Renaturation de la vallée de la Sélune : « il est urgent de nous informer », selon Jean-Louis Gavard, de L’autre café

Publié le 1 Septembre 2020

Renaturation de la vallée de la Sélune : « il est urgent de nous informer », selon Jean-Louis Gavard, de L’autre café

Interrogé sur ses projets, Jean-Louis Gavard, de L'autre café, témoigne de son agacement quant au silence des élus sur la renaturation de la Sélune.

Jean-Louis Gavard, à L'autre café, lors de l'inauguration des journées brocantes (photo d'archives).
Jean-Louis Gavard, à L’autre café, lors de l’inauguration des journées brocantes (photo d’archives). (©La Gazette de la Manche)

Quand on demande à Jean-Louis Gavard, de L’autre café, s’il a des projets autour de la Sélune, celui-ci répond laconiquement : « zéro. » C’est que cette question lui pique le nez.

« Pour que nous ayons des projets à L’autre café, il faudrait déjà que les élus de l’agglomération en aient un ! », lance-t-il.

Avec son activité de café, galerie, brocante, le lieu situé au cœur de La Roche-qui-boit ne désemplit pas. Ici, viennent surtout se détendre les habitants. Les conversations vont bon train depuis que l’on parle d’un projet de renaturation de la Sélune.

 
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Des points d’interrogation

Mais ces conversations sont surtout pleines de points d’interrogation que Jean-Louis Gavard résume ainsi :

« Est-ce qu’il y a un projet ? Quel est le projet ? Qui va gérer tout cela ? C’est aux politiciens, de répondre, pas à moi, qui suis au bord du lac ! »

Si un an auparavant se chuchotaient quelques idées en aparté, aujourd’hui, Jean-Louis Gavard se tait, attend et veut voir avant de se prononcer.

« Qu’ils émettent quelque chose et puis nous verrons bien ce que nous pourrons proposer, en fonction, et au moment venu. »

 
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Agacé, le gérant du lieu veut tout de même faire savoir sa « colère » quant au silence des élus de la communauté d’agglomération.

« Nous, comme les habitants, avons l’impression que, finalement, tout est fait en cachette. On attend, tous, qu’ils disent quelque chose. C’est une urgence de nous informer là. »

Et de suggérer une consultation participative en réunissant des habitants. « Peut-être que s’ils n’ont pas de projets, ils peuvent aussi nous le dire, car il y a ici des gens qui grouillent d’idées », poursuit le gérant en évoquant des balades à cheval, des locations de canoë-kayak, des parcours sportifs et de quoi relancer l’emploi saisonnier.

Pour sa part, Jean-Louis Gavard précise n’attendre « rien de personne. Je n’ai pas d’impatience. Je sais improviser, je sais m’adapter ».

Rédigé par jojo

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