John Kaniowsky, président de l'association des Amis Du Barrage communique;
Publié le 25 Avril 2019
John Kaniowsky, président de l'association des Amis Du Barrage communique;
#lesamisdubarrage
Bonjour,
Notre recours en référé-suspension contre le permis de démolir le barrage de Vezins a été examiné hier 23 Avril par le juge des référés du Tribunal administratif de Caen. Il rendra sa décision ce vendredi 26 courant au plus tard.
Notre premier recours devant ce même Tribunal demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 29 Octobre 2018. Il a fait l’objet d’une ordonnance de rejet le 4 Mars dernier.
Le juge n’ayant pas retenu le caractère d’urgence requis pour obtenir une suspension en référé. Il avait donc, par son rejet, implicitement (mais sciemment) autorisé le début des travaux de démolition des structures de Vezins.
Les deux représentants du Préfet de la Manche (au nombre de trois au total) se sont succédés hier à la barre pour rassurer les requérants que nous sommes (et surtout le juge) et dire que les travaux de démolition n’ont pas encore été lancés. Donc pas d’urgence selon eux à suspendre les opérations. Pourtant, Monsieur BERREE (Chef de la mission barrages DDTM) a bien été contraint d’admettre que l’entreprise chargée de démolir était déjà en place, et prête à bondir dès que les préparatifs auront été menés à leur terme. Il a aussi détaillé le calendrier des travaux d’arasement qui doivent absolument être terminés à la fin de cette année au plus tard.
Les arguments de l’État sont toujours les mêmes : les barrages sont « transparents » (Débit sortant toujours égal au débit entrant, ce qui est notoirement faux) et n’ont donc aucun impact sur la gestion des crues.
Aucun souci pour la production d’eau potable. Tout a été anticipé depuis 2012.
Pourtant, toujours pas de réponse du président du SDeau à notre courrier du 4 Avril. (Copie jointe)
Une non-réponse qui pose questions et inquiétudes. Mais une réponse poserait sans doute aussi des questions tout en générant des doutes quant à l’exactitude des renseignements fournis.
Nous étions quatre du Conseil d’administration des ADB hier à l’audience. Tous d’accord pour dire que nos opposants n’étaient pas vraiment à l’aise. Pourtant, et ce n’est que mon point de vue, ils ne devraient pas avoir trop de soucis à se faire quant à la nature de la décision à intervenir vendredi prochain. Nous avions affaire au même juge, et c’est un juge unique. Il serait surprenant de le voir changer d’avis sur un dossier pour lequel il a dû subir beaucoup de pressions et sur lequel il s’est forgé une opinion conforme à la volonté de l’État.
Mais sait-on jamais ?
Le combat est loin d’être terminé.
Courant Juin, l’affaire viendra au fond devant ce même Tribunal administratif de Caen. Nous aurons cette fois une audience collégiale. Donc pas de juge unique.
Entre temps (ou peut-être un peu après), le Conseil d’État statuera sur notre pourvoi contre l’ordonnance de rejet de notre premier référé-suspension.
A très bientôt pour de nouvelles aventures.
Bien cordialement,
John KANIOWSKY
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