouvé que les besoins en eau ne peuvent pas être satisfaits par les retenues déjà construites, « alors, il faudra discuter d'un possible ouvrage (...) le moins impactant pour l'environnement ».

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Rédigé par jojo

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