Les ressources mondiales en eau douce menacées

Publié le 16 Mars 2012

Les ressources mondiales en eau douce menacées

L'ONU alerte de la "pression croissante" sur la ressource en eau au niveau mondial, dans un rapport publié le 12 mars, à l'ouverture du Forum mondial de l'eau en France à Marseille. L'accroissement de la population mondiale, l'augmentation des besoins alimentaires, l'urbanisation "rapide" et le changement climatique (pluviosité, humidité des sols, fonte des glaciers et écoulement des rivières et des eaux souterraines) menacent les ressources d'eau douce, avertit le 4e rapport mondial des Nations unies sur la question.

Si 86% de la population des régions en développement auront accès à l'eau potable d'ici 2015, "un milliard de personnes ne disposent pas encore à ce jour d'un tel accès et dans les villes leur nombre est en hausse", rappelle le rapport co-produit avec l'Unesco. Les infrastructures sanitaires ne suivent pas le rythme de l'évolution urbaine mondiale, dont la population devrait pratiquement doubler d'ici 2050 pour atteindre 6,3 milliards de personnes. Aujourd'hui, plus de 80% des eaux usées dans le monde ne sont ni collectées ni traitées.

"L'eau douce n'est pas utilisée de manière durable compte tenu des besoins et des demandes", a déclaré Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco. "L'information reste disparate et la gestion est fragmentée. Dans ce contexte, l'avenir est de plus en plus incertain et les risques susceptibles d'augmenter", a-t-elle prévenu.

Dans le même temps, la hausse mondiale de 70% de la demande alimentaire d'ici 2050 devrait également se traduire par "une augmentation de 19% de l'eau utilisée par le secteur agricole, qui représente déjà 70% de la consommation globale de l'eau", tablent les auteurs. Des chiffres qui pourraient être plus élevés si "les rendements agricoles ne s'améliorent pas de manière significative dans les années à venir".

Les prélèvements dans les nappes phréatiques ont  quant à eux "au moins triplé ces 50 dernières années". Certains de ces bassins souterrains, "non renouvelables, ont dores-et-déjà atteint un seuil critique. Face aux besoins agricoles croissants, de nombreux pays se tournent aujourd'hui vers d'autres pays disposant de terres fertiles, notamment en Afrique". On estime ainsi que l'achat transnational de terres est passé de 15-20 millions d'hectares en 2009 à plus de 70 millions aujourd'hui.

Une meilleure gouvernance des ressources en eau "est nécessaire, notamment des investissements des secteurs privés et publics dans les infrastructures", appellent les auteurs.

Rédigé par jojo

Publié dans #arasement pollution

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
<br /> Bonsoir,<br /> <br /> <br /> Le titre de cet article est tout à fait d'actualité et s'applique de ce fait à ce que certains pronnent, l'arasement des barrages du Sud Manche occasionnant la disparition d'une énorme réserve<br /> d'eau! Vu la situation alarmante de la ressource modiale en eau et les conséquences sur les populations et la faune, on peut qualifier ce désir d'arasement  de nos barrages, d'acte<br /> inconscient !<br />
Répondre