NOUS IRONS JUSQU'AU BOUT POUR QUE NOS BARRAGES RESTENT DEBOUT !!!!
Publié le 14 Mai 2018
La triste réalité est de constater quune minorité délus locaux qui, au lieu dêtre aux côtés de leurs citoyens pour les aider à défendre lintérêt général, sont allés jusquà faire un déplacement mystère à Paris, dont lobjectif inavoué, parce que sans doute inavouable, serait daccélérer le processus de démolition des Barrages. Ceci au mépris des 98.89% (sur 19276 votants) de leurs électeurs, qui souhaitent conserver ces sites.
Ce voyage en catimini repose sur une argumentation (la vraie, pas celle des Saumons et des Anguilles, juste bonne pour laffichage dans la presse) suffisamment forte pour contraindre le ministre à se dédire, lobligeant même à passer outre la décision de Mme Royal, encore en vigueur.
Cette dernière démonstration confirme le jeu de dupe auquel se sont livrés les initiateurs de cette destruction. Dès 2009, une entente entre politiques aguerris a scellé le projet de suppression des Barrages (des documents et des discours officiels en font état). Une fois conclue, il a fallu donner à cette affaire, une tournure démocratiquement présentable.
Cest ainsi que des arguments de substitution ont été jetés en pâture, au gré des besoins.
- Ce fut dabord lappui sur une exigence Européenne visant à assurer la continuité écologique (sans pourtant dexigence darasement),
- Les sédiments (vidange 1993 diabolisée),
- La pollution, les algues (sans lien direct avec les Barrages),
- Le prétendu manque de rentabilité (alors que le contraire est démontré dans les études dun repreneur privé),
- Une mise aux normes jugées dabord impossible, puis trop coûteuse (les 2 arguments sont aussi faux que contradictoires. Estimer cette mise aux normes trop coûteuse révèle quelle est techniquement possible).
Il est à noter que largent du contribuable déjà gaspillé dans les opérations « denfumage » décrites ci-après (et bien dautres encore), aurait déjà largement suffit pour réaliser les travaux de mises en conformité des Barrages :
En effet, nous avons eu droit au déploiement de tout larsenal habituel : Simulacre denquête dutilité publique, Etudes, Analyses, Sondages, Cabinets conseils, Réunions, Appels à repreneurs etc Tout cela uniquement pour faire semblant . Cest cher payé et ce nest pas fini !
Un article dOuest-France du 25 Avril (voir pièce jointe) laisse croire avec aplomb que tout est sous contrôle et que la science sintéresserait à la future vallée. Quand on lit entre les lignes, il sagit surtout dimproviser une fonction (quen est-il du projet de plan deau en substitution au lac ?) pour une Mazure désarçonnée par la bêtise de supprimer le Lac. Les éminences grises des araseurs ont phosphoré (beaucoup plus que pour trouver des solutions au maintien, des Barrages et des Lacs) pour aboutir à une reconversion originale de cet établissement, en centre scientifique, dobservation et autres activités qui coutera beaucoup, mais ne rapportera rien. Donc encore un fonctionnement entièrement financé par les contribuables.
Dépenses et gesticulations sciemment organisées, en pure perte. Gaspillages, dargent, de temps et dénergie (dont on a tant besoin ailleurs, comme dans les hôpitaux, par exemple) uniquement pour avoir lair de respecter un processus dont la fin était déjà écrite. Comment ne pas être remplis damertume, devant une telle tromperie ? Dès le départ, la volonté était de faire avorter systématiquement toutes les solutions autres que celles de démolir.
La vraie question reste celle-ci :
Quel genre dargument a pu convaincre les responsables locaux daccepter un tel sabordage de leur lieu de vie et de naissance, pour la plupart ?
Depuis 2009, quelques politiques, mais aussi des hauts fonctionnaires, ont sans doute usé de leurs positions dominantes pour promouvoir le démantèlement et agir de telle sorte que toutes les propositions favorables au maintien des Barrages et des Lacs, soient systématiquement écartées.
Sans doute le résultat daccords conclus en cercle restreint, sans autre issue possible que la destruction des Barrages. Un projet «déguisé» ensuite, par un semblant de consultation populaire, dont les règles furent soigneusement «adaptées» pour atteindre une majorité (53% sur 4565 votants) favorables à larasement. Un projet, sans la moindre écoute des nombreuses solutions alternatives proposées. Un projet sans le moindre intérêt porté aux alertes sécuritaires, aux rôles préventifs, soulevés par déminents spécialistes etc
Une raison politique non avouée lemporterait-elle sur tout le reste ? Les derniers communiqués gouvernementaux et préfectoraux, accréditent cette thèse peu glorieuse !!!!!!
Si ces derniers temps, nous avions encore la naïveté de croire à limpartialité dune inspection technique en fin de vidange, il est maintenant établi que la démolition des Barrages est lunique objectif visé, dès lorigine de cette affaire.
Il est temps de quitter notre « Angélisme » car les vieilles méthodes politiques ont la vie dure. Nous sommes en face de gens sans sentiments égard pour notre cadre de vie quotidien, juste de passage dans leur fonction et plus sensibles à lexercice de leur pouvoir quà la prise en compte des intérêts particuliers.
Sans aucun respect et en violation des règles sur lenvironnement en vigueur, les premiers concernés que nous sommes, avons été totalement ignorés.
Une telle humiliation mérite une réaction à la hauteur du mépris imposé.
Alors que votre détermination à vouloir conserver les Barrages est à la fois, bien réelle et majoritaire (98.89% sur 19276 votants), pourquoi ne pas poursuivre nos rassemblements pour le dire, haut et fort. ?
Et si besoin, le redire, beaucoup plus haut et de plus en plus fort.
Les propos employés par le ministre, puis relayés par le préfet, dans leurs derniers communiqués de presse, sont une véritable provocation. Si on ajoute à cela la contestation généralisée du moment, voilà des éléments favorables pour que nous sortions de notre silence.
Contactez votre association préférée pour lui confirmer votre soutien, lencourager dans cette voie, en lassurant de votre présence et de votre détermination.
Louis Gontier
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