Jean-Karl Deschamps, 1er vice-président de la Région Basse-Normandie
Publié le 25 Février 2012
Caen, le 20 février 2012
Les barrages de la Sélune au Ministère de l’Ecologie
Jean-Karl Deschamps, 1er vice-président de la Région Basse-Normandie en charge de l’aménagement du territoire et développement durable, a rencontré avec une délégation du Sud Manche jeudi 16 février 2012 le cabinet de Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l‘Ecologie au sujet des barrages de la Sélune.
Lors de cette rencontre, Jean-Karl Deschamps a pu une nouvelle fois regretter que la décision du gouvernement fin 2009, de ne pas renouveler les titres administratifs des barrages hydroélectriques de Vezins et de la Roche-qui-Boit, situés sur la Sélune, avait été prise sans concertation. Il a également rappelé que « la Région Basse-Normandie, par la voix de son Président, Laurent Beauvais, a demandé dès 2010 l‘élaboration d’un véritable plan d’actions afin que le territoire sorte gagnant de la situation difficile dans laquelle la décision unilatérale du gouvernement l’a plongé. Jusqu’à présent, nous n’avions pas eu de propositions concrètes pour répondre aux inquiétudes de la population et des associations. Aujourd’hui, il semble que nous soyons entendus et que le gouvernement ait enfin accepté de prendre en compte les considérations légitimes de la population locale. »
C’est en tout cas ce que demande depuis plus de deux ans Laurent Beauvais, et c’est ce que semble avoir enfin entendu le Ministère de l’Ecologie qui proposerait à l'issue de ces échanges d’établir un véritable plan d’action pour la fin de l’année 2013, de mettre en œuvre les premières actions au cours des années 2014 et 2015 puis de n’abaisser les niveaux pour aboutir à l’arasement qu’en 2018.
« Si cette avancée de la part du gouvernement constitue une première étape qui va dans le sens de la prise en compte des intérêts locaux, il faudra pour autant se montrer attentif dans la mise en œuvre effective de ce dispositif et notamment sur la façon dont il sera financé » a poursuivi Laurent Beauvais. De son côté, Jean-Karl Deschamps se dit « prudent le temps que ces engagements, pris en pleine période électorale, n’ont pas été confirmés par écrit », et « explique que les 15 millions d’euros annoncés par le gouvernement ne couvriront certainement pas le coût total de cette opération dont le plan de financement n'est donc toujours pas bouclé. La question reste donc : qui paiera le reste à charge? »
/image%2F1111852%2F20150212%2Fob_411bfc_15092013307.jpg)