DEUX BARRAGES HYDRO-ELECTRIQUES VONT ETRE DETRUITS AU MOMENT MEME OU L’ON PARLE DE TRANSITION ENERGETIQUE
Publié le 12 Avril 2014
DEUX BARRAGES HYDRO-ELECTRIQUES VONT ETRE DETRUITS AU MOMENT MEME OU L’ON PARLE DE TRANSITION ENERGETIQUE
Sous l'ancien Gouvernement, Mme JOUANNO et Mr BORLOO décidaient de la destruction de 2 barrages hydroélectriques, celui de Vezins et de la Roche qui Boit (Département de la Manche sur la Sélune) exploités (toujours) par EDF à heure qu'il est mais pour combien de temps ?
Leur arasement du paysage normand est programmé mais personne n'en parle ni même fait état de qui va payer la facture de cette opération inédite dans notre pays ?
Au moment où le projet de loi sur la transition énergétique risque d'intervenir avec la mise en exergue du développement des ENR, deux barrages hydrauliques vont disparaître du paysage énergétique sans que personne ne s'en émeuve à part les personnes qui vivent autour et directement de l'activité inhérente de ces deux barrages !
La CFDT condamne cette indifférence mais surtout cet arasement programmé d'une source d'énergie hydro-électrique au moment où le développement des ENR est prôné par l'ensemble de la classe politique !
Paradoxe de la situation c'est qu'aucune solution n'ait été explorée ni recherchée au soi-disant problème de migration des saumons sur la Sélune, raison évoquée à l'arasement des barrages.
Alors que sur d'autre ouvrage hydro-électrique, toute comparaison gardée, des solutions intelligentes ont été trouvées.... Dès lors pourquoi ces 2 barrages seraient sacrifiés sur l'autel de la "migration", à moins que ce projet ne cache d'autres intérêts plus politiques et moins avouables.
Les impacts économiques et sur l'emploi n'ont jamais eu voix au chapitre dans l'instruction de ce projet, ce qui est d'autant plus surprenant. A l'heure de finance publique en berne, la CFDT estime qu'en ces temps de crise l'argent de l'état serait bien plus utile ailleurs qu'à déconstruire ces ouvrages. Elle l'a fait savoir aux services de l’État !
Sur l'aspect de la démolition proprement dite, il faut distinguer deux situations. : Vezins est une concession, c'est la propriété de l'état, donc à la charge de ce dernier ; La Roche qui Boit est une autorisation (propriété d'EDF), dont les travaux de démolition incomberont au Groupe EDF.
La direction d'EDF peut-elle nous assurer si cette répartition de responsabilités et de prise en charge financières associées sera bien respectée ? La CFDT ne comprendrait pas qu'EDF se voit appliquer la double peine au motif que le principal actionnaire de l'entreprise soit...l'Etat !
Le personnel du GEH Ouest et de l'UP Centre ont droit à la transparence, la CFDT le revendique et demande l'instruction de ce dossier au niveau du Comité Central d'Entreprise d'EDF—SA.
L'entreprise ne peut faire l'impasse sur ce dossier, d'autant qu'à l'heure des économies, la CFDT rappelle à qui de droit qu'entre 1997 et 2000, EDF a investit 4,5m€ (la Roche qui Boit) dans le redimensionnement de l'évacuateur et la modification de la prise d'eau, ce qui n'est pas à négliger au demeurant.
COMITE CENTRAL D’ENTREPRISE
27 mars 2014
EDF SA
S’ENGAGER
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