Barrages du Sud-Manche. La décision de Ségolène Royal remise en cause

Publié le 20 Février 2015

Barrages du Sud-Manche. La décision de Ségolène Royal remise en cause

Isigny-le-Buat - 19 Février

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  • Les barrages du Sud-Manche sont toujours sujet à controverse, même au sein du ministère de l'Ecologie. | ouest-france

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal souhaite revenir sur la destruction des barrages du Sud-Manche. Cependant, un comité de son propre ministère y est opposé.

Sur notre site mercredi, nous rapportions le changement de cap de Ségolène Royal concernant l'arasement des barrages de Vézins et La Roche-qui-Boit. Une étude a été demandée en ce sens par la ministre.

Seulement voilà, un comité d'experts dépendant du même ministère remet en cause cette décision. L'avis du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité, datant du 10 février dernier, nous a été transmis par l'association Manche Nature.

Il dit : "[Le CSPNB] recommande que toute décision politique sur [la destruction des barrages hydroélectriques sur la Sélune] soit scientifiquement étayée. [...] [La ministre doit prendre notamment en compte les multiples arguments qui ont conduit à prendre la décision d’araser les barrages et de recréer une vallée attractive créatrice d’emplois liés au développement du tourisme, tout en protégeant des espèces en déclin comme le saumon et l’anguille."

Ainsi, sur le risque encouru par le déversement de sédiments dans la baie du Mont-Saint-Michel,"[le maintien des ouvrages ne serait pas efficace du fait des] risques encourus lors de vidanges périodiques de ces barrages qui doivent avoir lieu tous les 10 ans."

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Rédigé par jojo

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C
tout à fait d'accord sur ce qui a été écrit précédemment, on est dans le domaine de la pensée unique, faisant table rase des arguments des opposants. Ce n'est que théorie et fabulations, ces érésies, s'ils se concrétisent, vont coûter des millions pour anéantir un superbe potentiel ! Les avis scientifiques sont à charge, on l'a vu à de nombreuses reprises, des barrages transparents, ect .... <br /> Espérons que les études ne soient pas un coup d'épée dans l'eau
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S
Certe, mais lorsqu'on lit l'avis rendu par le CSPNB (le Comité Scientifique), qui indique comme premier critère pour l’arasement : &amp;amp;quot;La vétusté des ouvrages et l'importance des travaux à effectuer pour les remettre en état', alors qu'il a toujours été dit, et jamais démenti par les autorités, que les barrages étaient en bon état, on peut douter de la suite de l'argumentaire... Il apparait dans cet avis que leur plus grande crainte est que toutes les études scientifiques liées au projet d’arasement soient stoppées. En effet &amp;amp;quot;le CSPNB souligne l’intérêt scientifique considérable de ce projet car ce serait la première fois en Europe qu'une rivière retrouverait un cours naturel, de la source à l'estuaire, après renaturation.&amp;amp;quot; Ils redisent en conclusion qu''il s'agit d'une opération sans précédent... Inondations, réserve d'eau, production d'énergie renouvelable, alternatives à la destruction, ce n'est pas et ne sera jamais leur problème... Mais Madame Royal est aussi Ministre de l'Energie... Je lui en souhaite beaucoup pour continuer à étudier les différentes options sans parti pris. Le lobbying des pro-arasement va s'intensifier...
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C
Complètement d'accord! Il est évident que l'état de ces ouvrages sont en bon état en égard aux visites techniques périodiques obligatoires en matière de sécurité imposée par ne serait-ce que par le code du travail et le caractère sensible aux risques inhérents à ce type d'installation. Il faut peut-être rester les pieds sur terre ! D'ailleurs, si c'est ouvrages étaient dangereux du fait de leur vétusté, ils seraient stoppés, ce qui n'est pas le cas car ils turbinent et produisent toujours de l'électricité! D'autre part, ceux qui prennent comme argument la problématique des vidanges tous les 10 ans qui déversent les boues et sédiments vers la baie du mont saint michel, ne sont pas sans savoir qu'il existe d'autres moyens pour contrôler l'ètat des structures des barrages, tel le système de radiographie au moyen d'appareil immergé comme celà a déjà été fait.. De même, il y a des moyens de dévasement telles les suceuses sur barge pour extraire les sédiments et les traiter dans des lagunes de décantations creusées sur les parcelles voisines en accord avec les agriculteurs qui peuvent ensuite réutiliser ces matières asséchées en épandage sur leurs terres. Ce type d'opération a été effectué à Jugon les lacs-35, avec succès. Les poissons migrateurs? Il suffit d'appliquer ce qu'il se fait sur la Garonne, à savoir leur piégeage et transport par route en amont ou val des ouvrages selon si c'est dans le cadre de la montaison vers les zones de fraie ou dévalaison des smolts vers la mer .Et çà fonctionne très bien! A titre d'exemple, sur la Garonne, en dévalaison, 6500 smolts capturés et remis à l'eau en aval des barrages. Et là, pas de pollution. Et puis, le saumon et l'anguille sont loins d'être en voie de disparition, en tout cas, pas dans la Sélune! Par contre, si on arase, bonjour le bain de boue avec les effets que l'on peut imaginer! Mais, les pro-araseurs, veulent-ils tant de bien que çà aux saumons? On imagine aisément l'intérêt de la majorité des ces derniers, qui pour la plupart, ne résident même pas dans notre région......