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Faut-il construire un nouveau lac pour protéger la région parisienne des inondations ?

Publié le 26 Janvier 2018

Merci de l'avoir posée
Il doivent nous détruire nos barrages pour en construire un chez eux ! Où est la logique dans tout ça ?
Faut-il construire un nouveau lac pour protéger la région parisienne des inondations ?
Par Sibylle Vincendon
 
Tour de restitution du lac d'Amance, dans l'Aube. Photo CC BY-SA 4.0 Pmau. Wikimedia Commons

Alors que la montée actuelle des eaux de la Seine et de la Marne est bien partie pour atteindre les niveaux de 2016, la question des ouvrages de protection se pose à nouveau.

Même si, en 2016, la crue de la Seine a été la troisième du siècle en importance et que celle qui se déroule actuellement pourrait bien atteindre les mêmes niveaux, il n’est plus question de construire de grands lacs de retenue comme l’Etat l’a fait entre 1965 et 1974 dans l’Aube (voir vidéo ci-dessous), la Marne et la Haute-Marne. Exproprier 4 000 à 5 000 hectares de terres pour les noyer sous l’eau n’est plus la méthode adaptée à notre époque.

L’établissement public de bassin Seine Grands Lacs, qui gère les quatre lacs-réservoirs actuels, préfère travailler sur un projet de bassins de rétention. «C’est un peu le principe du polder», explique Jean-François Magnien, directeur de la communication. En aval des lacs, à la confluence de la Seine et de l’Yonne, «il s’agit de construire des "casiers"». Soit de grands creusements dans la terre, sans béton. A sec, ils jouent un rôle de réserve de biodiversité. Et quand il y a une crue, «on y retient l’eau de la Seine qui est plus facile à maîtriser que celle de l’Yonne». La réalisation d’une dizaine de casiers représente un budget de 600 millions d’euros et permettrait «une baisse supplémentaire de la ligne d’eau de 20 à 60 cm suivant les crues et les lieux», lit-on sur le site de l’établissement public.

Travaillé depuis 2013, le projet a été expérimenté sur un «casier pilote», en cours d’évaluation écologique. Si les études sont concluantes et les financements au rendez-vous, le dispositif sera terminé en 2024.

Sibylle Vincendon

Rédigé par jojo

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