Jean Pierre Hamon a partagé une publication.

Publié le 23 Mai 2019

 
 
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Didier Marest

Le barrage est toujours debout. Pourtant des échos de début de brèche se faisaient entendre dans la matinée. L'association de Amis du Barrage avec une cinquantaine de personnes était sur place, des journalistes, des gendarmes. J'ai demandé aux gendarmes de vérifier ce que faisaient les ouvriers en haut du barrage, car ils n'ont pas le droit de toucher à celui-ci (voir l'arrêté Préfectoral) mais ils ne voulaient pas, car ce n'est pas leur rôle!!. Mais j'ai fait quelques photos de ces travaux qui pourraient bien se retourner contre le maitre d'oeuvre des travaux. Tout est bon à prendre et qui sait! Une idée qui est peut-être tardive mais j'ai bien envie de créer un collectif de défense de la réserve d'eau de Vezins. A suivre..

 
 
 
 
 
 
 
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Didier Marest

Ce mercredi 13h30 je suis sur le site. Nous avons appris que des trous avaient été percés dans le barrage le matin. L'arrêté du préfet est bafoué encore une fois. Je suis avec Monsieur Victor Anfray et bien vite nous nous rendons compte qu'une scie circulaire est prête à découper le bas de la voûte, les ouvriers sont sur place. Nous ne sommes que deux alors je prends la décision de descendre au pied du barrage pour les stopper. Je sais que je deviens à ce moment hors la loi! Mais les démolisseurs le sont aussi. La pente est raide et au pied de cette structure je suis hyper impressionné par le gigantisme de l'ouvrage mais certainement pas par les ouvriers.
Je m'approche à quelques mètres, la scie est prête. Je les interpelle et ils sont surpris de voir quelqu'un sur le chantier. Je leur explique l'arrêté du préfet. Ils m'écoutent, et se décident à appeler leur responsable. Tant que je reste près d'eux, ils ne peuvent plus travailler. Je demande à discuter avec leur « chef ». Il est à l'entrée du site donc nous partons pour le rencontrer. Un peu de temps de gagné. La gendarmerie est appelée. Des amis arrivent et ensemble nous discutons avec les ouvriers et responsable. Il y a un peu de tension, mais tout se passe bien.
Les travaux sont stoppés en attendant la gendarmerie.
Le temps passe et nous remarquons que les ouvriers redescendent pour de nouveau attaquer avec l'énorme disque.
Je repars en bas du barrage mais cette fois-ci avec un ami Hubert Francq
De nouveau le chantier est bloqué. Les responsables viennent nous voir pour nous demander de mettre des tenus de chantier avec casque. Nous refusons, mon métier et celui d' Hubert c'est musicien. Une grande grue doit sortir du bas mais ils ne peuvent pas la bouger tant que nous sommes sur place. Je négocie notre départ à condition qu'ils attendent les gendarmes pour constat et surtout sans ouvrir une brèche une fois le dos tourné, ils acceptent. Encore une fois du temps de gagné. J'aurais aimé qu'un huissier arrive à ce moment-là. Les gendarmes sont enfin arrivés. Le président des ADB est aussi arrivé. Discussion avec un gradé qui essaie de me faire la morale. Je ne sais pas si je dois en rire ou pleurer ! Je serai peut-être convoqué mais ça ne changera rien.
En fin de compte, les travaux reprennent et l'irréparable est fait. Là ! j'ai vraiment une boule au ventre. La plus grande réserve d'eau douce de Normandie a si peu d'importance?

Rédigé par jojo

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