Le préfet de la Manche vient de donner le feu vert à la destruction du barrage de Vezins dans le sud Manche. Une déconstruction qui pourrait intervenir au printemps prochain d'après l'arrêté signé par le préfet le 29 octobre. Un second arrêté autorise lui, le démantèlement du barrage voisin de La-Roche-qui-boit, autrement dit, rend possible la vidange préalable à sa destruction qui pourrait, elle, intervenir en 2021 ou 2022.
Nicolas Hulot avait annoncé la couleur il y a un an
Ces décisions confirment officiellement la déclaration de Nicolas Hulot alors ministre de la Transition écologique. Il y a un an, il décidait de cette suppression des barrages de la Sélune au nom "de la réhabilitation écologique de la vallée et de la reconquête de la biodiversité qui doit à présent être un axe prioritaire de l'action gouvernementale". Le ministre revenait alors sur l'engagement pris par sa prédécesseur Ségolène Royal, de suspendre le processus d'arasement, le temps de procéder à des études supplémentaires sur la structure des ouvrages.
Les opposants toujours mobilisés
Reste que les opposants à la destruction des barrages ne désarment pas. Malgré ces arrêtés préfectoraux, John Kaniowski, président de l'Association des amis des barrages de la Sélune ne s'avoue pas vaincu : "Cela ne douche pas nos espoirs, confie-t-il à France Bleu Cotentin. "Nous attendions ces arrêtés et nous allons maintenant étudier par quel biais les attaquer devant le tribunal administratif".