L'État et deux syndicats préparent la «renaturation» de la vallée de la Sélune
Publié le 15 Mai 2013
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Adolphe Colrat, préfet de la Manche, Jean Bizet, président du syndicat mixte du Pays de la Baie du Mont Saint-Michel et Michel Thoury, président du syndicat mixte du Bassin de la Sélune, ont signé une convention tripartite de partenariat pour la renaturation et le développement de la Vallée de la Sélune.
Ouest-France
La destruction des deux barrages hydorélectriques du Sud-Manche, Vezins et la Roche-qui-boit, ayant été confirmée par la ministre de l'Écologie, un projet de «renaturation» de la vallée de la Sélune doit maintenant être élaboré.
Le préfet de la Manche a été chargée de piloter ce dossier, et s'est associé aux syndicats mixtes du Pays de la Baie du Mont Saint-Michel et du Bassin de la Sélune pour aménager et développer la Vallée de la Sélune. Une convention a été signée ce lundi à la préfecture, entre l'État et les deux syndicats.
Ils vont étudier conjointement les volets économique et environnemental du projet de renaturation de la Vallée, pour élaborer un projet, d'ici la fin de l'année.
«Un projet exemplaire, assurent les partenaires, alliant mise en valeur des paysages et qualité de l'eau, à un projet de développement économique pour le secteur, préparé avec les habitants et les usagers des lieux. Il appartiendra aux élus locaux directement concernés de déterminer la maîtrise d’ouvrage la plus appropriée pour chacune des opérations proposées.»
L'Agence de l'eau Seine-Normandie accompagnera ce projet de renaturation, financièrement mais aussi techniquement.
Fin de chantier en 2019
Le syndicat mixte du Pays de la Baie du Mont Saint-Michel s'attachera aux actions concernant l'accès et l'activité sur ce territoire et la vallée. «Il faut que les habitants du pays s'approprient ce territoire», espère Jean Bizet, son président.
De son côté, le syndicat mixte du Bassin de la Sélune s'occupera, «en lien avec un comité scientifique», insiste Michel Thoury, «à la préservation et la valorisation des patrimoines et des paysages liés à l'eau». L'idée de Michel Thoury est notamment «d'imaginer une agriculture durable du XXIe siècle».
Quant aux inondations, une étude d'impact, «disponible sur internet», souligne Rémy Brun, en charge du projet à la direction des territoires et de la mer, conclut que les barrages «n'ont qu'un effet retardateur». Un dispositif d'alerte sera mis en place à l'horizon 2019, date programmée pour la fin de ce chantier susceptible d'attirer durant la période des travaux de vidange et de destruction des barrages, un tourisme technique.
Nathalie LECORNU-BAERT.
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