La réponse de la préfecture aux Amis du Barrage
Publié le 11 Avril 2014
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Réponse du Président John KANIOWSKY
LES AMIS DU BARRAGE
Association loi 1901 N° W501000490
3, Résidence des Vallons
50600 St HILAIRE DU HARCOUET
lessamisdubarrage@gmail.com
lesamisdubarrage.over-blog.fr
La réponse du responsable de la DDTM à nos affirmations du 5 Avril dans la Manche Libre
est édifiante, mais loin d’être satisfaisante. Si les documents que nous avons produits ne sont
pas confidentiels, j’explique mal les difficultés que chacun peut rencontrer pour se les
procurer. C’est sans doute qu’il serait malvenu d’en faire état, surtout de la part d’employés
soucieux de conserver leur poste.
Monsieur BRUN admet que ces fax « montrent un décalage » entre le débit entrant et le débit
sortant.
Ce qui revient à dire que les barrages ne sont pas transparents alors qu’il a toujours
soutenu le contraire.
Selon lui, cette non transparence n’est efficace que lorsque le débit du fleuve ne dépasse pas
60 mètres cubes par seconde. Et il a parfaitement raison.
Il faut cependant préciser que la grande majorité des crues de la Sélune ne franchit pas ce
seuil.
C'est donc que, la plupart du temps, il est possible de protéger l’aval de potentiels dégâts
ou désagréments. Les évènements récents ont montré que la Sélune n’est pas la seule
concernée par les effets modérateurs de ses barrages.
A l’inverse, tout le monde sait qu’il n’est malheureusement pas possible d’éviter les
conséquences des fortes crues, relativement exceptionnelles dans notre région, fort
heureusement.
Les pouvoirs publics annoncent qu’ils envisagent de mettre en place un dispositif baptisé
« Vigicrues » après l’arasement des barrages. Il ne s’agit que d’un dispositif d’alerte qui
n’est pas destiné à empêcher la Sélune de sortir de son lit. « Vigicrues » préviendra seulement
les habitants qu’ils doivent enfiler leurs cuissardes pour sauver les meubles.
Nous ne pouvons nous satisfaire de l’annonce de solutions qui, à l’évidence, n’en sont
pas.
Il est absolument indispensable qu’une étude indépendante et réaliste soit menée pour
déterminer les mesures à prendre pour protéger les habitants des zones à risque. Peu importe
de savoir s’il faut envisager la création de bassins de rétention ou la mise en place d’autres
dispositions. L’essentiel c’est que la décision soit connue avant que les barrages ne
disparaissent.
John KANIOWSKY
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