Pourrons nous encore aller à la plage ? Après l'arasement des barrages

Publié le 5 Août 2011

 

http://actu.orange.fr/magazine-sante/algues-vertes-mortelles.html

Algues vertes : peut-on encore aller à la plage ?

Depuis le 7 juillet, 36 cadavres de sangliers ont été retrouvés sur une plage bretonne couverte d’algues vertes. Depuis 3 ans, ces "laitues de mer", aussi dangereuses pour les animaux que pour les hommes, ne cessent de faire polémique.

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Pou

Pourquoi les algues vertes sont dangereuses pour l’homme ?

 

80.000 tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur une cinquantaine de plages bretonnes. Si au départ elles sont inoffensives, elles deviennent très vite dangereuses en séchant, lorsqu’elles dégagent du sulfure d’hydrogène. Ce gaz nocif, lorsqu'il est inhalé, provoque des intoxications aigües potentiellement mortelles.

Quels sont les antécédents ?

L'inquiétude à propos des algues vertes est née après la mort, suite à l’inhalation de gazs toxiques, de deux chiens en juillet 2008 sur la plage de la Granville. Très vite, le docteur Claude Lesné, spécialiste des polluants aériens et de leurs effets sur la santé, s'était intéressé de près à ces « laitues de mer ». Dans un entretien au Télégramme de Brest (4 octobre 2008), il s’inquiétait déjà des risques encourus par l’homme : « Si cela arrive à deux gros chiens (13 kg et 25 kg), ça peut également arriver à des humains et, notamment, à des enfants. Surtout que les animaux réagissent habituellement plus tard et à des doses plus élevées ». D'autres incidents, imputés aux algues vertes, n'ont pas manqué depuis de raviver la polémique. Ainsi, toujours en 2008, un ramasseur d’algues vertes sur une plage de Bretagne est tombé dans un grave coma. En 2009, un homme de 48 ans est décédé suite à une intoxication par le sulfure d'hydrogène, inhalé lors du ramassage des algues. Plus tard la même année, un cheval a succombé à une intoxication aigüe foudroyante sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. Son cavalier n'a heureusement pas subi le même sort. Ce vétérinaire de formation, aujourd’hui chercheur en virologie, a pu être secouru après avoir perdu connaissance.

36 sangliers retrouvés morts en juillet 2011

Les 36 cadavres de sangliers, découverts sur une plage bretonne, relancent donc la polémique sur les algues vertes. Bien qu'elles ne soient pas officiellement mises en cause dans le décès de ces animaux, une récente autopsie réalisée sur 6 marcassins accrédite un peu plus la piste de morts dues à ces "laitues de mer". La préfecture des Côtes-d'Armor a annoncé le lundi 1er août que la présence d'hydrogène sulfuré, un gaz toxique issu de la putréfaction des algues vertes, "est avérée" dans les poumons de cinq des six sangliers découverts morts le 24 juillet dans l'estuaire du Gouessant. Des résultats toutefois nuancés lors d'une conférence de presse par Philippe de Gestas, secrétaire général de la préfecture : "Il serait excessif de conclure de manière radicale que c'est l'hydrogène (H2S) qui a provoqué leur mort puisque l'un de ces animaux n'en présentait pas. Le H2S a pu contribuer à leur mort dans des proportions que je ne suis pas en mesure de vous dire aujourd'hui".

L’ Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) a de son côté rendu un rapport début juillet confirmant le risque majeur « dans certains cas » de la putréfaction des algues vertes sur les littoraux, en raison du dégagement, entre autres, du sulfure d’hydrogène, un gaz qui peut être mortel.

Des taux inquiétants d'hydrogène sulfuré

Les militants écologistes André Ollivro et Yves-Marie Le Lay ont pratiqué, le mercredi 27 juillet, des analyses sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux. Ceci devait leur permettre de prouver que la mort des sangliers est directement liée à la pollution à l’algue verte. Ainsi, le taux d'hydrogène sulfuré (H2S) mesuré a dépassé les 500ppm (particules par million) à deux reprises, pendant quatre, puis dix secondes. Un seuil auquel la mort arrive en quelques minutes chez l'homme.

Quant à l'estuaire du Gouessant, où ont été retrouvés les animaux, c'est un taux de 380 ppm qui a été mesuré. «Les résultats que nous avons obtenus ne sont pas surprenants. Mais ces taux sont alarmants. Il faut savoir que dans des zones à 1.000 ppm, il ne faut que quelques secondes d'exposition pour y rester. Et que l'œdème du poumon peut se déclencher à partir de 200ppm», conclut Yves-Marie Le Lay. Sources : L’Express.fr, France-Info.com, Le Monde.fr, Le Télégramme.com

rquoi les algues vertes sont dangereuses pour l’homme ?

 

 

80.000 tonnes d’algues vertes s’échouent chaque année sur une cinquantaine de plages bretonnes. Si au départ elles sont inoffensives, elles deviennent très vite dangereuses en séchant, lorsqu’elles dégagent du sulfure d’hydrogène. Ce gaz nocif, lorsqu'il est inhalé, provoque des intoxications aigües potentiellement mortelles.

Quels sont les antécédents ?

L'inquiétude à propos des algues vertes est née après la mort, suite à l’inhalation de gazs toxiques, de deux chiens en juillet 2008 sur la plage de la Granville. Très vite, le docteur Claude Lesné, spécialiste des polluants aériens et de leurs effets sur la santé, s'était intéressé de près à ces « laitues de mer ». Dans un entretien au Télégramme de Brest (4 octobre 2008), il s’inquiétait déjà des risques encourus par l’homme : « Si cela arrive à deux gros chiens (13 kg et 25 kg), ça peut également arriver à des humains et, notamment, à des enfants. Surtout que les animaux réagissent habituellement plus tard et à des doses plus élevées ». D'autres incidents, imputés aux algues vertes, n'ont pas manqué depuis de raviver la polémique. Ainsi, toujours en 2008, un ramasseur d’algues vertes sur une plage de Bretagne est tombé dans un grave coma. En 2009, un homme de 48 ans est décédé suite à une intoxication par le sulfure d'hydrogène, inhalé lors du ramassage des algues. Plus tard la même année, un cheval a succombé à une intoxication aigüe foudroyante sur la plage de Saint-Michel-en-Grève. Son cavalier n'a heureusement pas subi le même sort. Ce vétérinaire de formation, aujourd’hui chercheur en virologie, a pu être secouru après avoir perdu connaissance.

36 sangliers retrouvés morts en juillet 2011

Les 36 cadavres de sangliers, découverts sur une plage bretonne, relancent donc la polémique sur les algues vertes. Bien qu'elles ne soient pas officiellement mises en cause dans le décès de ces animaux, une récente autopsie réalisée sur 6 marcassins accrédite un peu plus la piste de morts dues à ces "laitues de mer". La préfecture des Côtes-d'Armor a annoncé le lundi 1er août que la présence d'hydrogène sulfuré, un gaz toxique issu de la putréfaction des algues vertes, "est avérée" dans les poumons de cinq des six sangliers découverts morts le 24 juillet dans l'estuaire du Gouessant. Des résultats toutefois nuancés lors d'une conférence de presse par Philippe de Gestas, secrétaire général de la préfecture : "Il serait excessif de conclure de manière radicale que c'est l'hydrogène (H2S) qui a provoqué leur mort puisque l'un de ces animaux n'en présentait pas. Le H2S a pu contribuer à leur mort dans des proportions que je ne suis pas en mesure de vous dire aujourd'hui".

L’ Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) a de son côté rendu un rapport début juillet confirmant le risque majeur « dans certains cas » de la putréfaction des algues vertes sur les littoraux, en raison du dégagement, entre autres, du sulfure d’hydrogène, un gaz qui peut être mortel.

Des taux inquiétants d'hydrogène sulfuré

Les militants écologistes André Ollivro et Yves-Marie Le Lay ont pratiqué, le mercredi 27 juillet, des analyses sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux. Ceci devait leur permettre de prouver que la mort des sangliers est directement liée à la pollution à l’algue verte. Ainsi, le taux d'hydrogène sulfuré (H2S) mesuré a dépassé les 500ppm (particules par million) à deux reprises, pendant quatre, puis dix secondes. Un seuil auquel la mort arrive en quelques minutes chez l'homme.

Quant à l'estuaire du Gouessant, où ont été retrouvés les animaux, c'est un taux de 380 ppm qui a été mesuré. «Les résultats que nous avons obtenus ne sont pas surprenants. Mais ces taux sont alarmants. Il faut savoir que dans des zones à 1.000 ppm, il ne faut que quelques secondes d'exposition pour y rester. Et que l'œdème du poumon peut se déclencher à partir de 200ppm», conclut Yves-Marie Le Lay. Sources : L’Express.fr, France-Info.com, Le Monde.fr, Le Télégramme.com

 

Rédigé par jojo

Publié dans #Nos arguments

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