Après l’arasement des barrages du Sud-Manche, des chemins pour l’été dans la vallée de la Sélune
Publié le 24 Février 2020
Le chantier d'effacement du barrage de Vezins sur la Sélune (Manche) est presque achevé. Des chemins devraient permettre l'accès à la vallée et au fleuve Sélune pour cet été.
Après le courrier adressé au préfet en fin d’année dernière sur l’engagement de l’Etat dans la renaturation de la vallée après l’arasement des barrages, une réunion s’est tenue à Saint-Lô le 11 février 2020.
Elle a réuni des élus :
- David Nicolas, maire d’Avranches et président de la communauté d’agglomération ;
- Erick Goupil, maire d’Isigny-le-Buat et vice-président de l’Agglo ;
- Gilbert Badiou, maire de Saint-Hilaire-du-Harcouët ;
- Jean-Pierre Carnet, maire de Saint-Aubin-de-Terregatte et vice-président de l’Agglo également.
A leurs côtés, le directeur de la direction départementale des territoires et de la mer et celui de l’Agence de l’eau Seine-Normandie.
Les élus ont clarifié leur possibilité d’intervention sur des terrains appartenant à l’Etat.
Ce dernier a assuré prendre à sa charge l’entretien des terres exondées, sur lesquelles prolifèrent des saules noires et autres arbustes et parsemées de crevasses à combler.
Alors que les travaux à Vezins seront achevés au printemps, la collectivité pourra entreprendre « la création de voies douces pour permettre l’accès à la Sélune du public et des résidents de la Mazure – qui reste au cœur du dispositif d’accueil avec sans doute une redéfinition de ses missions – dès cet été avec un financement d’Etat », note David Nicolas.
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Le président confirme qu’une enveloppe de cinq millions d’euros « à consommer avant 2022 » est disponible.
Pour créer des accès au fleuve, effectuer des travaux de génie écologique comme traiter les trous d’eau (des nids de silures), réaliser des quais d’embarquement de kayak et rendre les berges et le fleuve accessible avec pour pré-requis que l’arasement soit finalisé et le réensemencement effectué ».
Une cinquantaine d’hectares vont revenir à l’agriculture sous forme de baux précaires à usage d’herbage « sur le modèle du marais de Sougéal ».
Un chef de projet doit être désigné prochainement, une autre demande des élus, exprimée par courrier au préfet en fin d’année.
Les étapes à venir de ce chantier seront
- la vidange du lac de Roche-qui-boit jusqu’en 2020,
- le curage des sédiments en 2021
- et l’arasement de ce dernier ouvrage entre 2021 et 2022.
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