Barrages : Matthieu Millet demande une étude plus sérieuse avant l’arasement
Publié le 24 Mai 2018
Matthieu Millet, le directeur de l'entreprise Remade à Poilley, prend la parole contre l'arasement des barrages de Vezins et de la Roche qui boit. Des projets écologiques sont poss

Matthieu Millet le directeur de Remade à Poilley a souhaité prendre la parole contre la suppression des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit. La décision est définitive .
Pourquoi souhaitez-vous évoquer la suppression des barrages de Vezins et de la Roche-qui- Boit ?
« J’ai des salariés qui habitent à proximité et l’entreprise Remade se trouve à Poilley. En passant tous les matins en voiture par Ducey, j’ai bien vu la crue. J’ai cherché à comprendre ce qui aurait pu se passer sans les barrages. De plus, on me demande ce que j’en pense. Depuis environ six mois, j’ai pris connaissance des expertises du rôle des barrages dans la vallée de la Sélune. J’ai lu l’étude faite par La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). Je me suis documenté et intéressé au dossier, avec différentes sources. Je n’ai pas souhaité prendre la parole avant d’avoir vérifié tout un tas d’informations. »
Que voulez-vous dire ?
« On n’a pas pris le problème dans le bon sens. Entre décembre 2017 et janvier 2018, il y a eu plus de 4,5 mètres sur 19 km d’eau retenue grâce aux barrages. Les habitants ne savent pas que le niveau d’eau des barrages avait été baissé. La même crue que cette année, sans cet écrêtage, et c’est le drame. Je demande à ce que ce point soit vérifié et constaté par les élus.
Vous craignez des inondations, avec la suppression des barrages ?
« Des constructions ont été faites sur des zones inondables depuis les cinquante dernières années. La nature va reprendre ses droits, mais à quel prix. Je suis convaincu que des entreprises et des habitations vont être inondées. On va mettre en péril des vies et des emplois. Les critères de mesure de l’époque ne sont pas comparables. On ne peut pas lutter contre ce qui a été fait depuis 120 ans : comme la suppression des talus et le remembrement. Je considère qu’il y a plusieurs projets économiques qui peuvent être étudiés. »
Découvrez l’interview complète dans l’édition de La Gazette de la Manche du mercredi 23 mai.
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