La sélune et ses barrages
Publié le 21 Octobre 2016
Une alternative à la migrations des poissons est proposées par VALOREM repreneur potentiel des barrages de la Selune.
La ministre commande une expertise – qui conclura qu’hydroélectricité et continuité piscicole sont inconciliables – et suggère un référendum populaire. La consultation, organisée par l’association Les Amis du barrage, montre un attachement de la population aux activités générées par les barrages : 98,89 % de voix contre leur suppression, avec 19 276 votants. John Kaniowski, le président des Amis du barrage, met en avant « la production d’énergie renouvelable des ouvrages : 18 GWh par an, la consommation d’une ville de 15 000 habitants » et souligne que « les lacs forment la seule réserve d’eau douce du sud-Manche et qu’ils régulent le cours de la Sélune en cas de crue importante ».
Des solutions alternatives avancées
De son côté, le député (LR) Guénhaël Huet réussit à convaincre Ségolène Royal qu’il peut y avoir des solutions alternatives à l’arasement si un repreneur est prêt à exploiter les barrages en lieu et place d’EDF. La société Valorem, de Bègles (Gironde), planche sur un projet global visant à augmenter la production des barrages tout en traitant la question des sédiments et celle de la circulation des migrateurs. Elle préconise le dispositif utilisé par EDF à Carbonne, sur la Gironde, consistant à piéger et transporter les poissons à l’amont des barrages et à faire de même pour la dévalaison (amont-aval), projet présenté le 2 mars à Ségolène Royal.
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