La continuité écologique sans détruire le patrimoine du Sud-Manche

Publié le 16 Avril 2019

La continuité écologique sans détruire le patrimoine du Sud-Manche

Des travaux pour la continuité écologique ont été réalisés pour le moulin de la Locherie à Carnet, dans le canton de Saint-James (Manche).

Ce nouveau cours d'eau a été créé pour la continuité écologique. -
Ce nouveau cours d'eau a été créé pour la continuité écologique. -

La directive-cadre européenne sur l’eau vise à atteindre le bon état des masses d’eau pour le cours d’eau. L’une des missions du syndicat mixte Couesnon aval est de restaurer la continuité écologique pour la circulation des espèces et favoriser le déplacement des sédiments notamment de la Guerge. Le syndicat a confié un chantier d’un mois à l’entreprise Loisey de Brécey au moulin de la Locherie, situé entre les communes de Villers-le-Pré et Carnet. « Nous avons réussi à concilier la continuité écologique avec le patrimoine », se réjouit le président du syndicat Vincent Bichon.

Comme sur d’autres sites, le moulin était un obstacle majeur à la continuité écologique et au franchissement d’espèces telles l’anguille et la truite. Le propriétaire du moulin a restauré la roue et ses mécanismes en 2015. Il fallait donc préserver l’alimentation tout en restaurant la continuité écologique.

 
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Le moulin n’est plus un obstacle

Le syndicat a décidé de diviser le débit du cours d’eau en deux. Le moulin existe depuis la Révolution. Avant la création du moulin, il existait un cours d’eau dans le fond de la vallée. Ce dernier a été restauré sur une longueur de 125 mètres pour assurer la circulation des poissons. « En plus de l’anguille et de la truite, la Guerge pourra accueillir du saumon », explique Céline Renforts du syndicat. La roue du moulin peut quant à elle continuer de tourner pour le plaisir de son propriétaire. Le débit a toutefois diminué. Le syndicat prévoit quatre autres restaurations similaires sur la Guerge. « Les propriétaires doivent mettre aux normes avant juillet 2017. » L’opération de restauration a été subventionnée à hauteur de 80 % par l’Agence de l’eau, la Région 20 % et l’autre partie était à la charge du syndicat. « Le propriétaire du moulin n’a rien dépensé », souligne Céline Renforts.

 

Rédigé par jojo

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