Nous sommes dans une situation paradoxale.

Publié le 1 Février 2018

 
 
 

Nous sommes dans une situation paradoxale. Les structures de bassin versant (Etablissements publics et syndicats pour l'application des SAGEs) ont été faites pour gérer l'eau globalement en qualité et en quantité mais la continuité écologique a pris le pas sur la vision globale. Le point de vue est complétement réducteur. Il y a une instrumentalisation odieuse de la continuité écologique, contraire à l'intérêt public, au maintien des écosystèmes et à la biodiversité. C'est ni plus ni moins que du marketing et du harcèlement politique jusqu'à l'Assemblée Nationale. La FNPF et l'Onema ex CSP sont au coeur de cette dérive, basée sur la divinité ''saumon'', fantasme de la nature sauvage, du Crocodile Dundee qui tue un croco à mains nues. Les coûts financiers et écologiques sont énormes, du fait d'aménagements inutiles, exagérés ou néfastes, comme si la continuité écologique était une simple loi mathématique: destruction/aménagement de seuils sans intérêt, passes à poissons extrêmes pour que le poisson ne soit pas retardé, études en tout genre dans la continuation d'expérimentations tout azimuth depuis les années 70 sur le saumon, tel que l'élevage (toujours en cours pour dit-on sauver le saumon), avec croisements, introductions, introgressions... A tel point qu'Il possède maintenant de nombreux caractères de saumon d'élevage. En parallèle, le transfert obligatoire des sédiments conduit à l'impasse écologique. Quel est donc la logique du classement de protection local de l'espèce saumon? Est-elle financière? Et on continue à penser sa population dans une logique de production artificielle et non pas dans des ensembles écosystémiques. Les écosystèmes ne fonctionnent pas dans le simplisme par rapport à une espèce, leurs paramètres biophysiques sont nombreux et ils sont normalement complexes sinon ils n'auraient pas de capacités d'adaptation. Il faut donc choisir entre anthropomimétisme et biomimétisme. Curieux aussi qu'il y ait toujours de l'argent pour agir imprudemment, l'Agence de l'eau a l'air de ne plus savoir quoi en faire (voir cour des comptes: constat de financements disproportionnés) alors que les Communautés de Communes ont hérité de la loi GEMAPI, en soulageant donc l'Etat et les Comités de bassin versant pour maintenant prévenir les inondations. Elles sont contraintes de prélever une taxe inondation qui s'ajoute à la taxe sur l'eau. En parallèle, on ne sait plus qui est responsable. On tire sur les maires et les communes car il faut bien quelqu'un pour porter le chapeau. Au lieu de faire une politique globale et économe, on est dans une série d'aménagements/transformations qui se contrarient. Les coûts de traitement des risques naturels font très peur et il
est préférable de confier le bébé aux Communautés de Communes. Ce n'est vraiment pas le moment d'accroitre les risques et de fragiliser encore les écosystèmes. Il ne faut pas avancer pour un court terme, il faut considérer le long terme.

Rédigé par jojo

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