INFO OUEST-FRANCE. Barrage de Vezins : un premier trou percé malgré la présence des défenseurs
Publié le 18 Juin 2019
Après des années de manifestations, de réunions et de procédures, l’histoire du barrage de Vezins installé sur la Sélune depuis presque un siècle semble toucher à sa fin. Malgré la présence des défenseurs du barrage, ce mercredi 12 juin 2019, un premier trou a été percé dans l’ouvrage. Les travaux vont se poursuivre dans les jours qui suivent.
L’heure de la fin du combat a-t-elle sonné pour les Amis des barrages de la Sélune ? D’ici la fin du mois, trois trous d’un diamètre de 4 m sur 5 vont être pratiqués dans le barrage hydroélectrique de Vezins à Isigny-le-Buat, dans le Sud Manche. Le premier d’entre eux a été effectué, ce mercredi 12 juin, dans l’après-midi.
Après des années de manifestations, de réunions et de procédures, l’histoire du barrage de Vezins installé sur la Sélune depuis presque un siècle semble toucher à sa fin. Malgré la présence des défenseurs du barrage, ce mercredi 12 juin 2019, un premier trou a été percé dans l’ouvrage. Les travaux vont se poursuivre dans les jours qui suivent.
L’heure de la fin du combat a-t-elle sonné pour les Amis des barrages de la Sélune ? D’ici la fin du mois, trois trous d’un diamètre de 4 m sur 5 vont être pratiqués dans le barrage hydroélectrique de Vezins à Isigny-le-Buat, dans le Sud Manche. Le premier d’entre eux a été effectué, ce mercredi 12 juin, dans l’après-midi.
Après le désamiantage et la déconstruction de la maison du directeur, des ateliers et du bâtiment usine, les travaux de déconstruction du barrage vont entrer dans une nouvelle phase. « Ces trous permettront de laisser passer les éventuels débits de crue de la Sélune sans remettre le barrage en charge et sans gêner la poursuite des travaux », explique Gilles Berrée, responsable de la mission Sélune à la Direction départementale des territoires et de la mer de la Manche.
Des années de combat
C’est donc une action symbolique qui devait se dérouler cet après-midi. Une fois ces trous ouverts dans le barrage, la déconstruction de l’ouvrage en tant que telle commencera début juillet. Une pince le grignotera petit à petit jusqu’à sa totale déconstruction.
Pendant des années, les opposants à la destruction ont tout tenté pour sauver le barrage. Manifestations, recours juridiques… Il y a encore quelques semaines, tout semblait toujours possible pour eux : « Le barrage est en excellent état. Il produit une énergie propre et renouvelable dont la France a le plus grand besoin. Les lacs constituent une réserve d’eau, 20 millions de m3, dont on ne peut se passer. La sécheresse des mois passés et les cours d’eau en dessous de l’étiage nous donnent raison. Ces lacs, de surcroît, jouent un rôle majeur dans la prévention des inondations des zones à l’aval. »
Et aujourd’hui encore, ils n’ont rien lâché, sous une pluie battante, plusieurs défenseurs du barrage se sont rendus sur place, ce mercredi 12 juin.
Si en aval du barrage, les travaux de destruction des anciens bâtiments de l’usine hydroélectrique se poursuivent. En amont, un trou doit être pratiqué à la base du barrage pour éviter les crues pendant les travaux. Ils ont prévenu que : « si le trou était fait, une plainte sera déposée au pénal pour destruction en bande organisée ».
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