Michel Gérard et Denis Laporte écrivent au Préfet, déjà plus de 60 élus de la vallée de la Sélune, du Sud Manche et de la Baie du Mont-Saint-Michel ont signé la LETTRE OUVERTE
Publié le 28 Janvier 2018
Michel Gérard et Denis Laporte écrivent au Préfet, déjà plus de 60 élus de la vallée de la Sélune, du Sud Manche et de la Baie du Mont-Saint-Michel ont signé la LETTRE OUVERTE QUI EST TOUJOURS EN COURS DE SIGNATURE. Les inondations actuelles ont des conséquences sérieuses pour les communes situées entre la Roche qui Boit et l’estuaire. Services publics, particuliers, entreprises,… chacun est mobilisé pour soi-même et pour les autres, avec des manifestations de solidarité réconfortantes. Il n’empêche que la situation entraîne des pertes de biens et d’activités, des dommages à l’environnement et des dégradations des équipements et des bâtiments: les assurances n’effaceront pas tout ! Il est important que tout soit fait pour éviter tous les impacts qui peuvent l’être.
La situation actuelle est incompréhensible pour beaucoup de ceux qui subissent en ce moment les conséquences des inondations: pourquoi la capacité de stockage dans le lac de Vezins n’est-elle pas utilisée pour retarder l’arrivée de la crue à l’aval ? Plusieurs mètres de hauteur sont disponibles et, techniquement, l’équipement du barrage permettrait d’agir sans délai. Force est de rappeler que le grand lac représente 200 hectares.
Bien sûr, beaucoup d’autres sites de l’hexagone subissent actuellement des inondations et les prévisions de pluviométrie donnent à penser que la situation devrait s’améliorer dans les jours qui viennent. Partout ailleurs on cherche à utiliser correctement les capacités de stockage, voire à les renforcer. Et il faut insister ici sur une spécificité : les coefficients de marée prévus pour début février qui ne manqueront pas d’aggraver la situation si les surfaces actuellement inondées ne sont pas récupérées à temps. Ici, la crise va durer plus longtemps qu’ailleurs !
Pour l’ensemble de ces raisons les maires des communes situées entre la Roche qui Boit et l’estuaire demandent très instamment au Préfet de la Manche de prescrire sans délai la remontée du niveau du lac de Vezins pour utiliser la capacité de stockage disponible.
Ceux qui subissent actuellement les dégâts provoqués par l’inondation ne comprendraient pas qu’une action possible pour atténuer leurs difficultés ne soit pas engagée immédiatement par incapacité à s’abstraire pendant 3 mois des débats passionnés pour la suppression des barrages ou pour leur préservation, pour un PPRI ou pour un PAPI, pour le soutien à telle ou telle demande des organisations professionnelles, des syndicats, des ONG… Un tel armistice serait une contribution raisonnable aux gestes de solidarité qui sont une retombée positive des difficultés actuelles.
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