Barrages : l'expérience d'une démolition

Publié le 6 Janvier 2015

Barrages : l'expérience d'une démolition
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Barrages : l'expérience d'une démolition

Rédigé par jojo

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P
Après être revenu sur Kernansquillec, je trouve que ce projet a plutôt était bien mené et la promenade autour pour ma femme et mes enfants et plutôt sympathique. On a même eu la chance de voir une loutre! (ça c'était vraiment un coup de bol mais bon...). De plus, connaissant bien Vezins (j'y pêche régulièrement dessus), quand on voit les fissures à l'extérieur des parois du barrage, ça fait peur de laisser un édifice comme ça... Si par contre, on demande au pro-barrage de payer les rénovations et l'entretien, je ne suis pas sûr qu'il y aurait autant de monde... <br /> Dernier point, un lors d'une conférence &amp;amp;quot;barrage&amp;amp;quot; avec M. Ollin, une personne (un vétérinaire si mes souvenirs sont bons) a expliqué les méfaits d'un seuil sur un cours d'eau (l'eau est ralentie, elle chauffe, des bactéries se développent et on perds en qualité d'eau). Il a aussi devellopper l'argument écolo avec les aumons qui ne peuvent plus qu'accéder à moins d'1/3 de leur frayère, mais celui-là, vous le connaissez.
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A
Mais comment s’exprime la rentabilité des 2 barrages de la Sélune ? Tous les textes de l’administration utilisent des expressions du genre « la production ne représente que 0 ,04% de la production nationale », laissent entendre que la démolition des 2 ouvrages serait largement compensée quantitativement et politiquement par le démarrage de Flamanville… Ceci est absurde : on sait bien que pour équilibrer la croissance nationale souhaitée des énergies renouvelables intermittentes on va avoir besoin de moyens de production mobilisables rapidement, notamment barrages de ce type et STEP. Alors, quelle évaluation de la perte qu’entraînerait leur démolition si elle était décidée ? Sans doute entre 3 et 10 millions par an mais on fait très attention à dire à EDF de ne jamais donner de chiffres ! C’est une faute qui explique largement que les pro démolition continuent avec constance le même discours qu’il y a 15 ans : pourtant, aujourd’hui, à quelle endroit l’Etat voudra-t-il faire construire une STEP s’il a décidé préalablement la démolition de Vezins+ RGB ? Il faut en permanence insister sur ce qui serait un gaspillage pur et simple qui ne dérange pas ceux répètent depuis 15 ans « il faut démolir Vezins »… Pourtant, il est important de tout faire pour éviter le dérapage du prix de l’électricité qui va vite devenir insupportable.<br /> Quant à l’argument selon lequel la non démolition sera « condamnable » par rapport à ce que les mêmes auteurs ont mis depuis 15 ans dans les SAGE, loi sur l’eau, DCE,…Il faudra effectivement expliquer et réécrire ce qui devra être changé. C’est un des risques de la position claire expliquée par Ségolène Royal le 4 décembre : si les experts qu’elle veut faire travailler ont pour premier souci de conforter ce qu’ils racontent depuis des années et se moquent de ridiculiser leur ministre « actuelle », nous sommes mal partis... Donc il faut effectivement continuer à faire s’exprimer haut et fort des jeunes pour montrer le décalage entre les pro arasement et la demande actuelle réelle, d’autre part remuscler un réseau d’alliés du calibre de Marie Paule Labey ou Didier Anger susceptibles de montrer à Mme Royal que ses établissements publics, son AESN et son administration ont des attitudes assez monomaniaques…qu’ils continuent à vouloir mettre dans les textes nationaux et européens.
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