Barrage de Vezins : les défenseurs de l’ouvrage toujours actifs
Publié le 25 Juillet 2019
Alors que le barrage de Vezins est en cours de disparition, les défenseurs s'activent toujours pour faire connaître leurs arguments contre cette démolition.
Susciter l’intérêt des médias nationaux voire internationaux pour le barrage de Vezins en cours de démolition : c’est ce qu’espèrent les défenseurs du barrage.
C’est chose faite avec la venue d’une équipe de télévision Al Jazeera, jeudi 18 juillet, accueillie par Michel Gérard, maire de Poilley et défavorable à la disparition du barrage.
La chaîne qatarienne émet dans le monde entier en diverses langues et touche des millions de téléspectateurs.
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« Afin de connaître les raisons de l’opposition, elle a souhaité me rencontrer », précise Michel Gérard, qui a rappelé les arguments des défenseurs des ouvrages de Vezins et de la Roche qui Boit :
« Suppression d’une réserve de 20 millions de m3 d’eau douce dans un contexte climatique dégradé […] et privation de la production d’une énergie électrique verte et renouvelable, en totale contradiction avec les objectifs définis par le gouvernement français et par la nouvelle présidente de la commission européenne ».
L’élu a également mis en avant les « incertitudes sur le risque inondation, conséquence de la suppression des barrages traitée avec légèreté ».
L’élu note que « ce même jour, le département de la Manche a été placé en état de vigilance sécheresse, soulignant que le débit de la Sélune a prématurément baissé ».
Autre défenseur du barrage qui s’exprime alors que l’ouvrage est en cours de démolition : Jean-Louis Varinot.
À 90 ans, cet « ancien cadre d’EDF et homme de terrain connaissant parfaitement le comportement de la Sélune », se dit « inquiet pour l’avenir des jeunes ».
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« Avec le bassin-versant actuel, les crues présentes avant la construction des barrages sur la Sélune auraient eu pour les populations des conséquences d’autant plus catastrophiques du fait d’un débit beaucoup plus important », estime-t-il.
« Dès l’origine les cahiers des charges ont intégré l’impératif de la protection des personnes et des biens, avec le soutien d’étiage en période de sécheresse et le pilotage des niveaux pour éviter les inondations », indique également Jean-Louis Varinot qui demande au ministère de l’environnement d’écouter élus, commerçants et associations locales.
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