La suppression des barrages sur le Don fait couler de l'encre

Publié le 3 Avril 2014

La suppression des barrages sur le Don fait couler de l'encre
Jans - 25 Janvier

Mercredi soir, une réunion s'est déroulée avec les différents protestataires, considérant que la destruction des barrages n'était pas opportune.

Une intention écologique

Le Syndicat du Don a engagé une étude sur les neuf barrages du cours moyen du Don, de Moisdon-la-Rivière à Nozay, afin de rétablir la continuité écologique de la rivière. Il s'agit de permettre un transport satisfaisant des sédiments et la circulation des poissons.

Pour chacun des neuf barrages, le bureau Egis Eau a élaboré un dossier d'aménagement qui a été transmis à chaque propriétaire. Pour le représentant de l'État, l'effacement des barrages est présenté comme la meilleure solution.

Touche pas à ma rivière !

L'association Touche pas à ma rivière, qui approuve depuis son origine la directive-cadre sur l'eau d'octobre 2012, conteste sur le fond cette politique qui consiste à supprimer, araser ou abaisser le plus grand nombre possible de barrages.

Pour l'association, ceux-ci ont été construits au cours des siècles pour utiliser l'énergie hydraulique afin d'actionner les moulins à blé, à tan ou pour toute autre activité artisanale et industrielle nécessitant une énergie régulière.

Les petits barrages des propriétaires privés et des communes doivent être mis aux normes pour permettre le passage des poissons migrateurs.

Le barrage de la Forge à Moisdon-la-Rivière pour lequel des travaux importants ont été réalisés ne sera pas modifié, d'où l'incompréhension des autres propriétaires.

Le remplacement du clapet par une vanne et le creusement d'une dérivation pour le barrage de la Thenaudais à Jans coûterait 76 000 €, dont 26 000 € à la charge de la commune.

Trois ans pour se mettre aux normes

Deux propriétaires privés souhaiteraient mettre en place sur leur barrage des petites unités de production d'hydroélectricité. Si ce projet est soutenu, d'autres propriétaires aménageraient ainsi leur barrage.

Touche pas à ma rivière espère que l'administration et le syndicat du Don s'engagent dans cette voie qui concilie la sauvegarde d'un patrimoine remarquable et la récupération des énergies renouvelables.

Tous les propriétaires d'ouvrage ont donc jusqu'au 12 juillet 2017 pour mettre aux normes. Ils peuvent bénéficier, sur cette période, d'un accompagnement financier de l'agence de l'eau Loire Bretagne.

Lundi 27 janvier, l'association Touche pas à ma rivière sera reçue par les représentants de la Direction départementale des territoires et de la mer, à Châteaubriant.

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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