Après des années d'un "non" ferme et définitif au maintien des barrages du Sud-Manche, l'État engage une mission sur l'opportunité de les conserver.
Publié le 4 Mars 2015
Barrages hydroélectriques. Changement de cap de l'État
Isigny-le-Buat - 18 Février
- L'Etat missionne lance une expertise pour réanalyser la pertinence du projet de démantèlement des ouvrages du Sud-Manche. | Stéphane Geufroi
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Michel Coupard
Après des années d'un "non" ferme et définitif au maintien des barrages du Sud-Manche, l'État engage une mission sur l'opportunité de les conserver.
Suite à sa visite des sites en décembre 2014, aujourd'hui la ministre de l'Écologie Ségolène Royal missionne des experts pour analyser l'opportunité de conserver les ouvrages hydroélectriques du Sud-Manche
Un revirement total du gouvernement, qui pour la première fois se pose la question d'un éventuel maintien des ouvrages d'art, œuvre d'un des plus grands ingénieurs français, Albert Caquot.
Dans son courrier adressé au Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET), et au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), cabinets d'audit gouvernementaux, en charge de l'étude, et daté du 15 janvier, Ségolène Royal pose les modalités de la mission d'expertise. "Les enjeux locaux, le coût dans un cadre budgétaire contraint, la priorité donnée au redéploiement des énergies renouvelables incitent à questionner sur l'opportunité d'un tel projet (l'arasement)."
Pour la ministre il est donc apparu "nécessaire une tierce expertise". Qui devra analyser divers scénarios : l'arasement, après forte réduction des coûts de démantèlement, maintien des ouvrages, ou, carrément, un démantèlement suivi d'une reconstruction complète "pour une optimisation maximale".
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