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Au BORD DE L'EAU...

Publié le 23 Juin 2020

20 juin 20

Au BORD DE L'EAU...

Mazur 02

 

 

QUE POUVONS-NOUS Y FAIRE ?

La période actuelle du second tour électoral des municipales et, à fortiori, de la composition des élus de la Communauté d'agglo MONT St MICHEL - NORMANDIE, nous amène à mettre en garde les électeurs sur ces "élus" qui ont superbement accompagné l'ignoble de l'ignominie à propos de la destruction décalée du barrage de Vezins. Je dis "décalée" car cela va à l'encontre de toutes les décisions gouvernementales votées par notre gouvernement et appuyées par les décisions internationales en matière d'énergies, de lutte contre les GES ou du réchauffement climatique.

Non contents d'avoir accompli un grand devoir politique en arasant cet ouvrage classifié d'Albert CAQUOT, pour laisser passer les quelques saumons qui ne remonteront jamais (petit poisson ne deviendra jamais grand...) ou en faveur d'une biodiversité qui ne sera pas celle avancée par ces organisateurs patentés. Ces mêmes organisateurs qui ont,  ceci dit en passant, outrepassé les droits essentiels du code de l'environnement, celui des amphibiens prélevés à la "sauvette" ou des loutres que les services de l'Etat oublient totalement. Sur ce premier point, nous avions déposé plainte près de M. le Procureur de la République. J'ai moi-même été entendu fin juin 2019 par les services concernés à Coutances et, à ma grande surprise, je n'ai jamais eu de suite. 

Mais de suite, cela n'existe pas dans ce dossier, même la lettre du Président MORIN à M. le Préfet qui n'a jamais répondu (29 mars 2019). Tout est question d'omerta, ce qui se prolonge avec le dernier ouvrage de La Roche qui boit, car ce dernier sera lui aussi détruit, avec en cadeau, tout le stock de l'ensablement qui s'est accumulé en amont de LRQB. Ceci est le cadeau à destination des communes en aval qui auront un jour à subir les effets nocifs de ces erreurs professionnelles du premier degré. J'en tiens pour preuve mon intervention à la barre du TA de Caen, le 4 juillet 2019, où j'ai appuyé principalement sur les mouvements de sédimentation qui allaient se produire, non seulement au niveau de la commune de Ducey mais aussi la répercussion sur l'ensemble de la baie du Mont St Michel. A mon observation sur le principe de précaution voulu constitutionnellement par le Président CHIRAC, il me fut rétorqué dans le jugement que je n'apportais pas la preuve de ce risque en "précaution". Je rappelle toutefois que le législateur n'a, sur ce point précis, jamais exigé cela. En cela, tout est question d'arrangement avec les textes. 

Enfin, je viens d'apprendre que Monsieur le Président NICOLAS (agglo) s'inquiète de la position financière de la base de La MAZURE, à cause du COVID-19, rien que çà. Monsieur Guénhaël HUET a eu bien raison de lui rétorquer que la situation de cette base n'a rien à voir avec le COVID car la difficulté a pris ses sources dans l'accomplissement d'une tâche stupide, irréfléchie et très coûteuse pour les finances de l'Etat et de l'agglo. Nous sommes beaucoup à penser que cette attitude à propos de La Mazure serait plutôt de justifier les difficultés dues aux conséquences du COVID, de façon à pouvoir bénéficier, le moment venu, de la manne offerte par l'Etat. Désolés, mais pour nous tous, ayant un peu de bon sens, la manne dont il sera question doit être destinée aux seules entreprises qui pourront le justifier. Dans les finances publiques, il appartient à chacun de veiller à ces débordements. A combien se monte, en l'état actuel, les sommes engagées pour cette affaire inique ? Sans les chiffres précis, je me contenterai de donner une fourchette de 10 à 12 Millions € (travaux VINCI, démolition Vezins, la Mazure, renaturation de la vallée...), sans oublier les sommes compensatrices, connues au dossier, que des organismes ont perçues.  N'oublions pas que malgré la prochaine disparition du lac de Vezins, l'on a quand même fait des travaux à La Mazure pour environ 500 000 €. Etait-ce le moment? Il est clair que cette décision d'araser a été d'un autre temps où les finances et le climat n'étaient pas encore sur le devant de la scène. Pour autant, contester la décision en "trompe l'oeil" de nos  gouvernants de l'époque devait être un devoir. Or, au prétexte de récuperer des fonds publics, cela ne s'est pas produit et certains se sont même fendus de participer à des "comités Théodule" préparant l'après démolition. C'est dire...! 

Qui a pu croire qu'en supprimant le lac de Vezins, on allait remplir à vau l'eau les caisses d'une activité que nos chers élus du passé ont détruite? Cela aussi, s'intitule le "PRINCIPE de PRECAUTION". Nous sommes en période électorale, le moment est venu pour chaque électeur de se positionner pour le futur, ne serait-ce que pour le maintien de La Roche qui Boit. Ceci serait un moindre mal. Pour cela, ceux des électeurs qui voteront le 28 juin, doivent bien y réfléchir. Qui a défendu Vezins? Qui a oeuvré pour la démolition ? Qui s'en est lavé les mains ? La toute petite politique locale doit faire place à une politique nouvelle responsable et respectueuse des dépenses d'où qu'elles viennent.  Bonne chance à tous..! 

 

Pierre JUHEL

ECOLOGIE NORMANDE

Rédigé par jojo

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