Avranches. L’intersyndicale EDF veut sauver le barrage de La-Roche-qui-Boit
Publié le 3 Mai 2020
Pour sauver le barrage de la démolition, l’intersyndicale EDF de La Roche-qui-Boit (Manche) met en avant l’existence d’une nasse à poissons.
L’intersyndicale EDF du barrage de La Roche-qui-Boit (Manche) est opposée à la démolition du barrage. « On veut sauver notre outil de travail », explique le délégué, Jean-Pierre Vernon. Pour ce faire, l’intersyndicale a un argument. « On a trouvé une nasse qui permet de faire remonter le saumon dans la rivière. Il y a un conduit. » Après le confinement, l’intersyndicale va écrire à Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, pour lui demander un moratoire. « Je ne comprends pas. On va dépenser des millions d’euros pour détruire ce barrage, alors qu’il existe une solution. L’effacement des deux barrages de Vezins et de La Roche-qui-Boit répond à une directive européenne sur la continuité écologique de l’eau. La découverte d’un emplacement pour installer une nasse à poissons doit sauver le barrage de La Roche-qui-Boit qui pourrait être maintenu sans faire obstacle aux poissons migrateurs. On doit se remettre autour de la table et discuter. » Une réunion à ce sujet a eu lieu en février à laquelle a participé Bertrand Sorre, député La République en Marche (LREM) de la circonscription Avranches-Granville. Un compte rendu de cette réunion a été transmis au sous-préfet d’Avranches. Selon Bertrand Sorre, « l’État ne reviendra pas sur sa décision de renaturer la vallée de la Sélune et de restaurer sa biodiversité ». Le sous-préfet d’Avranches connaissait l’existence de cette nasse à poissons, « mais elle n’a jamais été testée comme telle ».
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