Un moratoire est demandé à la ministre pour sauver le barrage de La Roche-qui-boit

Publié le 1 Mai 2020

Un moratoire est demandé à la ministre pour sauver le barrage de La Roche-qui-boit

Une demande de moratoire va être envoyée à Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique, pour conserver le barrage de La Roche-qui-boit.

Une demande de moratoire va être envoyée à la ministre de la Transition écologique et solidaire.
Une demande de moratoire va être envoyée à la ministre de la Transition écologique et solidaire. (©EDF)

Une demande de gel de l’arasement du du dernier ouvrage sur la Sélune est en cours. L’effacement des deux barrages de Vezins et de La Roche-qui-boit répond à une directive européenne sur la continuité écologique de l’eau. La découverte d’un emplacement pour installer une nasse à poissons pourrait changer l’avenir du barrage espèrent des militants pour le maintien du barrage.

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« On veut sauver notre outil de travail »

Après le confinement, ils ont prévu d’écrire à Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, pour lui demander un moratoire. « Cette nasse permet de faire remonter le saumon de la rivière. Il y a bien un conduit existant », explique Jean-Pierre Vernon, délégué de l’intersyndicale d’EDF sur le site. « On veut un moratoire. On veut sauver notre outil de travail », précise encore le syndicat.

Pour lui, on marche sur la tête avec ces décisions. « Je n’arrive pas à comprendre. On va dépenser des millions d’euros pour détruire les barrages, alors qu’il existe une solution. On doit se remettre autour de la table. »

 

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Le sous-préfet sollicité

Début février, peu de temps après cette découverte, une réunion s’est tenue avec le député Bertrand Sorre, Catherine Brunaud-Rhyn, vice-présidente de l’agglo, Michel Gérard, le maire de Poilley, M. Petit, le directeur de la discothèque le Moulin de Quincampoix et des agriculteurs…

« La position de l’État est claire »

Le député a sollicité le sous-préfet. Il a retranscrit les arguments de ceux qui veulent un moratoire.

« La position de l’État est claire. La décision est prise de redonner le caractère naturel à la vallée », explique Bertrand Sorre.

Quant à la question de la nasse à poissons ce ne serait pas une nouveauté. « Le sous-préfet le savait. Elle n’a jamais été testée comme telle. On ne peut pas remettre en cause le projet avec une structure en béton. Toutes les études ont eu lieu », précise Bertrand Sorre.

Le député dit comprendre les arguments des défenseurs du barrage. « La décision ne m’appartient pas. » Les jeux sont faits et le barrage devrait être détruit. Les travaux doivent démarrer en juin… Il semble impossible de remettre en cause ce choix qui fait couler de l’encre depuis des années. C’est surtout une histoire de gros sous car si la France ne se soumet pas à cette directive européenne. Elle doit payer des pénalités…

Rédigé par jojo

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