Jean Pierre Hamon, Le barrage de la Roche Qui Boit.
Publié le 29 Juillet 2020
Le barrage de la Roche Qui Boit.
Je me suis autorisé à publier sur cette page d’information, un récit issu d’un site dont j'ai pris un peu de distance avec l’administrateur . ....., ! Mais, nous avons un même objectif celui de conserver le barrage de la RQB.
De ce récit j’ai pris la liberté de supprimer les émoticônes, photos et, liens qui nous ramènent à des tambouilles qui n’intéressent pas mon site. (J-P Hamon)
« Un grand bravo à tous les élus de la municipalité de Ducey-Les-Chéris qui ont délibéré pour demander le maintien de la Roche-qui-Boit comme infrastructure de protection contre les sécheresses et crues biennales, en proposant de l’acquérir pour un euro symbolique et de travailler au plus vite sur la création d’une société économie mixte permettant d’associer des fonds publics et privés.
La suppression en 2019 du barrage de Vezins par l’État ne doit pas exposer la vallée au retour des étiages et inondations qui se produisaient tous les deux ou cinq ans avant 1920. La question des "petites crues" n'est traitée dans aucune des décisions des ministres, qu’il s’agisse de Chantal JOUANNO, de Nathalie KOSCIUSKO, de Ségolène ROYAL, de Nicolas HULOT ou de François de RUGY, que leur position globale ait été favorable ou opposée à l’arasement des barrages. De nombreux autres éléments ont été "oubliés", l'Etat étant à la fois propriétaire de l'aménagement et autorité à tous les sens du terme: même oubli pour le biseau salé, les nappes phréatiques, les réserves d’eau douce, le risque sanitaire que pourraient provoquer les eaux usées ... Propriétaire de Vezins, l'État doit engager d’urgence les actions nécessaires pour que ce qu'il fait ne dégrade pas la protection des biens et des personnes et préserve la ressource et la qualité de l’eau. L’épidémie du coronavirus ne doit pas conduire à différer la réponse de l’Etat : s’il n’assumait pas rapidement l’obligation de compenser les conséquences de la suppression du barrage de Vezins, de nouveaux désordres dans les deux ou cinq ans créeraient des difficultés sérieuses pour les habitants de la vallée de la Sélune. Une conséquence d’une telle inaction serait aussi d’engager la responsabilité des collectivités : le retour d’évènements biennaux ou quinquennaux ne relèverait pas de la mutualisation du régime assurantiel des « catastrophes naturelles », pas plus que du PPRI. Ainsi, la première mesure de protection contre le retour des crues et sécheresses biennales (cf. rapport Perrin p.74) serait de renforcer les habitations, équipements et activités de la vallée et de maintenir comme dernier rempart l’ouvrage de « la Roche-qui-Boit » et le lac de 40 ha comme infrastructure de protection.
L’association ELM qui avait pris l'initiative de concertations en amont de la délibération du Conseil Municipal va informer le nouveau premier ministre (Jean Castex) de cette situation pour que le bon sens revienne dans notre bout du monde afin de redonner confiance aux citoyens. Il est urgent que l’Etat et Seine Normandie initient et financent un vrai Vigicrue, lancent dans toute la basse vallée le renforcement de la résilience des habitations et équipements aux petites crues, coopèrent à la création de la SEM pour tirer parti de la Roche-qui-Boit pour la régulation des crues et étiages sans contradiction avec la circulation du saumon : le Gouvernement a entre les mains la clé de l'avenir de notre "bout du monde". »
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