Barrages du sud-Manche : les Amis de la Sélune passent à l'action
Publié le 15 Avril 2016
Voici le lien qui mène à l’article paru dans la Manche Libre de cette semaine :
Sont très fâchés les « amis » de la Sélune :
« (…) des "poubelles" à sédiments et métaux lourds, vecteurs de pollution de la Baie du Mont-Saint-Michel, patrimoine commun de l'humanité. »
Mais pas bien malins, car si les barrages disparaissaient maintenant, les « poubelles » seraient directement vidées dans la Baie.
Si ça c’est un raisonnement de scientifiques, moi je suis archevêque.
Chacun appréciera, en particulier Monsieur le Préfet de la Manche, mais surtout le juge administratif !
Bien à vous,

Ils l'avaient annoncé après le coup d'arrêt mis au projet de démantèlement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-boit, dans le sud-Manche. Le collectif des Amis de la Sélune, qui regroupe des organisations de protection de l'environnement et des associations de pêcheurs, a annoncé jeudi 14 avril sa décision de saisir la justice.
Ils l'annoncent ce jeudi 14 avril : le collectif des Amis de la Sélune saisit de nouveau la justice (en 2006, ils avaient saisi la justice administrative pour contraindre l'Etat à mettre en demeure EDF de respecter ses obligations en terme de restauration de la continuité écologique concernant l'exploitation des deux barrages) pour "enfin faire prévaloir la loi".
Des "délits continus et récurrents"
Dans leur plainte, ils contestent devant le juge administratif la décision préfectorale récente qui ordonne une vidange des barrages sans destruction. Ils portent également plainte devant le parquet de Coutances pour les "délits continus et récurrents d'exploitation irrégulière de ces deux barrages par EDF". Ils ont aussi décidé d'informer la Commission européenne des "manoeuvres et tromperies de l'Etat français dans le respect des directives et réglements environnementaux européens". Les Amis de la Sélune sont prêts à mener toute action complémentaire, tant que l'intérêt général le commandera.
Les revendications des Amis de la Sélune
Pour les Amis de la Sélune, qui attendent leur démolition avec intérêt, les barrages de Vezins et de la Roche-qui-boit suscitent principalement quatre griefs :
- ils constituent des "verrues", obstacles infranchissables pour la faune aquatique de l'un des plus beaux fleuves côtiers à saumons de France et des "poubelles" à sédiments et métaux lourds, vecteurs de pollution de la Baie du Mont-Saint-Michel, patrimoine commun de l'humanité.
- ils sont exploités "en violation continuelle de la loi et des réglementations environnementales par EDF depuis plus de 25 ans, avec la complicité objective de l'Etat qui se refuse avec constance à faire observer la loi".
- ils symbolisent à eux seuls le caractère virtuel de la police et de la justice environnementale en France, soumises pour eux aux diktats politiciens d'un Etat à la botte des lobbys les plus influents : "Qu'ont fait les services de l'ONEMA, de la DDTM 50, de la DREAL Basse-Normandie en 25 ans d'illégalité persistante ? Tous complices", accusent les Amis de la Sélune.
- ils trahissent la volonté manifeste de l'Etat de ne pas respecter ses obligations européennes, tant au titre de la restauration du bon état écologique des eaux que des populations d'anguilles menacées d'extinction.
Une décision "calamiteuse" ?
Pour les Amis de la Sélune, la décision de de refuser le projet d'effacement des barrages, "une instruction donnée implicitement par Ségolène Royal au préfet de la Manche", est "calamiteuse" et "intervient en dépit de tout bon sens". Ils dénoncent : "Le 3 mars 2016, Ségolène Royal, ministre de l'énergie (et de l'écologie) a décapité le plan national de restauration de la continuité écologique des cours d'eau lancé par Chantal Jouanno en 2009. Cette décision n'est justifiée par aucun motif technique valable et remet en cause tous les feux verts intervenus durant deux ans d'expertises et d'instruction administrative approfondie", déplorent les Amis de la Sélune.
Deux poids, deux mesures ?
Les Amis de la Sélune s'interrogent : "Les projets controversés du barrage de Sivens et d'aéroport de Notre-Dame des Landes ont fait l'objet, à l'initiative heureuse de Mme Royal, d'expertises techniques par le CGEDD (conseil général de l'environnement et du développement durable) remettant en cause leur intérêt général, Mme Royal a décidé toute seule de ne pas tenir compte de l'expertise technique qui lui a été remise en 2015 par ce même CGEDD, confirmant l'intérêt général de cette opération d'effacement des barrages de Vezins et la Roche-qui-Boit".
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Que préfère-t-on ? Plus de centrales nucléaires ou plus d'énergie renouvelable ? Personnellement les amis de la Sélune devraient peser le pour et le contre au delà de simples considérations partisanes
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