Plus de 350 personnes mobilisées vendredi pour les barrages SAINT-HILAIRE-DU-Harcouët
Publié le 16 Février 2012
L'avenir des barrages du Sud-Manche, Vezins et la Roche qui Boit, inquiète le Sud-Manche.
Les deux premières réunions sur les trois prévues - la troisième et la dernière a lieu ce mardi 14 février, à 20 h 30 à Isigny-le-Buat, à l'espace culturel - celle de mardi soir à Ducey (250 personnes) et vendredi soir à Saint-Hilaire-du-Harcouët (plus de 350) ont fait salle comble.
A Saint-Hilaire, il a fallu se faire tout petit pour prendre place tant dans le salon d'honneur que dans son hall. Certains ont même dû rebrousser chemin « Impossible d'entrer, c'est plein à craquer », ont regretté beaucoup.
« Ils peuvent encore durer 500 ans... »
Ces réunions publiques sont organisées à l'initiative de Guénhaël Huet, député maire d'Avranches ; Gilbert Badiou, maire de Saint-Hilaire ; Erick Goupil, maire d'Isigny-le-Buat ; Michel Gérard, maire de Poilley ; les conseillers généraux, Jacky Bouvet, de Saint-Hilaire, Henri-Jacques Dewitte de Ducey, Louis Desloges d'Isigny. Ils ont reçu le soutien des conseillers généraux du Teilleul et de Saint-James. « Il a fallu se battre pour obtenir 3 millions d'euros pour l'hôpital de Saint-Hilaire et là, on est prêt, rien que pour l'arasement, à dépenser des dizaines de millions d'euros ! De qui se moque-t-on ? On marche sur la tête. »
Qui dit effacement des barrages dit boues à évacuer, à traiter, une vallée à dépolluer et remettre en état. Les barrages, a-t-on dit et redit vendredi soir, ne sont pas dangereux. « Ils peuvent encore durer 500 ans s'ils sont entretenus. Pourquoi les démolir ? Pour tenir une promesse faite aux associations écologistes ! »
Leur effacement va-t-il assurer le retour à une eau de bonne qualité et la libre circulation des poissons et en particulier des saumons ?
La fin des barrages, c'est aussi des emplois directs et indirects perdus et des risques accrus d'inondation. Maurice Orvain, de l'association de la base de loisirs de la Mazure, veut savoir sur quel pied danser.
Et vite. « Y aura-t-il de l'eau à la Mazure pour la saison 2013 ? » Françoise Labousse s'étonne de ne pas entendre WWF. « Ils veulent sortir du nucléaire et on ne les voit pas soutenir l'hydraulique... » Un futur retraité de la région de Fougères est inquiet : « J'ai une maison bien placée pour ma retraite, sans les barrages, elle ne vaut plus rien... »
Vendredi, les barrages n'avaient que des amis et des avocats. « On a été bien contents de les avoir quand les rivières étaient à sec. Tout le monde venait puiser l'eau, les pompiers en portaient en campagne. »
Dans la salle, une voix rappelle : « On dit les barrages pollués, les poissons y vivent. Leur consommation n'a jamais été interdite. »
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