De l’eau douce à l’eau potable, un parcours très surveillé

Publié le 5 Mars 2020

De l’eau douce à l’eau potable, un parcours très surveillé

Avant de couler au robinet, l’eau suit un long chemin de traitements et procédés de toutes sortes pour devenir potable et répondre aux normes de qualité. Damien Fleury, responsable des usines d’eau potable et assainissement de Suez à Courteille près d’Alençon, nous en explique les coulisses.

Les châteaux d’eau, ici à proximité d’Alençon, sont des structures clés de la distribution d’eau potable, permettant de la stocker pour répondre aux besoins de la population.
Les châteaux d’eau, ici à proximité d’Alençon, sont des structures clés de la distribution d’eau potable, permettant de la stocker pour répondre aux besoins de la population. | JEAN-PIERRE SAGEOT/SUEZ
 
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« Savez-vous que l’eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé en France ! » s’exclame Damien Fleury, responsable des usines d’eau potable et assainissement de Suez à Courteille près d’Alençon. C’est le Code de la santé publique qui détermine les normes de qualité de l’eau. Il dresse une liste de 54 paramètres à respecter pour définir la potabilité de l’eau, ses qualités bactériologiques et physico-chimiques depuis la ressource jusqu’à l’habitation. »

 

Capter les eaux souterraines et eaux de surface

« Sur le secteur d’Alençon, poursuit Damien Fleury, nous disposons ainsi de deux réservoirs de 1 500 mètres cubes et de six réservoirs de 1 800 mètres cubes. C’est à partir de ces châteaux d’eau que la distribution opère auprès des usagers de l’eau. »

500 kilomètres de réseaux pour arriver au robinet

« Nous prélevons l’eau dans deux forages,ainsi que directement dans la rivière de la Sarthe. Au total l’eau parcourt 500 kilomètres de réseaux sur le territoire Alençonnais avant d’arriver au robinet de chaque habitation. »

 

Brute, l’eau de la Sarthe n’est pas potable. Les traitements sont adaptés en fonction de la qualité intrinsèque de l’eau, définie par de nombreuses analyses. | JEAN-PIERRE SAGEOT/SUEZ

 

Un long processus de traitement

Une nouvelle usine est en cours de construction. Elle devrait être opérationnelle à la fin de l’été, remplaçant l’usine actuelle construite en 1950. Elle traitera les eaux souterraines de deux forages et de l’eau pompée dans la Sarthe à Cerisé, à 1,5 kilomètre. Pour limiter la présence de calcaire, la technique de décarbonatation sera utilisée. Elle permet, avec de la soude, de rendre solide la partie minérale avant de l’extraire. Les pesticides, glyphosate et métaldéhyde seront éliminés eux à l’aide de charbons actifs. Pour éviter les virus, germes, protozoaires bovins et micro-organismes présents dans l’eau brute, un traitement au chlore, et à l’ozone s’avère nécessaire.

 

 

Dispositif de veille et d’alerte

« Par ailleurs, les consommateurs reçoivent une fois par an avec leur facture une synthèse sur la qualité de l’eau du robinet élaborée par l’ARS, l’Agence régionale de santé. »« Cette communication peut être complétée par de l’affichage ou par des communiqués délivrés dans les boîtes aux lettres. »

Préserver la ressource naturelle

 

Quatre techniciens spécialisés en traitement de l’eau et en électromécanique suffisent à faire tourner le site. | JEAN-PIERRE SAGEOT/SUEZ

« Jusqu’à présent,nous n’avons jamais été en pénurie de ressources. La Sarthe nous offre un fort potentiel en eau brute. »

Actions d'informations

Régulièrement, des actions d’information et de sensibilisation sont menées pour inciter les usagers à économiser la ressource en eau et éviter le gaspillage. « Parfois, il suffit de modifier quelques gestes du quotidien comme fermer le robinet quand on se brosse les dents, prendre une douche plutôt qu’un bain pour se laver. Nous rappelons aussi que ni l’évier, ni les toilettes ne sont une poubelle. Nous retrouvons trop souvent dans nos stations de traitement des eaux usées de l’huile de friteuse, lingettes et autres coton-tige qui bouchent les canalisations et sont un véritable fléau pour les équipements. » « Notre priorité quotidienne, conclut Damien Fleury, est de distribuer une eau conforme aux normes de potabilité. C’est aussi de faire en sorte de rejeter à la rivière une eau de qualité qui puisse retourner à l’état naturel. »

 

 

L’usine de Courteille en chiffres…

Eau potable :

 

570 km de réseau

19 800 clients desservis sur le territoire

 

3 400 000 m3 d’eau potable produite par an

100 % de conformitéEaux usées :

410 km de réseau

2 300 000 m3 d’eaux usées traitées par an

20 500 clients raccordés aux équipements

Retrouvez l’ensemble des articles du e-dossier : l’eau, une ressource précieuse

Rédigé par jojo

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M
Bonjour merci de cet article très complet. Savez-vous si la réglementation sur la récupération d'eau de pluie est susceptible d'évoluer dans le cadre des discussions actuelles engagées en France pour inciter davantage de foyers à s'inscrire dans ce mouvement.
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