Vous trouverez en pièces jointes la réponse de la « cheffe de cabinet » de N Hulot
Publié le 12 Janvier 2018
Bonjour,
Vous trouverez en pièces jointes la réponse de la « cheffe de cabinet » de N Hulot et, pour rappel, le courrier que j’avais adressé au ministre en Décembre dernier.
Monsieur Hulot laisse le soin au Préfet de la Manche de gérer l’invitation qui lui est faite et j’espère vivement qu’il lui sera conseillé de l’accepter pour venir entendre les arguments de ceux qui s’opposent à la destruction immédiate des barrages de la Sélune.
Car c’était bien le sens de ma lettre du 4 Décembre 2017.
J’ai également formulé, il y a quelques jours, une demande de rendez-vous auprès du Directeur de Cabinet du Préfet de la Manche.
L’argument le plus répandu par nos détracteurs en ce début d’année consiste à tenter de faire croire que la disparition des barrages serait LA solution pour régler les problèmes de pollution régulièrement constatés dans la Sélune depuis les années 70.
Outre les risques d’inondations, la disparition de la seule réserve d’eau du Sud-Manche, la suppression de la production d’énergie renouvelable, la nécessité de fabriquer de l’eau potable, La destruction des barrages n’améliorera pas la qualité de l’eau de la Sélune, bien au contraire.
La pollution vient de l’ensemble du bassin versant. Il faut donc agir en amont avant d’envisager de supprimer les bassins de décantation de Vezins et RQB qui piègent les sédiments pollués et les empêchent de contaminer l’aval du fleuve et la plus belle baie du monde. Cela nécessite d’accompagner le changement des pratiques culturales. Ce serait sans doute moins spectaculaire, mais beaucoup plus efficace que de détruire des ouvrages qui auront encore leur utilité tant que ces opérations n’auront pas été conduites. C’est juste une question de temps, d’argent et de beaucoup de bonne volonté. Sans oublier le bon sens, qui semble manquer à quelques-uns de nos élus ainsi qu’à beaucoup de technocrates qui ont, pour certains, bâti leur carrière sur l’arasement des barrages de la Sélune.
C’est pourtant clair : l’Etat ne dépensera pas un seul centime pour mettre en œuvre ce merveilleux projet de « renaturation » de la vallée de la Sélune dont on nous rebat les oreilles. Il appartiendra aux seules collectivités de le financer. Communautés de communes, Département, Région sont déjà exsangues. Et les collectivités devront aussi assurer et financer l’entretien des structures ainsi créées. Un élu me disait il y a quelques semaines que « le risque serait trop élevé pour qu’une commune participe à une société d’économie mixte susceptible de succéder à EDF ». Alors comment pourrait-elle s’engager à réaliser des investissements inconsidérés et à des dépenses annuelles de fonctionnement dignes d’un parc régional ?
Si l’état des barrages le permet, comme tout porte à le penser, poursuivons l’exploitation des usines de Vezins et RQB jusqu’à leur fin de vie matérielle. Mettons à profit ces vingt ou trente années pour améliorer la qualité des eaux qui proviennent de l’amont et pour acquérir les capacités techniques et financières permettant à terme d’avoir les moyens de réaliser une opération exemplaire si le besoin s’en faisait sentir. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs.
C’est pour toutes ces raisons (et la liste n’est pas exhaustive) que le processus engagé par S Royal nous a semblé logique et qu’il bénéficie toujours d’un large consensus, malgré les élucubrations d’une poignée d’illuminés dont les soutiens s’effritent.
Alors nous ferons en sorte que la parole de l’Etat soit respectée et que ce processus soit mené à son terme.
Cordialement,
John KANIOWSKY
/image%2F1111852%2F20150212%2Fob_411bfc_15092013307.jpg)
