Le budget 2016-2021 est davantage ciblé sur l'assainissement et les milieux aquatiques,

Publié le 18 Juin 2015

Le budget 2016-2021 est davantage ciblé sur l'assainissement et les milieux aquatiques, l'enveloppe agricole étant en baisse de 20 %. Le public a jusqu'à ce jeudi pour donner son avis sur le projet de révision du Sdage (*) du Bassin Loire-Bretagne. L'objectif, à l'horizon 2021, est d'obtenir un bon état écologique de 69 % de ses masses d'eau, au lieu de 32 % actuellement. En attendant d'atteindre l'objectif européen des 100 % en 2027 ! En comptant les annexes, c'est un pavé de 1.000 pages qui est soumis depuis six mois à l'avis de la population. L'ambition de ce document, qui concerne un territoire qui va de la pointe du Raz à la Lozère, est de détailler les mesures qui permettront de poursuivre l'amélioration de la qualité de l'eau tout en intégrant les enjeux du changement climatique. Il prendra le relais du précédent Sdage adopté en 2009 mais qui n'avait pas rempli tous ses objectifs. 730 M€ pour la Bretagne Repenser les aménagements des cours d'eau, réduire la pollution par les nitrates, préserver le littoral contre la prolifération des algues vertes, préserver les zones humides, maîtriser les prélèvements en matière d'irrigation... Ce projet de Sdage qui couvre la période 2016-2021 développe dans 14 chapitres des orientations générales. Il a été élaboré par le comité de bassin Loire-Bretagne. Ce « Parlement de l'eau » qui réunit représentants de l'État, collectivités locales, industriels, agriculteurs, consommateurs et associations se prononcera définitivement le 5 novembre prochain. En résumé, ce Sdage propose de mobiliser 2,7 milliards d'euros (730 M€ pour la Bretagne) dont 23 % seront affectés à des actions agricoles. Une enveloppe agricole en baisse de 20 % par rapport au plan précédent, le budget 2016-2021 étant davantage ciblé sur l'assainissement et sur les milieux aquatiques. Réticences de la profession agricole Autant le précédent Sdage était passé comme une lettre à la poste, autant celui-ci suscite beaucoup de réticences particulièrement auprès de la profession agricole. Les chambres d'agriculture bretonnes s'y sont déclarées défavorables. La FDSEA du Finistère a fait campagne auprès des conseils municipaux pour qu'ils s'opposent au projet. Globalement, les agriculteurs dénoncent un renforcement excessif des contraintes sans aucune certitude d'une meilleure réussite. Le projet introduit, notamment, des nouveaux zonages. « Autant cela a été dur au démarrage. Autant on a aujourd'hui des résultats qui vont dans le bon sens. Je ne dis pas que la qualité est parfaite partout mais arrêtons cette course de laver plus blanc que blanc. Si le projet passe en l'état, il n'y aura plus d'agriculteurs demain », commente André Sergent, président de la chambre d'agriculture du Finistère. La profession agricole met en garde aussi contre le risque de contentieux avec Bruxelles. À se fixer des objectifs trop ambitieux, la France s'expose à de lourdes amendes si elle ne respecte pas ses engagements. La qualité morphologique des cours d'eau Aujourd'hui, il semble que la vraie difficulté pour la Bretagne ce n'est plus tant les nitrates ou les phosphates mais la qualité morphologique des cours d'eau, notamment en Ille-et-Vilaine. La création de canaux et de moulins a modifié en profondeur la biodiversité nécessaire au bon état écologique des masses d'eau. Quelles solutions ? L'association Eau et rivières de Bretagne est favorable à ce projet de Sdage mais elle continue à plaider pour une profonde réforme de la politique de l'eau s'appuyant sur la mise en oeuvre du principe pollueur payeur. * Schéma directeur d'aménagement et de gestion de l'eau.
© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/eau-un-schema-ambitieux-pour-2016-2021-17-06-2015-10669248.php?xtor=EPR-3-[quotidienne]-20150617-[article]&utm_source=newsletter-quotidienne&utm_medium=e-mail&utm_campaign=newsletter-quotidienne

Rédigé par jojo

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article