Bernard Pinel garde un oeil sur l’actualité
Publié le 14 Janvier 2019
Trois questions à…
Bernard Pinel,
conseiller général, maire honoraire, chevalier de la Légion d’honneur.
Comment voyez-vous la situation de votre commune aujourd’hui ?
À l’occasion des vœux pour 2019, je souhaite à chacun des habitants de prendre le temps de regarder en arrière pour mieux construire l’avenir. Je m’adresse en particulier aux moins de 50 ans qui ignorent ce qui s’est passé. Le plus petit canton de la Manche est devenu, sur le plan fiscal, l’un des plus riches du département. Mais il est bien dommage qu’il soit associé, aujourd’hui, dans un rassemblement de communes qui défie autant le bon sens que l’histoire locale. Ici, chacun bénéficie de confort de vie, emploi, habitat, scolarisation, santé. C’est le résultat d’initiatives originales et courageuses qui ont cinquante ans. N’est-ce pas stupéfiant de disposer ici de trois médecins, alors que partout ailleurs, c’est le désert médical ? Il convient de rappeler aux bénéficiaires actuels que si leur bien-être existe concrètement et qu’il est maintenu, c’est grâce aux différentes rentrées fiscales des installations réalisées dans tous les domaines. Les années 1970 ont déclenché le développement, 1 000 emplois ont été créés. La pharmacie a vu le jour ainsi que le collège, le 50e et dernier construit dans le département. Nous avons des structures pour le sport et la culture. Le maintien de la gendarmerie est assuré avec sept gendarmes affectables. La compagnie des pompiers est efficace pour assurer notre sécurité.
Avez-vous des regrets ?
L’un de mes plus grands est la menace qui pèse sur le lac de Vezins. Mais nous allons gagner. Le bon sens va l’emporter, avec la base de loisirs de la Mazure dont la vocation première était nautique et hôtelière. Mon autre regret : l’absence d’un prêtre qui a toute sa place dans notre commune canton.
Vous avez toujours voulu être maire et conseiller général ?
Non. Dans ma jeunesse, j’ai parcouru la campagne à bicyclette pour acheter les peaux de lapin. Nous les vendions à une tannerie de Saint-Étienne dirigée par Antoine Pinay qui, par la suite, a été, à plusieurs reprises, ministre. Les poils servaient à faire des chapeaux de feutre, la peau à fabriquer de la colle. Ce métier a disparu depuis bien longtemps.
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