Barrages du Sud-Manche. « Il faut les garder »
Publié le 25 Juin 2018
L’association Hydrauxois patrimoine énergie environnement pour des rivières durables prête main-forte aux Amis du barrage.
L’association Hydrauxois patrimoine énergie environnement pour des rivières durables répond au courrier daté du 5 juin de Justine Roulot, conseillère biodiversité, eau et mer du ministre de l’Écologie, sur le projet contesté de destruction des barrages de la Sélune. (http://www.hydrauxois.org/2018/06/lettre-justine-roulot-sur-les-enjeux-de.html)
Une longue, très longue réponse, argumentée, qui entend réfuter un par un tous les arguments qui plaideraient en faveur de la démolition des barrages hydroélectriques du Sud-Manche, Vezins et la Roche-qui-Boit.
Les saumons. L’association rappelle que pour le potentiel salmonicole du cours d’eau qui « ne peut être considéré comme exceptionnel », des options non-destructrices permettent d’engager et vérifier les opportunités de recolonisation par le saumon.
Les écosystèmes ensuite. Les nouveaux écosystèmes formés par les lacs « ne doivent pas être négligés au prétexte de leur origine humaine ».
L’argent pour finir. La propriété des sites par l’État et par EDF « comme le coût public considérable de l’opération (déjà 45,6 millions d’euros engagés par l’Agence de l’eau Seine-Normandie entre 2012 et 2018) en font également une question de politique générale, touchant tous les citoyens dont les taxes sont utilisées afin de détruire les ouvrages ».
Conclusion et préconisations de l’association. Ce projet d’effacement des ouvrages de la Sélune « n’a pas aujourd’hui la maturité suffisante pour être accepté par les populations riveraines. A quoi bon s’enfermer dans une écologie de la division, surtout promue pour des motifs halieutiques, à l’heure où les initiatives pour la biodiversité ont besoin de rassembler les citoyens ? »
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