SYNTHESE ARGUMENTAIRE 1- Mobilisation croissante au niveau local pour un véritable projet de territoire avec les lacs et les barrages
Publié le 6 Avril 2016
LES AMIS DU BARRAGE Association loi 1901 N° W501000490 3, Résidence des Vallons 50600 St HILAIRE DU HARCOUET lessamisdubarrage@gmail.com lesamisdubarrage.over-blog.fr SYNTHESE ARGUMENTAIRE 1- Mobilisation croissante au niveau local pour un véritable projet de territoire avec les lacs et les barrages. 2- Production modeste (25 Millions de KWh / an) mais modulable en fonction des besoins et potentiel énergétique valorisable. (STEP ; exploitation au fil de l’eau ET par éclusées…) Rentabilité « non assurée » : les experts ont inclus l’évaluation du coût du démantèlement dans leur calcul de rentabilité. Une évaluation forcément fantaisiste puisqu’elle concerne des travaux à envisager dans plusieurs décennies. On n’a jamais inclus le prix du démantèlement d’une centrale nucléaire avant d’évaluer le prix de revient du KWh qu’elle produit. 3- La DRIRE a affirmé que les ouvrages pouvaient tenir encore 500 ans. 4- La majorité des sédiments sont accumulés dans la queue de la retenue. Il est possible d’en pomper une partie et d’en retirer une autre mécaniquement à l’occasion d’une vidange. Ils sont sains, donc valorisables. Cela augmenterait le volume de la retenue et la capacité de production. Ceux qui sont pollués (métaux lourds) se trouvent dans le cône de l’Yvrande. 5- Plusieurs oxygénateurs peuvent être installés (et alimentés) pour éviter l’eutrophisation et la prolifération d’algues toxiques. En cas d’arasement, la production d’eau potable posera problème. Le débit d’étiage de la Sélune est inférieur à 1 m3/s (il est en baisse constante). Les besoins sont de 2 m3/s garantis par l’exploitant. (Débit réservé) En cas d’insuffisance, il est prévu de prendre l’eau du Beuvron extrêmement polluée. Les lacs servent de bassins de décantation et délivrent une eau de qualité satisfaisante à l’aval des barrages. 6- Inondations. La cote d’hiver (- 2m) permet d’éviter les inondations en amont (St Hilaire) mais aussi (et surtout) de limiter l’effet des crues à l’aval. (Ducey / Poilley) 7- Continuité écologique. Il n’est écrit nulle part (réglementation européenne ou française) qu’il faille détruire les barrages. Des passes à poissons sont possibles en utilisant une conduite inutilisée ou des turbines adaptées. Le piégeage et le transport par route sont aussi envisageables (Idée de S Royal), compte tenu de la rareté des migrateurs. Seulement 15 saumons ont été capturés dans la Sélune cette saison. 8- Socio-économie. Le développement d’une économie touristique basée sur la pêche des migrateurs est illusoire. (Fond de vallée inaccessible, très accidenté et souvent inondé si disparition des barrages) Celui d’un tourisme pêche est parfaitement réalisable en conservant les lacs qui foisonnent de poissons blancs, carnassiers (brochets/sandres/perches), carpes et autres silures. L’avenir de la Mazure (et de ses emplois) est loin d’être garanti sans le lac. Ce projet n’est porté par dépit que par quelques élus qui se sont résignés à accepter une décision (ou non décision) gouvernementale. Ils seraient ravis de porter un projet de développement en conservant lacs et barrages. Une majorité écrasante de la population locale est opposée à l’arasement (98, 89% sur 19.276 votes) et souhaite l’instauration d’un partenariat public / privé pour dynamiser l’ensemble de la vallée en conservant la production d’une énergie propre, durable et modulable
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