Une réunion à l’initiative des Amis du Barrage a eu lieu le 8 Juillet au siège de la Communauté de communes d’Avranches-Mont-Saint-Michel.
Publié le 13 Juillet 2016
Bonjour,
Une réunion à l’initiative des Amis du Barrage a eu lieu le 8 Juillet au siège de la Communauté de communes d’Avranches-Mont-Saint-Michel.
Elle comprenait les élus des communes concernées par le devenir de la vallée de la Sélune, les responsables de Valorem et trois représentants des ADB. (John Kaniowsky, Roger Lebeurrier et Stéphane Gérard)
A ma demande, Guénhaël HUET avait accepté d’accueillir et de présider cette réunion qui avait pour objet d’apporter aux élus des précisions sur l’avancement et l’élaboration du projet de maintien en activité des installations de Vezins et la Roche Qui Boit porté par VALOREM.
Le Député a rappelé que le Préfet de la Manche avait confirmé que les opérations de vidange de la retenue de Vezins se feraient bien telles qu’elles sont décrites dans son arrêté du 3 Mars. Vidange et seulement vidange, « n’en déplaise à certains ».
L’état de l’ouvrage sera contrôlé au fur et à mesure de l’abaissement du niveau jusqu’à l’assec complet prévu en Juillet 2018. Une visite de sûreté sera alors effectuée et la décision finale d’arasement ou de maintien sera enfin prise par les Pouvoirs publics, probablement à l’automne 2018.
Les barrages de Vezins et de La Roche-Qui-Boit sont indissociables. Si L’Etat décide d’attribuer une nouvelle concession, elle concernera les deux ouvrages. Les charges d’entretien des installations et des vidanges réglementaires revenant au seul concessionnaire.
En tout état de cause et selon plusieurs experts, ce genre d’ouvrage est conçu pour résister suffisamment longtemps pour permettre que leur exploitation se poursuive encore pendant plusieurs décennies.
Après avoir évoqué les contraintes techniques imposées par le Ministère de l’Environnement, le responsable « hydroélectricité » de Valorem a indiqué que l’exploitation des installations actuelles était devenue quasiment déficitaire et qu’il convenait d’apporter des modifications importantes pour en augmenter sensiblement la production et la rentabilité. Construction d’une STEP (Station de Transfert d’Energie par Pompage), turbinage du débit réservé, ajout d’un groupe de 500kW, rénovations diverses figurent donc dans ce projet ambitieux de modernisation.
Pour ce qui est du franchissement piscicole, la solution envisagée consiste à « court-circuiter » les lacs en installant un dispositif de capture et de transport pour la montaison et la dévalaison, inspiré du système MI.GA.DO qui fonctionne avec succès depuis 1999 sur la Garonne et déjà partiellement validé par les services du Ministère.
Un dispositif de collecte de sédiments sera mis en place au niveau du système de capture pour la dévalaison. Ceci dans le but de limiter le taux de sédimentation, notamment pour réduire les risques et les coûts des futures opérations de vidange.
L’eutrophisation et l’apparition d’organismes potentiellement toxiques ont également été évoquées. Le fonctionnement de la STEP devrait améliorer l’oxygénation des retenues, limitant sensiblement ce phénomène et la naissance de cyanobactéries. D’autres systèmes d’oxygénation sont aussi possibles. Mais c’est surtout en diminuant notablement les apports en éléments phosphorés sur l’ensemble du bassin versant que la lutte se révèlera efficace, y compris pour la Baie du Mont-Saint-Michel.
L’aspect financier de l’opération n’a pas été passé sous silence, bien au contraire. Tout en sachant que l’Etat réaliserait une économie d’une soixantaine de millions d’euros en permettant la poursuite de l’activité, les collectivités pourraient envisager des recettes fiscales, locatives ou autres. Elles pourraient aussi se voir céder une partie du capital une fois l’exploitation relancée et redevenue rentable. Le responsable de la société VALOREM pour ces questions a détaillé toutes les formes juridiques de participation légalement possibles, y compris pour des particuliers riverains. Il a toutefois précisé aux élus que la participation d’une ou de plusieurs collectivités n’était nullement obligatoire et que la décision leur appartiendrait le moment venu.
Il s’agit bien d’un projet global de territoire.
VALOREM étudie d’autres pistes de production d’énergie renouvelable dans le Sud Manche. Il est aussi question de favoriser le tourisme sur et autour des lacs.
La notion de partage a également été évoquée par Erick GOUPIL qui a insisté sur la nécessité de développer d’autres activités que la pêche : épreuves sportives, ski nautique, courses de bateaux… Propositions qui font l’unanimité. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant.
S’il en était besoin et pour mieux montrer que l’exploitation des barrages de la Sélune fait des envieux, deux autres candidats potentiels se sont déjà fait connaître.
La société VALOREM est officiellement candidate et porte le maillot jaune avec plusieurs longueurs d’avance et une détermination affichée.
J’en profite pour vous rappeler que notre fête annuelle aura lieu le 4 Septembre au Petit Bois de Vezins et pour vous indiquer que notre Assemblée générale ordinaire se tiendra le 27 Octobre à 20H30, salle de l’Espace culturel à Isigny-le-Buat.
Bien cordialement,
John KANIOWSKY
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