Normandie. L’usine d’eau potable de Saint-Pair-sur-Mer produit de l’électricité dans ses réseaux

Publié le 9 Janvier 2020

Normandie. L’usine d’eau potable de Saint-Pair-sur-Mer produit de l’électricité dans ses réseaux

En décembre, une des premières installations de production électrique sur les réseaux d'eau potable en France, a été mise en route à Saint-Pair-sur-Mer (Manche).

Dominique Taillebois, président du syndicat d'eau potable, et Ludovic Levallois (Véolia) ont mis en route la production électrique sur le réseau d'eau potable de l'usine de Saint-Pair-sur-Mer (Manche).
Dominique Taillebois, président du syndicat d’eau potable, et Ludovic Levallois (Véolia) ont mis en route la production électrique sur le réseau d’eau potable de l’usine de Saint-Pair-sur-Mer (Manche). (©La Gazette de la Manche)

En France, l’hydroélectricité est la première source d’énergie renouvelable, avec plus de 9 % de la production électrique totale.

Même configuration que Nice et Annonay

En 2011, Nice inaugurait la première turbine hydroélectrique installée sur un réseau d’eau en France, suivie de deux autres.

En 2018, c’était le tour d’Annonay (Ardèche) où le dénivelé de 50 mètres entre le barrage de Ternay et l’usine d’eau, à permis l’installation d’une hydrolienne de 26 kW/h pour une production de 132 000 kW par an.

Profitant d’une configuration similaire, une pompe a été installée à l’usine d’eau de Saint-Pair-sur-Mer (Manche) sur une canalisation arrivant du bassin situé au-dessus.

Une pompe montée à l’envers

Yves Cabaret, directeur adjoint du SMPGA (Syndicat mixte de production d’eau potable du granvillais), livre des explications : 

Nous étions obligés de réduire la pression de plusieurs bars, avec une vanne. L’entreprise espagnole Power Turbines a installé une pompe classique montée à l’envers, qui fonctionne comme une dynamo. Elle devrait fournir 7 kWh, sur une moyenne de 12 h par jour, soit plus de 30 000 kW par an qui sont réinjectés dans notre installation électrique ».

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D’autres turbines seront installées

Le coût de l’installation est de 20 000 €, subventionné à 75 % par l’Europe dans le cadre du programme Redawn.

Le reste à charge pour le syndicat est donc de 5 000 €, qui devrait être amorti en moins de deux ans par l’économie d’électricité d’environ 3 000 € par an.

« Nous étudions des endroits où nous pourrions installer d’autres turbines. Mais ce doit être au niveau de réducteurs de pression, et à proximité de bâtiments qui peuvent utiliser le courant produit, comme ici. Sinon, il faut le revendre à EDF » explique Dominique Taillebois, le président du SMPGA.

Rédigé par jojo

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