[PHOTOS] Manche : les ouvriers s'attaquent désormais à la structure du barrage de Vezins

Publié le 25 Mai 2019

[PHOTOS] Manche : les ouvriers s'attaquent désormais à la structure du barrage de Vezins
[PHOTOS] Manche : les ouvriers s'attaquent désormais à la structure du barrage de Vezins

Les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage de Vezins (sud-Manche), sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de tous petits trous.

- Richard Zampa
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Depuis mercredi 22 mai 2019, les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage de Vezins (sud-Manche), sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de tous petits trous.  Si la mort du barrage semble désormais actée, l'article 2 de l'arrêté préfectoral d'octobre 2018 a-t-il vraiment été respecté ?

Les ouvriers ont passé la surmultipliée, depuis mardi 22 mai 2019, sur le chantier de démantèlement du barrage de Vezins, l'un des deux ouvrages du sud-Manche. A moins que ce ne soit les défenseurs du barrage qui, au regard de l'avancée des travaux, soient plus "électriques", à partir du moment où la base de l'infrastructure est "attaquée".

Mardi 21 mai 2019, le président des Amis du Barrage avait déjà lancé un appel à la mobilisation au prétexte que "le percement du barrage de Vezins pou(v)ait débuter mardi après-midi". Avec le percement d'un trou de "5 m de large et 4 m de haut", facilitant ainsi l'évacuation de l'eau en cas de forte pluie. Entre cinquante et soixante personnes s'étaient mobilisées sous étroite surveillance des gendarmes. Les ouvriers, eux, n'avaient finalement pas touché au barrage. "L'engin destructeur, installé mardi 21 mai, n'avait pas pu être acheminé sur la plate-forme qui lui était destinée à cause de la montée du niveau de la Sélune", expliquait alors John Kaniowsky.

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La grue est à l'oeuvre sur le devant du barrage cette fois. - Richard Zampa

 

Les ouvriers s'affairent au niveau des vannes

Sauf que depuis mercredi 22 mai 2019, les ouvriers s'affairent au niveau des vannes du barrage, sciant dans les bosses bétonnées de l'ouvrage et perçant de petits trous pour y installer pitons et autres accroches. "On l'a fait constater par huissier", souligne le président de l'association des ADB, présent sur place, entouré d'une poignée de défenseurs de l'ouvrage, eux-mêmes encadrés par la gendarmerie de Saint-Hilaire, avec à leur tête le major Stéphane David et le commandant de la compagnie d'Avranches, Grégory Van Blitz.

 

La gendarmerie restera présente au fil des jours autour du barrage "pour surveiller le chantier sur la longueur", a fait savoir le commandant Van Blitz. - Richard Zampa

 

"On saute une étape du phasage"

Pourtant, comme le rappelle noir sur blanc l'Article 2 de l'arrêté préfectoral "complémentaire" d'octobre 2018, qui "autorise les travaux de destruction du barrage de Vezins, situé sur la rivière Sélune (...), les travaux débuteront par la déconstruction du bâtiment de l'usine avant tous travaux sur le barrage lui-même". Or, à ce jour, les travaux à l'arrière du bâtiment ne sont toujours pas terminés. Ce qui n'a bien sûr pas échappé aux observateurs et autres défenseurs du barrage. "Là, on n'est pas dans le phasage à proprement parler. On saute une étape du phasage. C'est discutable, nous dit-on. Faut voir", déclare John Kaniowsky. D'aucuns sur les réseaux sociaux voit en ce jour "la mise à mort du barrage", déplorant qu'il n'y ait désormais "plus de retour possible", car "ils ont fragilisé le barrage. Quelle honte !"

Quoi qu'il en soit, la gendarmerie restera présente au fil des jours "pour surveiller le chantier sur la longueur", a fait savoir le commandant Van Blitz.

Rédigé par jojo

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