Bonjour à tous, Nous avions écrit au ministre de la Transition écologique et solidaire début Décembre 2017
Publié le 27 Mai 2018
Bonjour à tous,
Nous avions écrit au ministre de la Transition écologique et solidaire début Décembre 2017. Il nous avait fait répondre par sa « cheffe » de cabinet le 18 Février 2018 que nous devions nous adresser à Monsieur le Préfet de la Manche qui nous expliquerait le calendrier de la destruction des barrages de Vezins et RQB. Réponse hors sujet car nous souhaitions expliquer au ministre que l’immense majorité de la population locale et de ses élus contestent sa décision de passer outre les engagements pris par Ségolène ROYAL. Nous voulions lui dire aussi qu’il aurait été trompé par la démarche d’un parlementaire sans scrupule qui lui aurait affirmé que la population et tous ses élus souhaitaient la disparition immédiate des lacs et des barrages de la Sélune. Si c’est le cas, c’est un mensonge éhonté.
Le 19 Mars, nous avons décidé de saisir le Premier ministre de ce dossier, persuadés à tort qu’il prendrait notre démarche en considération car notre lettre était cette fois co-signée par une bonne cinquantaine d’élus (Conseillers régionaux, Conseillers départementaux, Maires, Conseillers municipaux) et de présidents d’associations. Et c’est « le chef » de cabinet d’Edouard PHILIPPE, (Madame Anne Clerc) qui nous indique avoir transmis notre correspondance à Monsieur le Préfet de la Manche pour qu’il en prescrive l’examen.
A qui ? Cela n’est pas précisé.
Nous savions que Monsieur HULOT évite soigneusement les contacts « terrain », incapable de se positionner sur quelque dossier que ce soit, soucieux qu’il est de préserver son image de présentateur vedette et ses sponsors. Il est sur le départ depuis le jour où il est arrivé Boulevard Saint-Germain. C’eût été étonnant qu’il daigne accorder la moindre attention aux préoccupations de la populace de notre Sud-Manche.
Le Premier ministre a sans doute voulu faire preuve d’autorité en laissant au Préfet de la Manche le soin de nous marteler que la décision d’arasement est définitive et irréversible, et qu’il est notre seul interlocuteur. Mais il n’est pas décisionnaire à ce niveau.
Depuis 2010, l’association Les Amis du Barrage a adressé de très nombreux courriers au Présidents de la République, Premiers ministres, ministres et personnalités diverses. Chacune d’entre elle a chaque fois répondu personnellement et signé de son nom, ajoutant parfois quelques mots écrits de sa main. La teneur des courriers n’était pas toujours conforme à nos attentes, mais ils étaient motivés et argumentés. Et respectueux.
L’attitude de ce gouvernement est d’une arrogance suffisante, particulièrement indigne et nous ne l’accepterons pas. A défaut d’autorité et de compétence, Monsieur Edouard PHILIPPE nous montre surtout son mépris à l’égard de la population du Sud-Manche et de ses élus.
Personne ne s’est abaissé à expliquer pourquoi la décision de démolir les barrages avait été prise sans même attendre que le processus initié par S ROYAL ne soit mené à son terme.
La poignée d’élus qui s’était réjouie de cette volte-face étatique s’est faite d’une discrétion absolue, voire coupable.
La « renaturation » de la vallée de la Sélune serait en cours. Et les questions de la population sont toujours sans réponse. Une seule certitude : la vidange et la démolition seront financées par l’Etat et EDF, et l’AESN assurera le financement de tout ce qui la concerne directement.
Mais :
Qui financera les structures que l’on nous annonce ? (Chemins de randonnée pédestres, équestres, accrobranche, mur d’escalade, tyrolienne « dans les arbres » etc.)
Qui en assurera le fonctionnement ? (Personnels, matériels)
Qui en financera l’entretien, la maintenance ?
Les collectivités locales, territoriales ? La Communauté Avranches-Mt St Michel ?
Personne n’en ignore les difficultés financières actuelles et à venir.
Selon un parlementaire « influent », l’avenir de la Mazure devait être assuré par la création d’un pôle scientifique. Refus catégorique (Et logique) de l’Etat. Comment est-ce qu’une base nautique peut exister sans eau ?
Pourquoi un tel mutisme des élus concernés alors que les opérations sont déjà engagées ?
Certains d’entre eux ne seront possiblement plus aux affaires en 2020. Ils laisseront à leurs successeurs la responsabilité des décisions qu’ils ont prises ou laissé prendre.
L’actualité récente nous démontre que l’écoute et la considération de ce gouvernement ne s’acquièrent que par force et violence. J’ose encore espérer une réaction susceptible d’enrayer la montée d’une colère populaire provoquée à l’origine par une initiative parlementaire aussi miséreuse qu’irresponsable.
Mais ne nous y trompons pas : nos adversaires ne sont ni le Préfet de la Manche ni la majorité des élus locaux. C’est juste une poignée d’irresponsables et leur chef de file, suivis par des autorités ministérielles inexistantes.
Nous ne pouvons que regretter la position du Député Bertrand SORRE, qui consiste à ne pas en avoir sous prétexte qu’il n’entend pas aller contre une décision prise par un ministre appartenant à sa famille politique. Il nous avait pourtant dit pendant sa campagne électorale qu’il fallait garder les barrages…
Je rédige un courrier destiné à Monsieur le Président de la République, pour n’oublier personne.
Le tribunal administratif est déjà saisi d’un certain nombre de recours visant à contester la légalité des opérations en cours. Les ADB engageront aussi une ou des procédures, individuellement pour certaines, et conjointement pour d’autres avec les associations qui nous soutiennent.
Bonne fin de dimanche à vous tous !
Bien à vous,
John KANIOWSKY
P J : courriers et réponses Hulot et Philippe
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