L'emploi autour des lacs
Publié le 29 Mars 2011
L’EMPLOI AUTOUR DES LACS
Si la décision gouvernementale visant à effacer les barrages de VEZINS et LA ROCHE QUI BOIT était appliquée, cela viendrait augmenter de manière significative le nombre des personnes privées d’emploi dans le Sud Manche. Une étude publiée par le Comité Départemental du Tourisme et transmise à Monsieur le Préfet de la Manche montre que 800 personnes seraient, directement ou de façon induite, touchées par cette décision. Ce chiffre n’a toujours pas été démenti.
La perte de ces emplois correspondrait le plus souvent à des heures de travail supprimées dans un commerce de proximité, un hôtel ou un restaurant, en touchant sévèrement des familles déjà durement éprouvées et parfois aussi très endettées. Sans oublier les étudiants qui doivent travailler pendant la saison touristique et qui seraient contraints d’aller chercher ailleurs un job d’été indispensable au financement de leurs études.
Les emplois directs sont principalement générés par la base nautique de la Mazure (18.000 nuitées) et le parc d’activités de l’Ange Michel (90.000 entrées).
Au cours de l’exercice 2010, la Mazure a employé 29 salariés dont 60% à temps plein alors que l’Ange Michel comptait 33 employés dont 5 à temps complet.
Le village de gîtes communaux du Bel Orient (1.850 journées) emploie une personne à temps complet ; les tâches supplémentaires de pleine saison sont assumées par le personnel communal de Saint Laurent-de-Terregatte.
Le magasin saint-hilairien DENYS (pêche-chasse-coutellerie) devrait se séparer d’au moins un salarié sur dix.
Les effets de la pollution sur l’ostréiculture, la conchyliculture, les cultures maraîchères et le tourisme de la baie du Mont Saint Michel sont encore difficiles à chiffrer de façon précise. En tout état de cause, plusieurs dizaines d’emplois seraient directement menacés.
En novembre 2010, la Basse Normandie comptait 56.300 chômeurs, soit 790 de plus que le mois précédent. Une augmentation de 1,7% contre 0,8% sur le plan national et 40% des emplois supprimés sont dus à des licenciements économiques.
En 2011, la tendance n’est malheureusement pas à l’amélioration et le Sud Manche est particulièrement touché par un déficit chronique en termes d’emploi et de développement.
L’effacement des barrages ne pourrait donc qu’accentuer la détérioration d’une situation déjà très critique en réduisant à néant les efforts des communautés de communes et des instances départementales et régionales.
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